Les utilisateurs, parfois surpris par cette nouvelle proposition, ont petit à petit découvert ses nombreux avantages : travailler sur des applications toujours à jour, stocker ou exploiter des ressources ou des projets en ligne, et collaborer avec leurs équipes.
Fred Rolland, responsable du développement stratégique international de la vidéo chez Adobe, retrace l’historique du cloud pour les outils vidéo et esquisse les nouveautés enthousiasmantes qui se dessinent à l’orée de la récente intégration de frame.io. L’acquisition en août 2021 de cette start-up, rapidement devenue emblématique, est une étape majeure pour l’évolution des possibilités collaboratives et à plus large échelle pour l’exploitation des possibilités du cloud avec la vidéo.

Peux-tu nous présenter les différentes étapes marquantes de l’utilisation du cloud pour les outils créatifs d’Adobe ?
Nous avons fêté en mai 2021 les dix ans d’Adobe Creative Cloud et fêtons cette année les dix ans de la dernière version vendue en licence perpétuelle. Adobe Creative Cloud a été lancé en 2011 et en 2013 nous avons basculé complètement sur une offre cloud, l’abonnement remplaçant les licences. Notre ambition première était de proposer un mode de distribution adapté aux cycles d’évolution qui ne sont plus de deux ou trois ans comme avec les Adobe Creative Suite. Elles sont maintenant intégrées au fil de l’eau. La notion d’abonnement est idéale pour proposer des logiciels régulièrement mis à jour sans les contraintes de respect des calendriers de sorties.
La première idée du Creative Cloud était d’adopter cette notion d’abonnement. À l’époque, en 2012, l’iPad entrait en scène. Adobe avait tout de suite compris qu’un nouveau domaine d’applications était à inventer pour ces nouveaux appareils qui permettraient aux créatifs de pouvoir travailler différemment en mobilité. De la mobilité découle le besoin de synchronisation entre une App sur iPad et une application sur poste de travail. La capacité de proposer des évolutions est inscrite dans l’ADN du Creative Cloud. Les smartphones et les tablettes comme les iPad ont considérablement accéléré les choses.
Dès 2012, les éditeurs de presse commençaient à revoir leur façon de délivrer du contenu, que ce soit pour des journaux ou des magazines, en versions numériques. InDesign devait donc être capable de publier des contenus sur iPad en version numérique. Adobe se devait d’accompagner ses clients sur ces notions révolutionnaires qui imposaient des mises à jour beaucoup plus fréquentes. Les applications majeures comme Photoshop, Illustrator, InDesign et Premiere Pro ont été modifiées dans ce sens, ce qui nous a permis de rattraper rapidement le retard par rapport aux produits en place sur le marché. C’est à cette époque que j’ai rejoint Adobe.
Dès cette époque Adobe a communiqué sur les atouts du cloud et les fonctionnalités additionnelles augmentant les capacités propres des logiciels. Notamment via l’accès à des éléments externes et des typos. Nous avons en effet très vite ajouté des fonctionnalités à la partie cloud pour faciliter le travail collaboratif, d’abord pour un seul utilisateur. Nous lui permettons de retrouver ses contenus créés à partir de son application iPad sur son poste de travail.
Nous avons ensuite développé la notion de « cloud documents » pour les applications Photoshop, Illustrator et l’application de dessin Fresco conçue à l’origine pour iPad (principalement pour le Matte Painting). Nous avons ensuite ouvert les recherches autour du travail collaboratif entre plusieurs utilisateurs. De ces réflexions est né le concept de librairies cloud permettant de partager simplement des éléments graphiques entre plusieurs personnes, que ce soit dans la vidéo ou dans le print.

Peux-tu préciser la quantité et le type de média qui peuvent être partagés ?
Des typos, des styles de caractères, des couleurs, un pantone, des modèles d’habillage animés, des templates, des logos… c’est-à-dire, tout simplement, tous les éléments qui constituent les fondamentaux d’une charte graphique. En faisant le parallèle avec une charte graphique historiquement au format PDF, tous ses constituants sont ici complètement digitalisés. L’exploitation des librairies Creative Cloud est aujourd’hui inscrite dans l’usage de nos clients parce qu’elle répond aux enjeux essentiels de cohérence transverse des travaux créatifs à travers tout type de contenu, qui peuvent être créés par des équipes basées dans des lieux différents. Avec les librairies, tous les éléments sont déjà dans le format d’usage des applications métiers, cela évite de passer par des PDF pour collaborer, par exemple.
La seconde partie concerne les « assets » (éléments médias). Chaque utilisateur créatif dispose d’un espace de stockage dédié. Nous proposions au départ 2 Go augmentés pour atteindre 100 Go et aujourd’hui 1 To d’espace de stockage dédié au partage de média nativement inclus dans l’abonnement Creative Cloud. C’est un stockage synchronisé avec les postes de travail, une solution similaire à l’offre Dropbox. Les éléments stockés dans le cloud sont synchronisés sur les différents appareils auxquels les utilisateurs sont connectés. En dehors du contexte de la vidéo, c’est très intéressant pour partager des contenus entre les différents appareils et les différents environnements de travail, ainsi qu’avec d’autres utilisateurs.

Savez-vous, d’après les retours de vos utilisateurs, si les librairies sont largement utilisées ?
Beaucoup de nos clients utilisaient des solutions de synchronisation de médias dans le cloud comme Dropbox, GoogleDrive ou OneDrive. Adobe ne s’est pas imposé sur cette partie, mais nous souhaitions ajouter cette fonctionnalité naturellement associée à la notion de cloud computing : le stockage et la synchronisation de fichiers. Ce n’est pas notre domaine de prédilection, nous avons surtout voulu ajouter une couche métier entre les applications et le cloud.
Nous nous sommes alors posé la question du partage des médias vidéo ? Qu’est-ce que la vidéo impose pour faire du travail collaboratif ? Existe-t-il une solution intuitive facile à utiliser ? Est-ce que la vidéo peut être partagée facilement à travers ce genre d’espace de stockage ? La réponse n’est pas forcément évidente au vu des contraintes de taille de fichiers et de codecs. À travers cet espace de stockage, nous avons développé la notion de « clouds documents » pour les applications graphiques comme Photoshop, Illustrator InDesign ou Adobe XD. Ils permettent d’héberger les projets de l’application dans le cloud plutôt qu’en local afin de pouvoir les ouvrir sur n’importe quel appareil, tablette ou smartphone, de partager les documents et les projets applicatifs et de fournir des fonctionnalités tels que la sauvegarde automatique et la sécurisation.

Quelles sont les fonctionnalités d’Adobe Creative Cloud dédiées aux professionnels de l’audiovisuel ?
Adobe Creative Cloud offre nativement la possibilité de sauvegarder les projets et les espaces de travail dans le cloud. Cela permet d’apporter un haut niveau de sécurité aux utilisateurs qui peuvent régulièrement être confrontés à des difficultés dans la gestion de leurs documents à cause de la défaillance de disques durs, par exemple. La capacité de stocker et de sauvegarder les projets représente un atout pour le travail collaboratif, mais aussi pour permettre les retours en arrière dans l’historique des projets grâce au versionning. Un utilisateur peut se connecter de n’importe où, même chez un prestataire ou sur une station qui ne lui appartient pas. En renseignant les coordonnées de son compte, il retrouve son interface de travail et ses préférences utilisateurs dont ses raccourcis claviers.
Nous avons mené de nombreuses initiatives durant ces dix dernières années autour de la vidéo, avec notamment Adobe Anywhere qui nous a permis de comprendre les contraintes et les enjeux, autour notamment de la notion de streaming. Une des grandes questions autour de la vidéo concerne l’accès aux fichiers vidéo. Le nerf de la guerre c’est de réussir à ne pas déplacer les fichiers stockés en réussissant à les lire depuis l’endroit où ils sont. Face aux besoins accrus de travailler en collaboratif sur des projets audiovisuels, nous avons entamé en 2019 une forte réflexion pour rendre le partage à travers le cloud plus efficace pour la vidéo.
Le projet Adobe Premiere Rush représente-t-il une étape importante dans cette exploration de la vidéo dans le cloud ?
Nous sommes partis du constat qu’aucun outil ne proposait d’expérience utilisateur unifiée à travers les différents appareils : smartphones, tablettes et ordinateurs, alors que le besoin existait. Nous savons synchroniser des projets et des médias avec l’espace de stockage Creative Cloud. Avec Adobe Premiere Rush nous proposons un espace utilisateur commun à tous les appareils. Nous avons travaillé autour de l’interface du smartphone pour proposer une expérience tactile, simple et intuitive. Alors que les applications pour poste de travail (desktop) sont prévues pour être utilisées via un clavier et une souris, l’interface du smartphone nous a contraint au design d’une application ultra simple. Nous avons constaté a posteriori que les utilisateurs d’Adobe Premiere Rush restent principalement sur smartphone. Lorsque les utilisateurs passent sur des ordinateurs fixes, bénéficiant alors d’un espace de travail plus grand, ils souhaitent bénéficier de fonctionnalités plus complètes, nombreuses et professionnelles et se tournent naturellement vers Premiere Pro.

Comment un utilisateur ayant commencé un projet sur Adobe Premiere Rush peut-il accéder à plus de fonctionnalités en passant sur une station de travail fixe ?
Un projet Premiere Rush peut être ouvert dans Premiere Pro. Cette notion de continuité est essentielle. Un utilisateur qui ne connaît pas la vidéo sera forcément attiré par Rush, voire même Spark (aujourd’hui Adobe Express). Notre modèle d’abonnement est également intéressant parce qu’il permet de tester facilement des outils. Spark Vidéo est une solution de montage piloté par modèles où l’utilisateur s’intègre dans un scénario. On lui propose par exemple de tourner un plan large, puis de faire un focus sur un objet jusqu’à obtenir sa vidéo. Rush et Spark permettent d’amener des gens qui n’y seraient pas venus naturellement vers la vidéo.
Nous avons depuis ces cinq dernières années une croissance énorme d’utilisateurs liée à l’explosion de la vidéo sur les réseaux sociaux, Instagram, TikTok et YouTube. Pendant les confinements, la vidéo est devenue le médium de communication le plus efficace, ne serait-ce que par les échanges en visioconférences. Nous accueillons ces utilisateurs avec des outils comme Rush. Une évolution naturelle les amène vers une demande de fonctionnalités accrue. Pour que leurs vidéos fonctionnent, les utilisateurs cherchent à y intégrer des effets et du graphisme. C’est pour cela qu’en exploitation sur poste de travail, Premiere Pro restera l’outil privilégié.
Adobe Premiere Pro a-t-il pris en compte ces nouveaux utilisateurs dans ses évolutions ?
Nous avons effectivement apporté des modifications à Premiere Pro, notamment via un module d’import de médias qui simplifie l’approche de création du projet et de la première séquence de montage, que ce soit pour les utilisateurs avertis ou les nouveaux venus dans le monde la vidéo. L’utilisateur peut y créer sa première séquence à partir d’une sélection de plans. C’est une notion qui est héritée d’Adobe Premiere Rush. Pourquoi est-ce que l’interface devrait être compliquée quand on peut proposer un outil simple ? Dans cet esprit, nous avons proposé un second module dédié aux exports. Aujourd’hui le challenge principal d’un outil comme Premiere Pro, qui va bientôt fêter ses trente ans, c’est d’évoluer bien sûr, mais également de proposer une nouvelle expérience utilisateur. Le marché de la vidéo est bien plus vaste qu’il y a dix ans.
En revenant à la réflexion des outils dans le cloud, l’application Adobe Premiere Rush a-t-elle été pensée comme un outil « cloud natif » ?
En termes de développement logiciel, certaines applications sont conçues pour fonctionner via une connexion cloud. Rush peut fonctionner offline, mais l’application est pensée pour être connectée en travaillant avec des contenus synchronisés. Frame.io va encore plus loin, parce que l’outil n’est accessible qu’à travers un explorateur Web, ce n’est pas une application autonome.
Le Covid a eu un fort impact sur nos réflexions qui avançaient mais restaient historiquement liées au poste de travail. La pandémie a imposé une accélération sur les recherches autour de la collaboration. Nous voulions rendre la capacité à collaborer autour de la vidéo et de la postproduction plus accessible : comment partager des vidéos, comment accéder à des vidéos à travers le cloud ? Frame.io étant la base parfaite pour travailler sur ces offres, nous nous sommes interrogés sur l’opportunité de développer un outil équivalent ou de l’acquérir. Adobe a racheté Frame.io en octobre 2022.

Peux-tu nous présenter le concept de base de Frame.io ?
En 2015, pour partager des vidéos, les utilisateurs devaient passer par des mails ou diverses options de liens telles que Wetransfer ou d’autres solutions équivalentes. La collaboration et les échanges de modifications se faisaient par mail. Il était compliqué de suivre les évolutions de versions et de s’assurer que les modifications demandées ciblaient la bonne partie de la vidéo ou la bonne image. De ce constat est née l’idée de base d’Emery Wells et de son associé John Traver de développer une solution d’hébergement de vidéos dans le cloud par l’intermédiaire d’un lien vers lequel pointeraient toutes les personnes devant collaborer sur la vidéo. L’expérience est alors complètement intuitive et la solution s’intègre directement aux outils créatifs. Frame.io est devenu un outil de référence dans son domaine, il est facilement adoptable par n’importe quel utilisateur, créatif averti ou non.
Aujourd’hui l’enjeu principal c’est de pouvoir créer plus de vidéos pour gagner en efficacité. Pour cela les utilisateurs doivent pouvoir collaborer. Frame.io permet aux décideurs, aux responsables marketing chez les marques, ou aux rédacteurs en chef dans les chaînes de télévision d’accéder facilement aux vidéos et de pouvoir interagir avec leur équipe créative en les annotant directement. Frame.io rend la conversation autour de la vidéo aussi simple qu’une notification que l’on peut recevoir. Frame.io propose une expérience utilisateur extrêmement fluide en cassant les barrières technologiques. Cette simplicité apparente, surtout lorsqu’il s’agit de proposer une solution stable via des outils cloud est extrêmement complexe à obtenir. C’est pour nous une formidable opportunité pour intégrer nos outils créatifs dans un process de travail qui s’étend au-delà des créatifs eux-mêmes, aux donneurs d’ordres. Notre ambition avec le cloud, c’est la collaboration vidéo.
Il me semble que Frame.io propose également un outil qui s’intègre dès le tournage.
Nous avons observé la réalité des besoins de nos clients. Est-ce que le process débute au niveau de la caméra ? Dans le contexte très professionnel d’un tournage de film, doit-on capturer les rushes tournés et les diriger directement vers le cloud pour que les équipes créatives puissent y accéder instantanément, les baliser et travailler directement dessus ? Camera-to-Cloud de Frame.io permet d’étendre la notion de collaboration à la pré-production. Les matériels actuellement compatibles sont le Teradek Cube 655, les Sound Devices 888 et Scorpio, les caméras RED DSMC2 et Komodo, Panavision DXL2 et les caméras Arri Alexa.
Depuis le mois d’avril le marché a été élargi, puisqu’il est désormais possible de connecter un Atomos Ninja à un boîtier ADSL pour envoyer les images dans le cloud. Dans le domaine du tournage au smartphone, C2C est intégré à Filmic Pro. Les vidéos tournées avec le smartphone sont alors instantanément publiées dans le cloud avec cette même expérience utilisateur. D’autres fabricants proposent des solutions d’envoi dans le cloud, mais aucun n’atteint ce niveau.

Exploitez-vous Camera-to-Cloud en utilisant l’espace de stockage Creative Cloud ?
De nombreuses solutions reposent sur du stockage cloud, c’est le cas de Frame.io qui est hébergé chez AWS. Une question se pose naturellement : est-ce que l’on peut les exploiter avec son propre stockage, « bring your own storage » ? Il y a quelques années, en informatique, est arrivé la notion de « bring your own device », « utilise ton propre ordinateur ». Les employés venaient dans leur entreprise avec leur propre matériel, smartphone ou ordinateur portable, le service informatique devait être capable de les intégrer dans leur système d’information. Avec le principe d’abonnement Creative Cloud, on propose le « bring your own license ». La question importante avec la vidéo, c’est la performance du stockage pour assurer la même expérience utilisateur, celle-ci n’est pas liée uniquement à l’ergonomie de l’outil. Frame.io a choisi pour offrir une performance optimale d’imposer son stockage. Aux clients qui nous posent la question, nous leur demandons s’ils seraient prêts à assumer une expérience dégradée. Malgré cette contrainte, Frame.io se déploie à grande vitesse.
Avec Frame.io, le tournage n’est pas utilisé pour de l’archivage mais pour du « work in progress » (travail en cours). Une fois les médias tournés, ils sont mis à disposition des équipes créatives. Ensuite en postproduction, une fois le film monté dans Premiere Pro, les monteurs envoient le média finalisé dans Frame.io pour l’étape de validation. Lorsque le film est hébergé sur YouTube, les utilisateurs doivent choisir ce qu’ils font des médias. Ils peuvent les déplacer sur un autre stockage, sur des bandes LTO ou dans le cloud. À une époque, on réfléchissait à stocker ses médias selon leur utilisation et leur type sur des disques durs adaptés dont le prix était également différent. Aujourd’hui cette notion est à nouveau d’actualité avec le stockage cloud qui est facturé selon sa performance. Pour travailler en vidéo, la performance est primordiale.
Avec Camera-to-Cloud, les médias sont hébergés dans le stockage de Frame.io. Qu’en est-il pour la postproduction ? Les médias sont-ils rapatriés sur les solutions des postproducteurs ?
Actuellement Frame.io ne permet pas d’accéder aux médias directement, il n’y a pas de solution de streaming pour la postproduction. Les équipes créatives doivent récupérer les médias depuis Frame.io qui génère automatiquement plusieurs versions des médias capturés à partir des sources en ProRes, en DNxHD, ou en RED par exemple. Plusieurs versions de fichiers proxys sont créées pour rendre le contenu accessible à travers les interfaces de Frame.io. Lorsqu’ils rapportent les médias pour la postproduction, les utilisateurs créatifs sont invités à choisir la résolution avec laquelle ils veulent travailler. Ça peut être la version native ou un fichier proxy. Actuellement, nous nous interrogeons sur le chemin à prendre pour peut-être pouvoir monter directement depuis des médias natifs qui resteraient dans le cloud.
Proposez-vous Frame.io uniquement via l’abonnement Creative Cloud ?
Nous avons fait un premier pas dans l’intégration de Frame.io en évitant l’installation d’un plug-in qui est d’office intégré. Un espace de travail dédié est intégré à After Effects. Les utilisateurs Adobe Creative Cloud ont accès à une version « limitée » pour deux utilisateurs, cinq projets et 100 giga d’espace pour stocker les vidéos dans Frame.io (stockage différent du stockage Adobe Creative Cloud). Les utilisateurs qui ont besoin de fonctionnalités plus importantes doivent souscrire à un abonnement Frame.io « traditionnel », Team (équipe) ou Entreprise (accès à des fonctionnalités de watermarking, un espace de stockage plus conséquent et des fonctionnalités d’archivage importantes pour des studios ou des chaînes de télévision).

Quelle est la principale force de Frame.io ?
La notion d’engagement aujourd’hui est essentielle. Il faut que l’expérience soit fluide pour que les utilisateurs à tous les niveaux, du créatif au client final, soit contents d’utiliser la solution et puissent lire les vidéos fluidement. Certaines solutions de Media Asset Management exploitées dans le milieu professionnel, notamment dans des chaînes de télévision, manquent d’ergonomie. L’engagement des gens s’en ressent. Avec Frame.io les utilisateurs se savent bien traités et ont envie d’utiliser l’outil. Cela peut paraître simpliste, mais c’est essentiel. La liste des clients est extrêmement longue. Nous abordons le marché avec une solution que beaucoup ne connaissent pas, c’est super excitant. Aujourd’hui nous sommes en mesure de proposer à notre communauté cette offre collaborative élargie. Nous sommes maintenant ouverts à leur envie, et l’évolution reste en cours. De nombreuses évolutions sont à venir…
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #48 p. 56-61
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