Les compétitions féminines, les tournois de jeunes, les ligues secondaires et les sports de niche sont les principales cibles de Pixellot, dont le système est notamment utilisé par des sociétés de production (NEP…) et des diffuseurs (ESPN, Globo…).
« Avant la pandémie, nous enregistrions 90 000 heures de sport en direct chaque mois, faisant de Pixellot Prime la plus grande plate-forme de production au monde », affirme le constructeur. Celle-ci met en œuvre des algorithmes d’IA – différents selon les sports –, un logiciel de traitement et un caisson renfermant généralement quatre têtes de caméras IP, dont les plans sont assemblés grâce à une technologie de stitching propriétaire pour former une image à 180 degrés d’une qualité broadcast HD (1080p à 50/60 i/s).
Une fois le système calibré, en prenant en compte de nombreux paramètres, notamment la direction du soleil et les conditions d’éclairage dans le stade, celui-ci fonctionne soit de manière entièrement automatisée pour le flux centré sur l’action, soit avec un opérateur pour des flux additionnels et des replays.
En outre, grâce à des services cloud, la plate-forme propose un éventail d’options de transition et d’éléments graphiques. Les clients peuvent ainsi choisir entre un flux clean, proposant uniquement l’action, et un flux dirty.
Pixellot Prime permet par ailleurs de produire automatiquement des contenus courts, tels des highlights ou des clips (à partir, par exemple, du numéro de maillot d’un joueur), ainsi que des statistiques quatre heures après le coup de sifflet final.
De leur côté, via leur smartphone et la plate-forme VidSwap, les fans peuvent se transformer en producteurs du match, zoomer sur un joueur ou une zone du terrain et éditer un clip, avant de le partager sur les réseaux sociaux.
Aujourd’hui, Pixellot Prime est capable de couvrir une quinzaine de sports, des plus populaires (football, basket-ball…) aux plus confidentiels (softball, floorball, lacrosse…). Au printemps 2020, plus de 8 000 systèmes avaient déjà été vendus dans le monde, principalement aux États-Unis (plus de 4 000), grâce à des accords avec la NCAA (sport universitaire) et la Fédération nationale des sports du secondaire (NFHS), qui, en partenariat avec PlayOn! Sports, possède son propre réseau de diffusion.
« Nous avons des milliers de lycées déjà connectés et comme la pandémie oblige les parents à rester chez eux, nous leur permettons de suivre les matches de leurs enfants et de les soutenir à distance et en toute sécurité », vante un responsable.
Pixellot revendique des déploiements dans trente-cinq pays, « aussi bien dans les plus grands stades que dans les gymnases de quartier », et installe, chaque mois, des centaines de nouveaux systèmes permanents.
Selon la saison, le nombre de rencontres en direct varie ainsi de 10 000 à 40 000 par mois. Toutes les deux minutes, un système Pixellot produit et diffuse un match dans le monde. Avant la pandémie, plus de 300 000 l’avaient déjà été. L’année prochaine, « nous pensons atteindre la barre du million », annonce fièrement le constructeur.
En France, Pixellot est distribué par la société Get-Live. Pour en savoir plus, découvrez l’interview vidéo de Stephane Dery, CEO de Get Live dans un Talk de la SATIS TV
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #38, p. 71-72. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.