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L’équipe d’Alpha Networks lors de l’IBC 2024. © Alpha Networks

Alpha Networks, le sport d’alpha à oméga

 

« Notre solution logicielle modulaire Tucano et notre plate-forme end-to-end Gecko permettent une gestion efficace et flexible des contenus sportifs et couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’agrégation à la diffusion, en passant par la monétisation », confirme Giorgia Dolfini, directrice du marketing et du développement commercial.

Alpha Networks se distingue par un modèle basé sur le produit, en opposition aux solutions entièrement sur mesure. Contrairement à ces dernières, souvent rigides et complexes, « nous garantissons une solution agile, évolutive et innovante, capable d’anticiper les tendances du marché et de s’adapter aux besoins de nos clients, grâce à un délai de mise sur le marché optimisé et une feuille de route en constante évolution », met en avant David Le Dantec, directeur des technologies.

 

La plate-forme Gecko prend en charge différents modèles économiques (SVOD, TVOD, AVOD ou hybrides) et permet une monétisation optimisée des contenus. © Alpha Networks

Un modèle, trois produits

Les trois principaux produits de l’entreprise (Tucano, Gecko et Bee) ont ainsi été conçus pour adresser un marché hétérogène.

Le premier est un hub d’agrégation de contenus qui simplifie la gestion de la VOD, du live, du catch-up et des podcasts. Tucano intègre des métadonnées enrichies par l’IA et une automatisation avancée des flux de travail, améliorant ainsi l’efficacité et la visibilité des contenus.

Le deuxième est une plate-forme OTT flexible, qui garantit une expérience de visionnage fluide et personnalisée sur tous les appareils. Gecko prend en charge différents modèles économiques (SVOD, TVOD, AVOD ou hybrides) et permet une monétisation optimisée des contenus.

Enfin, Bee est une solution packagée clé en main, prête à l’emploi, sans nécessiter d’intégration complexe, idéale pour un déploiement rapide et simplifié.

En complément, « nos solutions offrent une approche modulaire, avec des options activables pour enrichir et personnaliser l’expérience utilisateur », valorise Alexandre Mathieu. Parmi ces modules, « on retrouve l’enrichissement des métadonnées via l’IA pour améliorer la visibilité des contenus, des modules de publication et de distribution multi-plates-formes, des options d’engagement utilisateur (recommandation, interactivité, personnalisation de l’interface) ou encore une monétisation avancée, avec différents modèles économiques intégrés (SVOD, TVOD, AVOD ou hybrides) », expose le chef de produit.

L’animation éditoriale, la gestion de contenus rédactionnels et certains analytiques font partie des modules de base, tandis que d’autres, comme la recommandation et l’enrichissement de métadonnées, sont optionnels et activables à la demande.

 

Guillaume Devezeaux, CEO d’Alpha Networks. © Alpha Networks

Quant au mode de commercialisation, « nos modèles B2B et B2B2C, grâce à nos solutions multi-tenants, permettent aux opérateurs et fournisseurs de contenus de proposer nos solutions directement aux utilisateurs finaux », intervient Guillaume Devezeaux, CEO. « Leur commercialisation repose sur un système de licences, offrant flexibilité et évolutivité selon les besoins de chaque client. »

 

Tucano en démonstration

Ainsi, depuis près d’une décennie, beIN Media Group s’appuie sur Alpha Networks et son partenaire Cognacq-Jay Image (CJI) pour le développement, la maintenance et le support de sa plate-forme OTT dédiée à la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). CJI fournit la tête de réseau et assure la sécurité des flux et le support 24/7, tandis que l’entreprise belge fournit le backend, y compris l’animation éditoriale.

 

Lors de la Coupe du monde de la FIFA 2022, la solution modulaire Tucano a démontré sa capacité à s’ajuster à des scénarios extrêmes. © Alpha Networks

« Au fil des années, nous avons accompagné beIN Media Group dans plusieurs évolutions stratégiques, notamment la transition d’un modèle hybride B2C/B2B vers un modèle B2B-only, ainsi que la diffusion optimisée d’événements majeurs, comme la Coupe du monde de la FIFA 2022 », relate David Le Dantec.

Pour l’occasion, l’opération de load-balancing (partage de charge) réalisée pour le compte du groupe qatari a démontré la capacité de la solution Tucano à gérer des montées en charge extrêmes et à assurer un scaling (mise à l’échelle) hautement dynamique en l’espace de quelques minutes. « Notre client a pris à plusieurs reprises la décision d’offrir l’accès au contenu live au plus grand nombre, cette décision de diffusion en accès libre intervenant quelques dizaines de minutes, au lieu de quelques heures, avant le début des rencontres », prolonge Romain Cambier, directeur général de la R&D.

Pour atteindre ces niveaux de scalabilité, tous les modules de Tucano sont conçus pour être « stateless » (pas de notion d’état ou de besoin de persistance) et supporter un scaling horizontal très dynamique, que ce soit pour la montée en charge rapide ou le retour au repos après les événements. Tous ces modules peuvent ainsi être mis à l’échelle de façon automatique en moins de trente secondes, ce qui permet d’absorber les pics de charges liés aux débuts de matchs, aux zappings généralisés (par exemple, à la mi-temps) ou encore à l’arrivée massive de nouveaux spectateurs lors de crashes d’autres plates-formes de diffusion.

« Il est donc possible de passer d’une poignée d’instances d’un composant à des dizaines, voire des centaines, en quelques minutes tout au plus, nous permettant d’anticiper les variations de charge brutales et ce, sans autre effort qu’un simple clic dans une console de gestion », fait valoir Romain Cambier.

D’autre part, pour assurer la scalabilité du produit, tout en gardant la possibilité de le déployer tant sur site, chez un opérateur, que dans le cloud en mode SaaS (comme pour beIN Media Group), Tucano s’appuie sur un socle technique, la Tucano Service Platform. « Il s’agit d’une collection d’outils, principalement open-source, sur lesquels nous avons développé une expertise forte, au point de contribuer à plusieurs d’entre eux », décrypte le responsable. « Ces outils nous permettent d’offrir le même écosystème technologique aux applications que nous développons et opérons, tout en faisant abstraction de l’infrastructure sous-jacente. »

Au cœur de cet écosystème se combinent des technologies reconnues, comme PostgreSQL, RabbitMQ ou encore Kubernetes. Ce dernier système, véritable boîte à outils du DevOps moderne, permet d’abstraire les considérations physiques telles que le réseau, la bande passante, le stockage, etc., mais surtout d’apporter un haut niveau de dynamisme aux solutions déployées par Alpha Networks : intégration avec les fournisseurs de cloud pour mettre l’infrastructure à l’échelle, abstraction des considérations de multi-datacenter et de redondance multi-zones, intégration avec les load-balancers, serveurs DNS et autres équipements de partage de charge, intégration de l’auto-scaling horizontal, gestion automatique de la haute disponibilité et des réactions aux défaillances (serveur ou datacenter) et, enfin, auto-dépannage en cas de panne (par exemple, remplacement automatique d’une machine virtuelle). Dans le cas de beIN Connect, la plate-forme est hébergée sur trois sites distants de plus de cinquante kilomètres, garantissant une résilience optimale.

Outre la capacité à réagir de façon autonome et rapide aux variations de charge, un autre défi pour garantir une expérience fluide est celui de l’anticipation. Spécialement dans la région MENA, l’immense majorité des spectateurs se connectent ou souscrivent un abonnement dans les quelques minutes précédant le coup d’envoi. « Cela entraîne un passage de 5 à 100 % de charge en seulement quatre à six minutes en moyenne », pointe Romain Cambier. Avant de poursuivre : « Par définition, les systèmes d’auto-scaling basés sur l’analyse des dernières minutes pour prendre des décisions ne sont pas adaptés à une montée en charge aussi soudaine. C’est là qu’interviennent nos experts en service client qui, grâce à leur excellente connaissance des habitudes des utilisateurs, anticipent ces pics en déclenchant des mises à l’échelle quelques dizaines de minutes avant le début des matchs. »

 

Digital Virgo a choisi Alpha Networks et sa solution Gecko pour soutenir son expansion dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique. © Alpha Networks

Des solutions adaptées à d’autres univers

Outre le sport, les télécoms, les médias, les plates-formes OTT, le secteur du lifestyle et les producteurs de contenus à l’international font partie des marchés ciblés par l’entreprise belge, qui leur fournit des solutions adaptées à leurs besoins en distribution et monétisation de contenus vidéo.

Alpha Networks accompagne ainsi Digital Virgo, un acteur clé de la monétisation des contenus digitaux, dans le développement et l’optimisation de son offre vidéo multi-pays.

Pour soutenir son expansion, « notre client souhaitait déployer une plate-forme vidéo multi-tenants et multi-pays, capable de répondre aux besoins des opérateurs télécoms et de s’adapter aux préférences locales en matière de consommation de contenus », contextualise Laurent Buldrini, directeur des ventes. « L’objectif était de garantir une gestion centralisée et efficace, tout en offrant une expérience utilisateur fluide et personnalisée à travers plusieurs régions, notamment en Afrique, où Digital Virgo a multiplié les lancements ces dernières années », ajoute Giorgia Dolfini. La plate-forme OTT Gecko y a ainsi remplacé l’ancienne solution Molotov Africa.

Depuis son commencement en 2023, le partenariat entre Alpha Networks et Digital Virgo s’est renforcé, permettant au second d’étendre son réseau à plusieurs pays d’Afrique. Aujourd’hui, Gecko joue un rôle central en offrant une solution OTT flexible et évolutive clé en main, avec des capacités avancées pour la monétisation, la gestion, la distribution de contenus vidéo et l’optimisation de l’expérience utilisateur.

 

Des avancées majeures en 2025

L’année en cours illustre la capacité d’Alpha Networks à innover, avec des avancées majeures en préparation et l’annonce de nouvelles fonctionnalités produit chaque trimestre. La principale innovation réside dans l’enrichissement des métadonnées, grâce aux algorithmes d’IA de type LLM (Large Language Model), permettant de générer automatiquement des synopsis, des mots-clés et de structurer avec précision le chapitrage des vidéos pour une plus grande facilité dans la recherche de contenus.

 

DeltaUX, la nouvelle UI de la plate-forme Gecko, permet de créer des interfaces adaptées à toutes les plates-formes OTT (broadcast, VOD…). © Alpha Networks

Parallèlement, « nous poursuivons l’évolution de DeltaUX, la nouvelle UI de notre plate-forme Gecko, en offrant encore plus d’options de personnalisation, notamment l’intégration d’images “logo” pour les films et séries, renforçant ainsi l’immersion et l’attrait visuel de l’interface », complète Giorgia Dolfini.

Par ailleurs, « grâce à notre nouvelle approche basée sur les entités, les diffuseurs pourront créer des expériences ultra-ciblées, comme des “team corners” dédiés aux fans. Fini les silos de contenus : notre technologie unifie événements live, VOD et données enrichies (logos, descriptions, classements, effectifs…), offrant une navigation plus intuitive et une meilleure mise en avant des contenus pertinents », souligne de son côté Alexandre Mathieu.

 

En combinant ces entités avec « un moteur de recommandation intelligent, basé sur les interactions des utilisateurs et une gestion éditoriale plus agile, avec des pages dynamiques et des segments marketing affinés », selon les mots de Guillaume Devezeaux, Alpha Networks permet aux plates-formes de proposer des contenus et des équipes sur mesure, en fonction des préférences des utilisateurs, transformant ainsi l’expérience de visionnage.

« Notre priorité est d’offrir une expérience utilisateur toujours plus fluide et personnalisée », insiste le dirigeant. « DeltaUX et nos TV Apps montent en puissance, tandis que nos outils analytiques intègrent l’export de données avancées et des rapports automatisés. » Et le CEO d’Alpha Networks d’enchaîner : « Côté sport, nous repoussons encore les limites de la personnalisation avec l’introduction des metadata proxy models, permettant aux fans de suivre leurs clubs, joueurs ou compétitions favoris. Et pour une diffusion encore plus efficace, nos outils éditoriaux intégreront bientôt une génération automatisée de playlists grâce à l’IA. »

Sans doute est-ce précisément dans l’intelligence artificielle que les développements à venir prendront leur point d’appui. Outre l’enrichissement des métadonnées (lieux, personnalités, émotions) pour un engagement utilisateur amélioré, l’extraction de temps forts, l’analyse des tendances et la création d’images à partir de données existantes, les algorithmes d’IA aident déjà à fournir des informations précises et à réaliser des mises à jour en temps réel pour l’EPG (Electronic Program Guide).

« Ces technologies d’IA permettent d’automatiser et d’optimiser la gestion des contenus, tout en améliorant l’efficacité de la diffusion en direct et l’interaction avec les utilisateurs, tant dans le domaine sportif que dans d’autres secteurs du streaming », résume David Le Dantec.

Autant d’avancées qui viennent nourrir les ambitions internationales d’Alpha Networks. Aussi bien, après avoir déjà mis un pied en France, au Maroc, en Espagne et au Brésil, l’entreprise belge se dispose à cingler vers d’autres horizons. « Nous avons un plan d’expansion vers de nouveaux marchés, notamment aux États-Unis et en Asie », conclut Giorgia Dolfini.

 

FICHE D’IDENTITÉ

  • Nom statutaire : Alpha Networks SA
  • Forme juridique : société anonyme
  • Date de création : 24 avril 200
  • Type d’actionnariat : familial
  • CEO : Guillaume Devezeaux
  • Collaborateurs permanents : + 120
  • Siège social : Braine-l’Alleud (Belgique)
  • Revenus prévisionnels pour 2025 : 12,5 millions d’euros (+10 % par rapport à 2024)
  • Principaux clients : Orange (Belgique), Bouygues Telecom, Canal+, Telefonica, Vodafone (Espagne), TeleCentro (Argentine), Brisanet (Brésil), Unitel T+ (Cap-Vert) dans le secteur de la téléphonie et des télécommunications ; beIN Media Group, Mediawan, Warnemedia, Tenk, La Cinetek, KTO dans le secteur des médias ; Le Tigre, Vakita parmi les producteurs de contenus.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest # 62, p. 42 – 46