Pour la postproduction des programmes, mais plus encore pour la fabrication en flux des contenus d'actualité, les chaines de télévision ont massivement recours, depuis quelques années, à des processus de travail collaboratifs. La volonté de fabriquer vite et en grande quantité, sans ralentissements ni interruptions accidentelles du flux de production, oblige à optimiser ces processus par des ajustements successifs portés aux systèmes techniques... et une amélioration des procédures d'exploitation (avec des opérateurs qui n'ont pas nécessairement un profil de technicien). L'efficacité repose sur une adéquation des moyens matériels, logiciels et organisationnels mis en jeu. Le stockage numérique des médias est bien souvent au centre de cette équation complexe : comment choisir alors le type de carte mémoire qui va résister aux conditions de tournage et passer l'épreuve du transfert et de la gestion industrialisée des médias. Quelle solution de serveur va pouvoir garantir la haute disponibilité attendue ? Quelle capacité de stockage reste redimensionnable selon l'évolution des activités ? Des accès rapides et concurrentiels, une sécurisation sans faille, des médias dématérialisés sont indispensables au déroulement des étapes d'une production. Quelle combinaison de choix technologiques peut permettre des échanges simples, rapides, fiables, automatisables à souhait, pour orchestrer les opérations en toute sécurité ? La recherche de ce workflow cible, fluide, souple et lisible passe immanquablement par la sélection de solutions de stockage pertinentes aux plans technique, économique et pratique. Un choix rendu difficile par une offre commerciale complexe, ouvrant l'ère du Big Data des médias. Des serveurs de production aux archives offline en passant par les serveurs proximité, voici un aperçu de quelques solutions de stockage mises en œuvre chez les post-producteurs, et souvent à une plus large échelle chez les diffuseurs.