Il est vrai que la sortie de cette caméra a surpris ; pourquoi une telle résolution ? Nous avons eu la caméra en test et nous avons pu la prendre en main, pour découvrir ses points forts.
Blackmagic Design a jeté un pavé dans la mare en sortant la Mini Ursa 12K. Cette caméra reprend le « form factor » de la Ursa Mini Pro 4,6 K G2. Le design est identique mais avec des pixels en plus !
Tourner en 12K permet théoriquement et après down-conversion de bénéficier d’une qualité d’image supérieure à un tournage natif en 4K ou 8K. Première chose, la caméra est polyvalente, car vous tournerez rarement en 12K mais vous pourrez filmer en 8K, en 4K Raw avec des vitesses élevées (jusqu’à 120 i/s). En tournant dans des résolutions élevées, vous pourrez également recadrer votre image à souhait.
La caméra Ursa est taillée principalement pour de la fiction, des tournages nécessitant un large travail en postproduction (compositing, incrustation…), de la publicité ou du documentaire haut de gamme.
Pour en avoir parlé avec de nombreux chefs opérateurs et réalisateurs, tournant avec des résolutions de 6K ou 8K, je peux dire qu’ils choisiraient également cette résolution car elle offre une souplesse de recadrage en postproduction. Une image 12K offre encore plus de facilité et de possibilité.
Il est imaginable de filmer une séquence en plan large en 12K avec deux personnages et de pouvoir faire un champ contre champ en recadrant l’image. Le tournage en mode vertical est également à la mode, mais il est souvent synonyme de perte de qualité quand il faut le faire sur une image HD ou 4K. En 12K, il n’y aura pas de perte et il sera possible de découper plusieurs images dans l’image 12K.
Le capteur de la caméra donne une résolution de 12288 x 6480 pixels et une plage dynamique théorique de quatorze diaphs (ISO 800) en 12K.
Blackmagic a développé son propre codec, le Blackmagic Raw et, bien évidemment, il s’accorde parfaitement avec la caméra. Vous pouvez donc tourner en 12K en 12 bits avec le Blackmagic Raw et faire votre postproduction sur un portable (un peu musclé quand même).
Le Blackmagic Raw propose plusieurs modes, soit « qualité constante », soit « débit constant ». Le Blackmagic Raw enregistre entres autres les métadonnées, les informations liées à l’optique, les informations de Luts (customisables). Le codec permet de travailler sur des images en UHD facilement, il est imaginé et optimisé pour une gestion multiprocesseur, et l’accélération GPU (Apple Metal, OpenCL, Cuda).
Image
La Ursa Mini Pro 12K est équipé d’une monture PL mais il est possible via un adaptateur d’utiliser des optiques EF. La monture PL de la Ursa Mini Pro comprend quatre broches placées en haut de la monture pour communiquer avec les objectifs qui prennent en charge la technologie/i Technology de Cooke. Ces informations détaillées peuvent également être utilisées pour une utilisation avancée des logiciels DaVinci Resolve ou Fusion. Par exemple, les métadonnées peuvent permettre de simuler les caractéristiques d’un objectif en particulier dans un espace 3D ou de corriger les distorsions de l’objectif.
La caméra intègre trois filtres ND (deux, quatre et six diaphragmes). Ces filtres sont traités pour éliminer les longueurs d’ondes infra-rouge qui peuvent dénaturer l’image lorsqu’on lui applique un filtre gris neutre.
En termes de Color Science, Blackmagic a profité de la sortie de la caméra pour proposer une mise à jour du logiciel de colorimétrie baptisé Gen 5. Ce logiciel sera disponible lors de prochaines mises à jour sur d’autres modèles de la gamme et permettra un matching encore plus précis de la couleur entre le modèle Ursa Mini 12K, 6K et les caméras Pocket. Le logiciel DaVinci Resolve Studio est livré avec la caméra.
Toutes les informations sont toujours présentes, en termes de dynamique notamment. Même si vous travaillez dans un espace colorimétrique, vous pouvez le changer lors de l’étalonnage sur DaVinci. Autre point fort : la colorimétrie Gen 5 qui tire parti des données du capteur de la caméra. Il en ressort un meilleur rendu sur les teintes chair, la colorimétrie des images saturées.
La caméra possède des modes automatiques et des modes manuels. À vous de choisir en fonction des usages. La caméra étant orientée vers la fiction et pouvant recevoir des optiques cinéma, vous ne disposez pas d’autofocus mais par contre vous avez de l’assistance à la mise au point. Cela peut être via la fonction Zoom qui va grossir l’image ou par le mode Peak qui crée un liseré rouge sur la partie de l’image qui est floue. Si vous avez équipé la caméra d’une optique motorisée compatible, vous pouvez bénéficier d’une aide à la mise au point tactile en touchant l’écran LCD sur la zone de l’image dont vous voulez le point.
La balance des blancs est assignable précisément, palier par palier, ou peut se régler en mode automatique et s’affinera avec la fonction « teinte » pour supprimer ou atténuer des dominantes de couleurs parasites.
La caméra à un mode HFR qui dépend du choix de la résolution. En haut du tableau, en mode 12K 60 im/s et tout en bas en 4K Super 16 mm (crop dans le capteur) jusqu’à 240 i/s.
La fonction False Color disponible dans les menus superpose différentes couleurs à votre image pour représenter les différentes valeurs d’exposition des éléments. Par exemple, la couleur rose représente une exposition optimale pour les peaux claires, alors que le vert correspond à une couleur de peau plus foncée. En vérifiant ces fausses couleurs lorsque vous filmez des êtres humains, vous maintiendrez une exposition stable de leur couleur de peau. De même, lorsque la couleur des éléments de votre image passe du jaune au rouge, cela signifie qu’ils sont surexposés.
Enregistrement
La caméra Urasa Mini Pro via le codec Blackmagic Raw offre un large choix d’enregistrement possible soit en priorisant le débit, soit la qualité. La caméra possède des slots CFast et SD UHS-II, ainsi qu’un port USB-C pour y connecter un disque dur. En enregistrement simultané sur deux cartes en 12K, la caméra peut enregistrer jusqu’à 900 Mb/s sur deux cartes CFast et 500 Mb/s sur deux cartes SD-UHS II.
Si vous choisissez un disque dur SSD NVMe connecté en USB-C, vous pourrez atteindre des débits de 900 Mb/s. Certains disques flash USB-C peuvent avoir une vitesse d’écriture jusqu’à 50 % moins élevée que celle indiquée par le fabricant. Par conséquent, bien que les spécifications du disque certifient qu’il est suffisamment rapide pour prendre en charge de la vidéo, il se peut qu’il ne soit pas assez rapide pour enregistrer de la vidéo en temps réel. Utilisez le Blackmagic Disk Speed Test pour mesurer si votre disque flash USB-C est capable de prendre en charge la capture et la lecture de vidéo à des vitesses élevées.
L’exploitation de la caméra est simple et intuitive. Les réglages peuvent se faire directement depuis l’écran tactile. Cet écran de 4 pouces se rabat sur le côté de la caméra et s’oriente vers le haut et le bas. Petit regret : l’écran ne peut pas se retourner complètement. Outre l’image, l’écran donne des informations sur le diaphragme, le format, le shutter, la cadence d’images, la balance des blancs, histogramme de l’image, de l’état d’enregistrement…
L’accès à ces informations se fait en balayant de bas en haut l’écran. Celui-ci est de très bonne qualité et le tactile est extrêmement réactif.
Le logiciel de la caméra dispose d’une fonction clap numérique permettant d’ajouter des informations (métadonnées) liées à la prise. En balayant de gauche à droite, vous faites apparaître cette fonction. Les données se remplissent automatiquement mais il est possible d’ajouter manuellement des informations qui peuvent être liées à la production. L’ensemble des informations sont sauvegardées et disponibles sur les fichiers lors de la postproduction.
La caméra est contrôlable en Bluetooth jusqu’à une distance de neuf mètres. Le pilotage peut se faire via l’application Blackmagic Camera Control ou via une application tierce (tRigger, Bluetooth+). Il est possible de télécharger sur le site de Blackmagic un SDK pour les développeurs afin de produire ses propres outilsce qui est intéressant notamment pour la fonction Clap Numérique, permettre à la scripte de sélectionner les prises et d’ajouter des informations complémentaires.
C’est du costaud
La caméra est robuste car constituée d’un alliage de magnésium. Elle est toutefois plus lourde que la récente Sony FX-6. L’ergonomie est assez sobre. La caméra se compose de boutons poussoirs, d’interrupteurs métalliques, de sélecteurs à plusieurs positions. Si le design n’est pas révolutionnaire, il a néanmoins fait ses preuves. Ce qui est très pratique, ce sont les touches de lecture qui permettent d’accéder rapidement aux contenus.
La caméra possède un entrée/sortie 12G SDI, d’une entrée audio 48 V (alimentation fantôme), une entrée timecode, une entrée de référence, une sortie HD-SDI pour alimenter un moniteur ou le viewfinder et un connecteur Hirose à douze broches pour contrôler les zooms motorisés.
La caméra Ursa Mini Pro dispose de pas-de-vis un quart de pouce sur la face inférieure. En option, vous pouvez acquérir le kit épaulière qui comprend une épaulière, des montures pour rails et fixations à verrouillage rapide. Cela facilite le passage d’une caméra à l’épaule à une caméra sur trépied. Le kit est complété d’une poignée de transport.
Autre option : le viseur utilise un écran Oled full HD. Outre le retour de l’image, vous avez accès à des informations comme le repère de cadre. Il y a trois boutons assignables (zoom, focus peaking, affichage des informations). Le viseur est équipé d’un capteur et donc ne s’allume que lorsqu’on regarde le viseur.
La caméra Ursa Mini Pro possède une prise quatre broches XLR qui est compatible avec les alimentations externes de 12 et 18 V. La face arrière possède les connecteurs et fixations pour batterie. Vous pouvez utiliser les batteries de nombreux fabricants come IDX, Blueshape, Anton Bauer…
La caméra, qui veut se placer sur le marché du cinéma, est désormais compatible avec les différentes montures disponibles sur le marché que ce soit PL, EF et F.
Dans le menu, vous accédez aux différentes pages par le biais de l’écran tactile, ce qui est pratique mais peut aussi être handicapant en extérieur par temps froid car il faut retirer ses gants ou avoir des gants tactiles moins précis que le doigt. Il manque la possibilité de pouvoir naviguer de page en page par une molette et un bouton.
Sinon la navigation est fluide et les réglages sont assez intuitifs. Il est possible de personnaliser ces derniers. Le menu est accessible également via le bouton placé sur le côté gauche de la caméra et sera visible dans le viseur ou via un moniteur externe (sortie SDI). Attention à ne pas sélectionner dans le menu l’option Clean Feed pour la sortie externe, sinon le menu de réglages n’apparaît pas.
Dans la partie « menu », parmi les réglages utiles, le Zebra affiche les zones de l’image qui dépassent le niveau d’exposition préalablement réglé. Vous pouvez régler le niveau d’exposition auquel les hachures apparaitront. Le niveau de Zebra peut être ajusté par tranche de 5 %, entre 75 % et 100 %.
Codec, le Blackmagic Raw
Blackmagic Design propose un écosystème assez fermé puisque seul le codec Blackmagic Raw est disponible. Toutefois, il offre de bonnes performances : à vous de choisir le Constant ou Variable Bit Rate. Si vous choisissez le débit variable, les valeurs vont de Q0 à Q5.
Les « bitrates » descendront cependant rarement vers la valeur basse des tranches mentionnées. On sera donc généralement plus souvent autour du 7:1 que du 30:1 avec du Q5 par exemple.
Le codec à débit constant fonctionne à peu près de la même façon que la plupart des codecs. Son rôle est de maintenir le débit de données à un taux constant sans le laisser trop augmenter. Ainsi, lorsque vous tournez une image complexe qui utilise plus de données pour le stockage, le codec à débit constant compresse davantage l’image pour qu’elle corresponde à l’espace qui lui est attribué.
Le Blackmagic Raw propose également un codec appelé « qualité constante ». Techniquement, ce codec est à débit variable car il permet à la taille du fichier d’augmenter lorsque les images ont besoin de plus de données. Il n’y a pas de limite supérieure à la taille de fichier lorsque vous devez encoder une image en conservant sa qualité. Ainsi, quand le Blackmagic Raw est réglé sur le paramètre « qualité constante », la taille du fichier peut augmenter autant qu’il le faut pour encoder les images. Les fichiers sont donc plus ou moins volumineux selon les images tournées.
Les fichiers sidecar du Blackmagic Raw priment sur les métadonnées intégrées au fichier sans toutefois les écraser. Ces métadonnées comprennent les paramètres Raw ainsi que des informations sur l’iris, la mise au point, la distance focale, la balance des blancs, la teinte, l’espace colorimétrique, le nom du projet, le numéro de la prise et autres. Les métadonnées sont encodées image par image sur toute la durée du clip, ce qui est important pour les données de l’objectif, si celui-ci a été ajusté durant la prise. Vous pouvez ajouter ou modifier les métadonnées des fichiers sidecar avec DaVinci Resolve ou avec un éditeur de texte.
Si vous souhaitez tout de même choisir un autre codec, il faut passer par la sortie SDI 12G mais vous serez limité à du 4K en 2160 P.
Autour des Luts
Si vous appliquez une Lut à une sortie de la Blackmagic Ursa Mini Pro 4.6K, la Lut sélectionnée sera intégrée au fichier Blackmagic Raw que vous enregistrez.
La Lut sera sauvegardée dans l’en-tête du fichier et vous pourrez facilement l’appliquer au clip en postproduction, sans avoir à gérer un fichier séparé. Lorsque la fonction Apply Lut in file est activée dans le menu de la Ursa Mini Pro, le clip s’ouvrira dans le Blackmagic Raw Player et dans DaVinci Resolve avec la Lut sélectionnée. Vous pouvez activer ou désactiver l’application de la Lut, mais elle sera toujours présente dans le fichier Blackmagic Raw.
DaVinci Resolve comprend également une fonction Apply Lut dans ses paramètres, pour activer ou désactiver la Lut 3D dans le fichier Blackmagic Raw. La fonction Apply Lut, dans DaVinci Resolve, est la même que dans la caméra. Ainsi, quand vous filmez, vous pouvez demander à l’étalonneur d’utiliser une Lut depuis la caméra. Mais vous pourrez facilement désactiver cette Lut dans DaVinci Resolve en réglant Apply Lut sur « off ».
La Ursa Mini peut appliquer des Luts 3D sur des images affichées sur l’écran tactile, sur la sortie SDI avant et sur la sortie SDI principale. Les Luts indiquent à la caméra quelle couleur et quelle luminance doivent s’afficher pour une couleur ou une luminance donnée. Par exemple, une Lut peut communiquer à la Ursa Mini d’afficher une couleur bleue vive et saturée quand elle reçoit une couleur bleue relativement terne. C’est une fonction très pratique lorsque vous tournez des séquences en Blackmagic Raw ou que vous utilisez le mode « film », qui offrent tous deux des images peu contrastées. Le fait d’appliquer une Lut vous donnera une meilleure idée du rendu de la séquence après l’étalonnage.
Il est facile de créer des Luts 3D avec DaVinci Resolve ou d’autres logiciels d’étalonnage. De nombreuses Luts sont également disponibles en ligne. La Ursa Mini peut stocker jusqu’à six Luts 3D à dix-sept ou trente-trois points, d’un maximum de 1,5 méga-octet chacune. Une fois la Lut chargée, vous pouvez l’afficher sur l’écran tactile de la caméra, sur la sortie SDI avant, sur la sortie SDI principale ou sur n’importe quelle combinaison de ces sorties.
Les Luts peuvent uniquement être utilisées en tant qu’outils de prévisualisation. La Ursa Mini n’applique pas de Lut aux séquences enregistrées. Cependant, les informations des Luts utilisées durant une prise sont sauvegardées en tant que métadonnées avec vos enregistrements.
Reportez-vous au champ Lut utilisé dans DaVinci Resolve pour vérifier le nom de la Lut qui a été utilisé pour le monitoring sur le plateau. Le format Blackmagic Raw vous permet d’ajouter une Lut sans endommager le film. Le fichier Raw peut donc être parfaitement utilisé en postproduction
Connecter un dos fibre pour transformer la caméra en caméra de plateau
Si la caméra est donnée pour de la fiction, il est possible de l’utiliser comme caméra de plateau. Pour cela il est recommandé de l’équiper du viseur Blackmagic Ursa Studio Viewfinder et du convertisseur Blackmagic Camera Fiber Converter. Cela permettra de doter la caméra de connexions supplémentaires, d’alimentation pour les accessoires, d’un réseau d’ordres.
En conclusion
La caméra Blackmagic Ursa Mini Pro est intéressante de par sa versatilité et la qualité de son capteur. Les usages sont nombreux. La caméra tire son intérêt et sa force de l’écosystème Blackmagic, que ce soit le codec ou la postproduction avec DaVinci Studio. La caméra est robuste, peut servir à de nombreux usages, tout dépendra du choix des optiques (elle accepte pratiquement toutes les optiques du marché). Il faudra acquérir en option le pack avec le viseur, épaulière pour des tournages à l’épaule mais cela est nécessaire pour tirer pleinement partie de la caméra. L’ergonomie est simple et les menus s’apprivoisent facilement.
EN PRATIQUE
Le directeur de la photographie Xavier Dolléans, que nous avions rencontré pour la présentation de son travail sur la série Skam (France TV), tourne actuellement la série Germinal réalisée par Julien Lilti pour France 2. Il a pu tester la caméra Ursa Pro 12K et nous en parle.
« J’aime bien essayer les nouveaux produits et j’ai donc testé la caméra Ursa Mino Pro 12K en septembre dernier lors d’un tournage de nuit aux pieds de la Tour Eiffel et j’ai été agréablement surpris par la qualité de l’image que j’avais poussée à 3200 ISO en Blackmagic Raw. Il n’y avait pas de bruit de l’image. Avoir une résolution de 12K sur un capteur Super 35 mm cela veut dire des photosites très petits et, donc normalement, cela ajoute du bruit et ce n’est pas le cas ».
Fort de cette expérience, il a décidé d’utiliser la caméra comme troisième caméra sur Germinal. Les deux caméras principales sont des Sony Venice avec le Firmware V5. « Je voulais une caméra qui puisse servir pour les cascades, pour les plans de pack shot (feuille, flamme, fumée). Nous avons fait des tests, travailler sur des Luts et au final les images matchent bien avec celle de la Sony Venice ».
La Blackmagic Ursa Mini Pro est une caméra polyvalente, comme nous avons pu le vérifier lors de notre banc d’essai. Xavier Dolléans apprécie également cet aspect : « La caméra est bien conçue, elle est très pratique pour une utilisation mono opérateur. Le seul point négatif c’est l’absence de Dual ISO, que l’on retrouve pourtant sur d’autres caméras de la marque ».
Le Dual ISO est la possibilité d’exploiter les informations d’un capteur. Cela permet au capteur de lire deux ISO natifs à la fois, étendant sa dynamique tout en réduisant le bruit.
Pour revenir au tournage de Germinal, la caméra Ursa Mini Pro est exploitée avec des optiques anamorphiques Atlas Orion.
LES VALEURS DE LA COMPRESSION
- Q0 = 2.4:1 jusqu’à 10:1
- Q1 = 3:1 jusqu’à 12:1
- Q3 = 4:1 jusqu’à 20:1
- Q5 = 7:1 jusqu’à 30:1
TABLEAU SUR LA DYNAMIQUE
Comme le tableau l’indique, les quatorze diaphs de plage dynamique sont disponibles sur toute la gamme d’ISO, de 125 à 3 200 pour la Ursa Mini Pro 12K.
- 12K en 17:9 résolution 12288 x 6480 Full Capteur 60 i/s
- 8K en 17:9 résolution 8192 x 4320 Full Capteur 120 i/s
- 4k en 16:9 résolution 3840 x 2160 Full Height 120 i/s
- 4K en Super résolution 16 4096 x 2160 Window 240 i/s
La caméra Blackmagic Design Ursa Mini Pro 12 en monture PL est disponible à partir de 9 000 euros HT.
Nous remercions Sigma France pour le prêt de ses zooms en monture PL pour la réalisation de ce test.
Pour plus d’infos techniques, https://www.blackmagicdesign.com/fr/products/blackmagicursaminipro/techspecs/W-URSA-36
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #40, p. 18-22. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.
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