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L’édition 2024 a réuni plus de 2 000 participants, dont 29 % d’acheteurs et 46 % de C-level executives. © Bernard Poiseuil

Le dernier Sportel sous le signe de l’IA

 

Sous les verrières du Grimaldi Forum, s’est tenue la 34e édition du salon de référence du sport business et des médias (28-30 octobre à Monaco), dont Mediakwest est partenaire. Parmi les stands du plateau 2024, celui de WSC Sports était l’un des plus imposants. Pour ne cibler que le marché du sport, contrairement à d’autres acteurs qui convoitent également celui du divertissement, la société israélienne avait sans doute un besoin tout particulier de se montrer aux plus de 2 000 professionnels réunis à Monaco.

 

WSC Sports

« L’un des principaux différenciateurs de notre technologie est qu’elle a été conçue spécifiquement pour le sport, alors que d’autres technologies, notamment l’IA, ont été adaptées au sport », confirme Omri Polak, responsable marketing régional.

Avec plus de douze ans d’expérience, WSC Sports permet aujourd’hui à plus de 500 organisations sportives, représentant plus de trente disciplines, et diffuseurs à travers le monde de se connecter avec leurs fans via des expériences de contenu sportif adaptées à l’IA. Les trois plates-formes principales (ClipPro, AVGen et Graphics Engine) inscrites au catalogue de l’entreprise se superposent pour fournir une narration sans fin à partir d’un seul événement sportif.

En mai 2024, WSC Sports a annoncé le lancement de trois nouvelles solutions alimentées par l’IA : Around the Game, Discovery Network et In-App Stories. Around the Game (ATG) automatise et indexe tous les aspects d’un événement sur une seule plate-forme, y compris, par exemple, les logos des sponsors et les réactions des fans. Discovery Network augmente l’exposition du contenu, permettant aux organisations sportives d’atteindre leurs fans via d’autres plates-formes que les leurs. Enfin, In-App Stories a été développée pour automatiser, de manière transparente, la création et la diffusion de vidéos verticales sur toutes les plates-formes mobiles.

 

Globant, « un catalyseur de la transformation numérique dans le sport », selon Alexandre Vallin, son
directeur général pour la France, intègre l’IA dans plusieurs de ses produits, notamment pour l’analyse de la performance et la personnalisation de l’expérience fan. En 2025, l’entreprise prévoit le lancement de nouvelles solutions d’analyse de données et des services personnalisés pour les stades connectés. © Bernard Poiseuil

 

En avril 2024, la NASCAR, qui organise des courses automobiles en circuits fermés, a annoncé l’élargissement de son partenariat, noué en 2020, avec WSC Sports pour mettre en œuvre cette dernière solution. Auparavant, au cours de la saison 2023, l’organisation américaine avait utilisé la technologie de WSC Sports pour ingérer plus de 3 500 flux d’événements de course, générant automatiquement du contenu pour toutes ses plates-formes numériques. À la fin de la saison, plus de 13 000 vidéos avaient été produites, soit plus de 170 vidéos par course, un chiffre en hausse de 65 % par rapport à la saison antérieure.

À mesure que la technologie de l’IA dans le domaine sportif progresse, son impact sera encore plus prononcé avec l’IA générative, qui a le potentiel de réduire les frais généraux liés à la création de médias, conduisant ainsi à une augmentation des contenus et à une connexion plus rapide avec les fans pour des expériences plus personnalisées et plus immersives.

« Nous nous sommes déjà préparés à cette perspective en créant récemment en interne un département d’IA générative, dirigé par Itai Epstein », annonce Omri Polak. « Celui-ci est à la tête d’une équipe de plus de vingt collaborateurs qui élabore la prochaine génération de solutions de gestion de contenus. »

 

Infront Lab

Merav Savir (Infront Lab) © Bernard Poiseuil

Si, de son côté, Infront Lab dispose en interne d’une équipe R&D qui développe tous ses produits, « notre partenariat technologique avec WSC Sports a permis la création de Content Engine, en combinant leur automatisation vidéo avec nos systèmes d’automatisation front-end et graphique (intégration de Template Engine) pour améliorer les flux de travail de nos clients », explique Merav Savir, responsable marketing.

Le Lab a développé une suite de solutions, Engines 365, conçues pour aider les organisations sportives à impliquer les fans dans leurs écosystèmes numériques avec divers produits et services, à maximiser leurs droits médiatiques et à améliorer leurs efforts de monétisation. Cette suite de solutions se compose de cinq moteurs clés (Stream, Content, Activation, Template et Insight Engines) qui s’intègrent pour créer des flux de travail transparents, à la fois pour les équipes éditoriales, de marketing, de datas et de diffusion.

Ainsi, via Stream Engine, qui permet de tout contrôler, du contenu à diffuser à l’identité de ses sponsors, en passant par le moment et la manière dont les utilisateurs paient pour s’abonner grâce à une plate-forme OTT sans code, « nous en sommes à notre deuxième saison de collaboration et de diffusion en continu avec la Ligue suédoise de handball », illustre Merav Savir.

Par ailleurs, Infront Lab implémente de nouvelles technologies d’IA générative dans sa solution d’automatisation graphique Template Engine. Avec Gen AI, les utilisateurs peuvent créer de nouveaux éléments visuels, voire des modèles, directement dans la solution en tapant une invite. « Lors de la création de modèles IA, le système génère une version modifiable du modèle graphique, ajoute tous les calques, les place et les colore de manière appropriée. Les utilisateurs peuvent réaliser une composition entière en décrivant simplement ce qu’ils veulent voir », décrypte la responsable.

 

Lingopal

 

L’américain Lingopal propose une solution basée sur l’IA de traduction en temps réel dans plus de 120 langues. © Lingopal

Spécialisé dans la traduction de tout type de médias en direct (commentaires sportifs, appels téléphoniques, réunions en présentiel ou non…) et récompensé d’un Sportel Award dans la catégorie des start-up les plus innovantes, l’américain Lingopal aura sans doute été l’un des « bizuts » les plus remarqués du plateau 2024. Et, aussi, l’un des plus discrets sur son activité. « Nous avons développé six modèles d’IA », expédie Deven Orie, un ancien de Microsoft et l’un des deux fondateurs, avec Casey Schneider (ex-Tesla), de cette start-up à peine sortie de l’œuf – elle a été fondée au printemps 2023 – et déjà forte de trente collaborateurs permanents, basés à New York.

À distance, son collègue Chase Levitt se montre, lui, un peu plus loquace. « Autrefois, le seul moyen de traduire des médias en direct était d’embaucher davantage de commentateurs, mais cela coûtait cher et n’était pas évolutif », explique le responsable des ventes. « Aujourd’hui, l’IA transforme l’activité. Nous pouvons traduire plusieurs langues en temps réel sans aucun temps d’arrêt, en préservant le ton et l’émotion de l’orateur originel ainsi que le son d’ambiance. »

Lingopal peut traduire en mode doublage et sous-titres tout contenu sportif en temps réel dans plus de 120 langues – dont le galicien, le gallois et l’islandais – ainsi que tout contenu issu de moyens ENG, comme des interviews, des émissions d’avant-match et d’après-match. La solution peut, par ailleurs, s’intégrer à d’autres types de technologies d’IA, notamment interactives et de publicité virtuelle, ainsi qu’aux principaux décodeurs et CDN.

Les clients ont accès à tous les outils de traduction directement sur le site Web de l’entreprise. Parmi de nombreux cas d’usage, celle-ci a récupéré le flux en anglais de Tennis Channel et l’a traduit en temps réel pour la télé d’Orange en Espagne. « À l’instar des MLB World Series (base-ball) qui ont attiré plus de téléspectateurs au Japon qu’aux États-Unis, le marché du sport se mondialise et notre solution est un moyen facile d’atteindre de nouveaux publics », conclut Chase Levitt.

 

Veritone

Produit phare de son écosystème d’IA, le Digital Media Hub de la société américaine a été conçu pour aider les organisations sportives à gérer, distribuer et monétiser leurs contenus numériques. Ainsi, aux termes du partenariat de Veritone avec l’U.S. Soccer, la plate-forme assure le balisage des métadonnées ainsi que la gestion et la monétisation des actifs de l’instance dirigeante du football (le nôtre) aux États-Unis, grâce à des capacités de recherche et de découverte basées sur l’IA, de diffusion multimédia, de licence et de facturation aux réseaux sportifs, aux agences de publicité, aux producteurs et aux studios de cinéma et de télévision.

La technologie de Veritone capture, archive et enrichit l’intégralité de l’inventaire numérique du soccer américain, y compris une couverture complète des matchs, des moments forts prédécoupés, des interviews de joueurs, des clips vidéo avec plusieurs angles de caméra, etc.

Veritone continue aujourd’hui d’innover et a doté son produit phare de nouvelles fonctionnalités « pour des performances optimales alignées sur l’évolution des besoins de nos clients et anticipant les prochaines évolutions du secteur », justifie Sarah Rich, senior manager, chargé des relations publiques. Ces nouvelles fonctionnalités recouvrent notamment une mise à niveau complète de l’interface utilisateur, une navigation modernisée, une recherche sémantique intelligente basée sur LLM, des capacités avancées de personnalisation, des analyses en un clic utilisant la fonctionnalité primée Ask Veri, ou encore DMH Labs, la sandbox pour les technologies émergentes telles que l’IA générative.

Outre les améliorations apportées à la plate-forme, le fabricant a également lancé récemment Veritone Data Refinery (VDR), une offre conçue pour aider les organisations à transformer de grandes quantités de données non structurées en actifs de haute qualité prêts pour l’IA. Tirant parti de la plate-forme propriétaire aiWARE, cette nouvelle solution permet aux organisations de transformer et de gérer leurs données vidéo, audio et texte pour former des modèles d’IA sophistiqués, et même d’optimiser les opportunités de revenus grâce à la monétisation de ces données.

Parmi les autres modèles d’IA développés par Veritone, la transcription et l’OCR (reconnaissance optique de caractères) peuvent extraire des informations textuelles d’une émission sportive qui nécessiteraient autrement des efforts de numérisation manuels, et être associées à des modèles de traduction dans plusieurs langues, élargissant ainsi la portée et la valeur du contenu diffusé.

« À mesure que le sport se mondialise, les commentaires et la traduction multilingues sont essentiels pour impliquer un public international », note Sarah Rich. La solution Veritone Voice utilise ainsi des échantillons audio réels pour créer des sorties vocales synthétiques générées par l’IA dans plusieurs langues, avec l’accord express de l’orateur originel. Cette technologie a déjà permis à des organisations sportives de répondre aux questions des fans avec la voix de leur joueur préféré. Pour une expérience audio encore plus personnalisée, les fans peuvent même se connecter à un jeu ou à un match et sélectionner la voix du commentateur qu’ils souhaitent entendre.

L’IA de Veritone peut également être utilisée pour donner une nouvelle vie à des contenus archivés et disposer d’analyses et de mesures aidant une organisation sportive à comprendre quels types de contenus rencontrent le plus d’écho auprès de son fandom.

« Les solutions Veritone sont principalement le résultat de nos efforts continus de R&D », souligne Sarah Rich. « Cependant, cette année, nous avons annoncé un accord de collaboration stratégique (SCA) de trois ans avec AWS, qui exploite les atouts uniques de Veritone et d’AWS pour accélérer l’intelligence artificielle d’entreprise “ cloud native ” et l’innovation en matière d’IA générative. »

 

Spectatr

« Près de 40 % des cas d’usage actuels de l’IA dans le sport ciblent la création et la distribution de contenus, 23 % l’optimisation des performances des athlètes, 15 % l’engagement direct des fans et le reste contribue à l’efficacité opérationnelle ainsi qu’à celle de la publicité et du parrainage », contextualise Richa Singh, cofondatrice, avec Rishabh Bhansali, de Spectatr.

Cette start-up indienne, fondée en 2020 et présente pour la première fois au Sportel, propose une suite de produits utilisant l’IA et les flux de données pour améliorer l’engagement des fans, optimiser la visualisation des contenus sur les réseaux sociaux et soutenir les équipes et les marques sportives dans la distribution de leurs médias.

Ainsi, Highlights AI identifie et compile automatiquement les moments clés de tout événement sportif en temps réel à partir des images en direct. La plate-forme peut également prendre en charge un format vidéo vertical (9:16) qui amplifie le potentiel de partage d’un contenu sur les appareils mobiles, répondant ainsi à la tendance croissante d’une consommation « mobile first ». « La préférence du public de la génération Z pour un contenu court influence de plus en plus le marché », note à ce sujet Richa Singh.

Lorsque Highlights AI traite une correspondance, la plate-forme spécialement conçue pour améliorer la narration, en particulier pour les sports de niche et les sports féminins, génère une série de clips de surbrillance basés sur des éléments prédéfinis (buts, arrêts, fautes…). Ces éléments sont ensuite automatiquement stockés dans le référentiel cloud de Spectatr Edge, qui agit comme une médiathèque centralisée à laquelle peuvent accéder les athlètes, les équipes et d’autres ayants droit.

« L’année prochaine, nous continuerons de développer et d’élargir notre pipeline », annonce Richa Singh. Avant de poursuivre : « Malgré des progrès, démocratiser la technologie de l’IA à des prix accessibles reste encore crucial. Une part importante des organisations sportives, estimée à 60 %, ne dispose toujours pas d’une stratégie en la matière. L’IA nécessitant de grandes quantités de données de haute qualité, l’industrie est confrontée à un double défi : celui de stimuler l’innovation tout en protégeant la propriété intellectuelle, qui est essentielle pour maintenir un avantage concurrentiel. »

 

Harmonic

« L’IA transforme notre secteur en augmentant la productivité et en optimisant nos processus », déclare de son côté Alexandre Paugam, Senior Director Business Development and Global Strategic Accounts chez Harmonic. « Si l’on prend l’exemple de la R&D Vidéo Harmonic, l’utilisation d’outils basés sur l’IA a permis une hausse de 20 % de la capacité de production. »

 

Alexandre Paugam (Harmonic). © Bernard Poiseuil

Le constructeur propose des technologies de « video pipeline » de bout en bout, allant de la création de chaînes linéaires (playout) à leur traitement pour une diffusion 24/7, qui permettent la monétisation et la distribution de contenus sur n’importe quel réseau (OTT, IPTV, DTH, DTT…). « Nous couvrons tout le spectre des infrastructures de diffusion et de streaming vidéo », résume l’un des speakers du Sportel 2024.

La Business Unit Vidéo offre des solutions logicielles en mode SaaS et des appliances reposant sur la même fondation logicielle qui peuvent être déployées sur place ainsi que dans les quatre cloud publics majeurs (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform et Akamai Cloud).

Les solutions VOS360 Media SaaS et VOS360 Ad SaaS sont ainsi utilisées par la plate-forme de streaming sportive allemande Dyn Media, en collaboration avec Deltatre, partenaire d’Harmonic. Ces solutions soutiennent le streaming d’événements sportifs en direct et leur monétisation via de la publicité ciblée.

« Nous avons intégré l’IA dans nos solutions de streaming vidéo et de traitement média pour acquérir des fonctionnalités telles que l’encodage adaptatif, utilisant le machine learning », explique Alexandre Paugam. « Cette technologie permet aux fournisseurs de services de maintenir une haute qualité en réduisant la complexité d’opérations vidéo, ce qui entraîne des économies significatives en stockage et coûts de CDN. »

Ces produits et services ont principalement été conçus en interne, grâce à plus de 400 ingénieurs qui travaillent sur des solutions « cloud native » de bout en bout. Cependant, prolonge le responsable, « nous collaborons aussi avec des partenaires pour étendre les capacités de nos solutions avec des outils d’IA permettant la création automatique de chaînes FAST, la production de highlights, la traduction en temps réel (clonage de voix) et l’insertion publicitaire dans la vidéo (placement de produit virtuel). »

 

Magnifi

Créé en 2016 par VideoVerse, dont le fondateur est Vinayak Shrivastav, ce produit d’entreprise recouvre plusieurs modèles d’IA profondément ancrés dans l’écosystème du sport :

-un modèle de détection des moments forts, qui utilise une combinaison d’indices audio, visuels et contextuels pour identifier les séquences susceptibles ensuite d’être coupées et partagées presque instantanément ;

-un modèle de marquage contextuel, qui intègre un balisage essentiel pour trier et récupérer le contenu, permettant aux organisations de compiler plus facilement des clips personnalisés et de rationaliser leur vidéothèque ;

-un modèle de création automatisée de clips, qui ajuste la longueur et la résolution de chacun de manière optimale, en fonction des exigences du réseau social ou de la plate-forme numérique concernée ; enfin un modèle de suivi de balle.

Ce dernier permet un redimensionnement automatisé à grande échelle, en suivant le rythme de l’action en direct et en éliminant les interventions manuelles. La technologie est également apte à surmonter des problèmes courants tels que les angles de caméra variables et les trajectoires de balle imprévisibles, afin de garantir que l’action reste centrée et visible.

 

Ross Tanner (Magnifi) © Bernard Poiseuil

« Notre tableau de bord est équipé pour traiter le contenu sans flux de données, contrairement à la plupart des autres acteurs du secteur », fait valoir Ross Tanner, responsable des ventes pour l’EMEA. « Des innovations telles que notre technologie de suivi de balle, le Bulk Auto-Flip et le recadrage dynamique nous donnent également un avantage supplémentaire. »

En outre, l’IA générative a considérablement étendu les capacités de Magnifi en matière de production vidéo. Grâce à son intégration, des fonctionnalités telles que la traduction multilingue, la génération automatisée de vignettes et de sous-titres pris en charge par LLM, et même des fonctionnalités de sécurité telles que la géolocalisation, font partie du flux de travail.

Par exemple, Gen AI peut ajuster les temps forts en fonction des données démographiques ou des préférences du public sans nécessiter de saisie manuelle approfondie, réduisant ainsi les délais d’exécution tout en augmentant la qualité et créant ainsi encore une expérience de visionnage personnalisée en temps réel qui approfondit l’interaction avec les fans.

« Nos clients ont signalé un impact significatif sur leur engagement social en utilisant nos solutions, certains signalant une augmentation de plus de 100 % de l’efficacité de la production et une augmentation de plus de 77 % de l’audience », abonde Ross Tanner. Avant de conclure : « Dans les années à venir, ce potentiel de fournir aux fans un contenu personnalisé et dynamique représente un différenciateur clé pour les marques et les diffuseurs sportifs, plaçant l’IA au cœur de l’avenir de l’engagement sportif. »

 

Sportel, futur gynécée ?

Le « Women’s Lunch », premier du nom, a été l’un des temps forts de l’édition 2024. © Sportel

 

Pour la deuxième fois dans l’histoire de la convention monégasque, les femmes étaient à l’honneur.  Après s’être déjà intéressé à la place des femmes dans l’industrie du sport et des médias lors d’un symposium international organisé en octobre 2010, Sportel avait choisi cette année de l’illustrer de nouveau lors d’un « Women’s Lunch » réunissant un panel inédit, composé de Julie Souza (AWS), Melissa Lawton (Sail GP), Aarti Daba (Formula E) et Diana Ustymenko (Sportradar).

Un « Women’s Lunch » salué par tous les participants. Lesquels espèrent voir pérenniser ce format. Ainsi verra-t-on peut-être l’an prochain Whoopi Goldberg débarquer sur le Rocher. La star américaine des opus 1 et 2 de Sister Act – en attendant l’opus 3 qui devrait sortir en 2025 – vient en effet de participer, en tant que cofondatrice, au lancement d’AWSN (All Women’s Sports Network), le réseau de tous les sports féminins, dont les programmes sont déjà disponibles aux États-Unis, en Asie, au Moyen-Orient et sur la chaîne indienne JioTV.

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #60, p.100-108