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Une quinzaine de collaborateurs d’Audio-Technica, venus spécialement du Japon, sont à pied d’œuvre lors de chaque épreuve du MotoGP. © Audio-Technica

Audio-Technica, au commencement est le transducteur…

 

Cette année-là, sortent des ateliers de Machida, dans la banlieue de Tokyo, les premiers modèles de microphones AT (AT813 et AT812) pour le reportage en extérieur (ENG) et la prise d’ambiance. Aujourd’hui, sous la présidence de Kazuo Matsushita, fils du fondateur, aux commandes de la société depuis 1993, celle-ci propose un large éventail de solutions destinées au marché professionnel.

Audio-Technica produit ainsi des systèmes de conférence, des matrices de mixage DSP pour conférence et visioconférence, des systèmes de captation numérique en Dante ou autres et également des microphones filaires (pour l’enregistrement, la sonorisation, le broadcast, l’installation) ou sans-fil, intégrant le contrôle et l’envoi de signaux via IP. « Cependant, ces solutions sont plus orientées vers des applications d’installation », précise Agni Akkitham. Dans le cas d’un MotoGP, elles sont mises en œuvre par une quinzaine de collaborateurs venus du Japon.

Le marché grand public, lui, s’étend du simple écouteur nomade aux casques Hi-fi en passant évidemment par les solutions sans-fil ; aux microphones filaires analogique ou numérique (USB) pour le podcast, la visioconférence, la vidéo ou l’archivage ; aux platines et aux cellules pour les vinyles ainsi qu’à divers accessoires comme des DAC, des amplis casques ou encore des nettoyants et des brosses pour les disques.

 

Casques, microphones, cellules phono, cellules laser…

Sur la bannière du géant nippon figure également une importante activité OEM (Original Equipment Manufacturer) avec la fabrication de casques, microphones, cellules phono, cellules laser, etc., qui sont ensuite vendus par d’autres entreprises, soit sous la marque Audio-Technica, soit sous leur nom propre. « De nombreux fabricants ne possèdent pas la compétence pour fabriquer ces produits et font appel à notre savoir-faire en matière de transducteurs », explique Agni Akkitham. « Cela représente une grosse activité mais qui est séparée. Les produits Audio-Technica ne sont jamais réutilisés en OEM, sauf dans le cas où ils sont estampillés AT. En général, nous développons des produits spécifiques pour ce marché. »

La gamme de produits Audio-Technica s’étoffe par ailleurs avec la fabrication d’équipements (machines à sushi et à maki…) pour la restauration, via sa filiale Autec, ainsi que d’équipements de nettoyage de films industriels, via son autre filiale TechniClean.

Comme d’autres constructeurs, le géant nippon fait également appel à des sous-traitants pour certains besoins spécifiques. « Audio-Technica est avant tout un fabricant de transducteurs », rappelle Agni Akkitham. Le développement d’un microphone, comme celui des autres produits du catalogue, commence en général par le transducteur lui-même qui est développé pour répondre à un certain cahier des charges en fonction des applications. La partie acoustique, mécanique et l’électronique sont ensuite conçues pour répondre à ces besoins. La plupart des transducteurs, que ce soit pour les casques, les cellules phono ou les microphones, sont conçus et fabriqués au Japon. C’est ici que sont ensuite produits la plupart des microphones professionnels pour les studios, le broadcast, la sonorisation live ou les installations fixes. Toutefois, si la société possède en propre plusieurs sites, non seulement au pays des mikados, mais aussi à Taïwan et en Chine continentale, aucun n’est spécialisé dans la production de ce type d’appareils.

Enfin, côté distribution, Audio-Technica possède des filiales dans chaque continent. En Amérique, la marque se charge elle-même de la commercialisation de ses produits aux États-Unis et au Canada, l’Amérique latine étant gérée par sa filiale en Argentine. En Europe, elle a ouvert des bureaux au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Hongrie et dispose d’une équipe commerciale au Maroc pour le Maghreb et à Dubaï pour le Moyen-Orient. En Asie, elle est directement présente en Chine, avec des implantations dans plusieurs grandes villes du pays, à Singapore, à Taïwan et bien évidemment au Japon, sanctuaire de la marque. Dans les autres pays européens et africains, comme dans les autres marchés d’Asie et d’Océanie, sa marche vers l’export passe par un réseau de distributeurs locaux.

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #47, p. 38-46