La première étape a donc consisté à valider la meilleure procédure d’Upmix permettant d’utiliser la collection de réponses impulsionnelles créées pour l’Ambi Verb afin qu’elles soient compatibles avec le futur Studio Verb qui sera tout juste disponible à l’heure où nous mettons sous presse.
De son côté, RFI Labo, souhaitait pouvoir enrichir sa propre collection d’IR en emportant sur le lieu de tournage un dispositif d’acquisition portable, pas trop complexe à déployer sur le terrain et compatible avec leurs enregistreurs huit pistes.
Cette collaboration entre RFI Labo, Noise Makers et l’Université de Bretagne Occidentale (Groupe perception de l’espace sonore) donnera lieu, avec la participation de François Salmon, Gauthier Berthomieu, Xavier Gibert, Charles Verron et Mathieu Paquier, à une publication AES intitulée « Using multiple ambisonic room impulse responses to increase the sensation of envelopment produced by a reverberation effect ».
« Finalement, au-delà de la validation du procédé d’Upmix, cette étude repose sur l’intuition de François Salmon (ingénieur R&D chez Noise Makers) qui, plutôt que d’opposer les systèmes coïncidents et non-coïncidents, a vu un intérêt à mixer les deux techniques », résume Charles Verron, fondateur de Noise Makers. En d’autres mots, la démarche consiste à vérifier la pertinence d’une approche mixte où les systèmes coïncidents apportent la précision, tandis que l’espacement des micros (en une ou plusieurs passes de captation) apporte la sensation d’enveloppement.
Fruit de ces études, Studio Verb offre un format d’IR non propriétaire, ouvert de la stéréo au 9.1.6 et dont la bibliothèque d’IR, qui comprend déjà une cinquantaine d’empreintes, sera relativement simple à enrichir par des IR captées par l’utilisateur. Noise Makers proposera d’ailleurs un process maison qui permet d’obtenir une IR composite à partir de plusieurs IR obtenues en déplaçant un micro ambisonique d’ordre 1.
Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #59, p. 88 – 92