Le soleil vient à peine d’entamer sa propre course que, déjà, des dizaines de conducteurs divers serpentent aux abords de la ligne d’arrivée. Le câblage commence entre six heures et sept heures en zone technique – la veille de l’étape du jour pour la salle de presse – et le raccordement aux camions vers huit heures.
Chaque jour, les équipes d’Orange tirent ainsi de quatorze à vingt-deux kilomètres de câbles et fibre optique vers les cars-régies des médias, la tribune commentateurs, le chronopôle, le protocole et le quartier des coureurs. En gros, « le delta est de un sur dix : pour un kilomètre de câble multipaires cuivre, nous posons dix kilomètres de 12 FoP sur une ligne d’arrivée », résume Henri Terreaux, directeur chez Orange Events, en charge du dispositif du Tour de France.
Lequel, côté ressources humaines, a mobilisé, en 2020, une équipe permanente de trente-huit techniciens et quatorze logisticiens (chauffeurs, cuisinier…) pour le transport, le montage, la mise en route et la maintenance des équipements, auxquels sont venus s’agréger en moyenne, chaque jour, trente techniciens pour la mise à disposition des lignes et des fibres optiques. Soit un total de plus de 800 techniciens accrédités sur toute la durée du Tour, plus une vingtaine de superviseurs mobilisés nuit et jour sur les plates-formes de services (mobiles, wi-fi, FH, DSLAM, IPBX…).
Trois dessertes internes
Sur la Grande Boucle, trois dessertes internes incombent à l’opérateur national. D’abord, le village départ et ses trois réseaux wi-fi, son réseau de caméras de vidéosurveillance, ses liaisons pour le podium signature et pour les médias, son réseau GSM. Ensuite, la salle de presse avec ses cinq réseaux, ses lignes pour l’organisation (jury des commissaires, produits dérivés, hébergement, caravane publicitaire, direction des sites, garde républicaine…), ses véhicules itinérants (camion reprographie/accréditations, camion médical pouvant réaliser des radiographies, échographies, soins de première urgence…). Enfin, la ligne d’arrivée avec 350 lignes fibre et cuivre, cinq réseaux wi-fi, un réseau de quatre caméras de vidéosurveillance, des liaisons prioritaires vers le PC Sécurité, le chronopôle, le pôle web et les réseaux sociaux d’ASO – l’organisateur du Tour –, le bus interview, la tribune commentateurs, le véhicule SNG de l’UER/Eurovision…
Ici, la desserte interne s’adapte à la topologie des lieux. À Nice, par exemple, d’où s’est élancé le Tour 2020, le studio RMC, sur la promenade des Anglais, était situé à 400 mètres à une extrémité du camion d’Orange et le car de production de l’ARD (télévision allemande) à 300 mètres à l’autre extrémité, soit une zone d’arrivée de 700 mètres de long. Par comparaison, celle de Privas était plus compacte.
Elle dépend aussi de l’arrivée et du positionnement aléatoire des véhicules. Hormis les invariants (tribune, chronopôle, protocole) le long de la chaussée d’arrivée, les cars-régies se positionnent, de façon aléatoire, en fonction de leur arrivée dans la nuit. Ainsi, « chaque matin, nous devons réinventer la distribution d’un réseau local pour acheminer les 350 lignes qui alimentent les médias et l’organisation », pointe Henri Terreaux.
Depuis l’an dernier, une majorité de camions se positionnent définitivement dans la nuit, ce qui simplifie le montage le matin. « Le report du Tour de juillet à septembre a légèrement raccourci la fin du démontage : 21h/21h30, au lieu de 22 heures. Mais nous avions fait équiper tous nos camions de gros projecteurs pour démonter et ranger dans des conditions de visibilité diurne », indique le responsable.
Dans la semaine qui précède la Grande Boucle, les équipements réseaux de base sont embarqués à bord des camions, qui transportent au total vingt tonnes de matériel, comme des valises wi-fi, des régies vidéo, des IPBX (commutateurs (PABX) de nouvelle génération en VoIP) ou encore des DSLAM (multiplexeurs d’accès) dont on distingue deux types (ISAM full Giga Ethernet d’Alcatel-Lucent et GPON FTTH (7 360 ISAM – FX 4) du même constructeur). « La veille du départ, nous pré-équipons les camions des médias et de l’organisation en routeurs, antennes wi-fi et câblages internes. D’autre part, nous réalisons une aide à la QoS (qualité de service) pour aider certains techniciens médias à paramétrer leurs installations », complète Henri Terreaux.
Différents cas de figure
Chaque étape représente une configuration différente, tant pour la partie réseau qu’en desserte interne. Dès leur arrivée aux premières heures du jour, les équipes d’Orange raccordent les liens Gb/s aux camions, vérifient que les routages ont bien été acheminés pendant la nuit et les VLAN (réseaux locaux) bien recréés. Elles étudient la zone – car les camions n’occupent pas les mêmes emplacements que la veille – et proposent un nouveau plan de desserte interne. En parallèle, d’autres équipes montent le village départ et la salle de presse. Entre 10 heures et 11 heures, le câblage est terminé sur une ligne d’arrivée et la phase de test commence, en coordination avec les responsables techniques des différentes équipes. Le début d’après-midi est consacré à la préparation des étapes suivantes, aux visites de présentation du dispositif et à la supervision permanente des réseaux (réajustement des débits, re-paramétrage d’un azimut…).
« Dès la course finie, nous réalisons la partie visioconférence (interview du porteur du maillot jaune et du vainqueur de l’étape), puis le démontage commence à la fin des émissions d’après-course (Vélo Club). L’heure de fermeture d’une ligne d’arrivée est à 22 heures et à 23 heures en salle de presse ».
Quant à la partie réseau, celle-ci s’avérait particulièrement complexe cette année, Christian Prudhomme, le directeur du Tour, ayant choisi quatre lieux dépourvus de toute desserte en la matière : le Mont Aigoual, le Puy Mary, le Grand Colombier et le col de la Loze. Pour certains lieux d’arrivée, comme le Mont Aigoual et Orcières-Merlette, l’option fibre a été retenue. Pour d’autres (Puy Mary, Grand Colombier et col de la Loze), les solutions choisies alternaient fibre et transmission par faisceaux hertziens. « Pour la desserte de la ligne d’arrivée à Saint-Martin-de-Ré, nous avons dû poser provisoirement trois kilomètres de fibre optique dans les douves de la citadelle Vauban », signale encore Henri Terreaux.
Par ailleurs, en plus des dessertes fibre quotidiennes, sur les étapes où les zones techniques sont distantes, Orange fournit les fibres pour ASO TV, le signal privatif de France Télévisions, diffuseur de la course, et le signal international. « Nous l’avons fait cette année pour les étapes de Sisteron et du Mont Aigoual, où nous avons tiré des 36 FoP. Sinon, nous raccordions des 12 FoP sur chaque site. Par comparaison, en 2019, nous avions posé une 72 FoP sur l’étape de Val-Thorens. » Si la capacité des fibres est variable, la technologie utilisée (Neutrik) reste la même. « Nous sommes fidèles à ce type de matériel, tant pour sa fiabilité que pour son système de connectique sécurisé », justifie Henri Terreaux.
Prévenir les dysfonctionnements
Au total, plus de 250 kilomètres de câbles multifibres et 70 kilomètres de génie civil ont été nécessaires pour alimenter en réseau les vingt-et-une villes étapes du Tour 2020, dont treize étaient inédites. Parmi les plus câblées, figurent le Mont Aigoual avec vingt-six kilomètres de fibre optique et dix-sept kilomètres de génie civil – en tenant compte des aménagements apportés au réseau déjà existant en amont de Valleraugue – et Orcières-Merlette avec seize kilomètres de fibre et six kilomètres de génie civil.
Pour une garantie de bonne fin, les câblages des liens cœurs ou sources sont soumis à trois tests successifs : au moment de leur fabrication, à J-3 et le matin de leur mise en service. « Ces liaisons sont monitorées par des hyperviseurs et des bilans optiques me sont régulièrement fournis », glisse Henri Terreaux. Les mesures sont réalisées à l’aide de réflectomètres que possèdent les techniciens aux différents points de coupure. « Nous sommes toujours plus vulnérables quand nous multiplions les points de coupure car il existe plus de risques potentiels de contraintes de jarretières optiques, d’affaiblissement, de gel de réseau non respecté, etc., qui peuvent nous fragiliser. »
Reste le problème majeur des câbles et fibres qui desservent les camions des sites d’arrivée. « Pendant le démontage, un camion peut rouler sur un câble », poursuit le responsable. « Il nous arrive donc de remplacer des câbles défectueux, mais notre séquence de test et la marge horaire nous permettent de les changer de façon indolore pour les médias et l’organisation. Par ailleurs, en cas de conditions climatiques extrêmes, tous nos équipements sont soit étanches, soit bâchés et isolés du sol ».
Pour autant, chaque édition du Tour de France comporte son lot de dysfonctionnements qu’il faut corriger avant le direct. Ainsi, cette année, sur l’étape de Villard-de-Lans, le lien Gb/s accusait un affaiblissement de -50 dB trop important, d’où une bascule immédiate sur le lien secours. Au Grand Colombier, les hélicoptères de la Gendarmerie Nationale, en traversant à plusieurs reprises les faisceaux hertziens qui pointaient vers Seyssel et Chindrey, provoquèrent des coupures de trois à quatre minutes, le temps de resynchroniser les équipements. « Leurs pilotes ont été informés immédiatement et l’impact a été nul, car nous étions en début de course et non dans le final de l’étape », relativise Henri Terreaux.
La sécurisation du dispositif s’effectue à deux niveaux : les liens d’accès, avec une sécurisation de type RS2 et des nœuds d’accès différents, puis des parcours secours qui pointent sur des équipements réseaux. « Au cas où une soudure optique lâcherait, il est essentiel d’avoir un routage physique en parallèle pour switcher immédiatement. Ainsi, pour l’étape du Puy Mary [lire plus loin, NDLR], nous pointions sur Aurillac et Clermont-Ferrand. A tout moment, nous pouvions modifier le routage de façon transparente pour les utilisateurs ». De la même manière, pour les faisceaux hertziens (FH), dont la technologie n’a été utilisée que sur trois des quarante-deux sites (vingt-et-un départs et vingt-et-une arrivées) en 2020, les équipes d’Orange dissocient les FH GSM des FH réseau et multiplient les « trunks » FH (segmentation de la transmission sur différentes radios). « Nous avons renforcé la sécurisation avec des “ point à point ”, ce qui, en l’occurrence, permettait à tout moment de déporter des liaisons du camion principal, situé dans la vallée de Dienne, vers le camion secondaire, situé au sommet du Puy Mary. Enfin, nous avons toujours la possibilité de nous appuyer sur les satellites de notre filiale Globecast Reportages ». Laquelle assure par ailleurs l’acheminement des signaux audio et vidéo en provenance des motos et des moyens aériens de la production.
« La 4G, c’est pour quand ? »
« Chez Orange, notre priorité est l’accélération du déploiement de la 4G en zones rurales pour n’oublier personne », revendique Henri Terreaux. Malgré tout, dans des territoires à la topographie hostile à l’arrivée du haut débit, tels l’Ariège, l’Auvergne, la Lozère, le Lot ou l’Aveyron, le désenclavement numérique se fait attendre. « La 4G, c’est pour quand ? », lance ainsi un spectateur dans la montée du Puy Mary, au passage de notre véhicule portant la livrée de l’opérateur national et piloté par Jacques Michaud, un ancien du peloton, reconverti en as du volant. « Cette année, nous avons couvert 85 % du parcours en 4G. En parallèle, nous ne cessons d’accompagner les collectivités locales dans le déploiement de la fibre, dont 70 % des accès sont l’œuvre de nos équipes. Donc, que ce spectateur se rassure, nous nous activons à faire progresser nos réseaux », réagit à distance Henri Terreaux.
La densification des réseaux mobiles résulte des études menées, un an plus tôt, par les équipes de géomarketing, les unités d’intervention et les unités de pilotage réseaux d’Orange, qui étudient le profil de chaque étape et cartographient les couvertures réseaux existantes (indoor et outdoor) en 3G et 4G à proximité de la route du Tour.
Pour l’édition 2020, ce sont plus de 1 000 communes qui ont ainsi été expertisées. « Cela a permis à 207 d’entre elles, situées dans un rayon de dix kilomètres, de migrer vers cette dernière technologie et à trente-cinq autres, traversées par le Tour, de bénéficier de l’installation d’un réseau ou d’un « upgrade » en 4G. Par ailleurs, nous avons installé quarante-deux relais mobiles temporaires pour densifier les sites de départ et d’arrivée », détaille le responsable.
En outre, les relais 3G/4G, qui desservaient en FH la station d’Orcières-Merlette, ont été « opticalisés », suite au tirage et au raccordement de seize kilomètres de fibre. Il en est de même pour le Mont Aigoual, l’Espace Valgora de Loudenvielle, Le Château-d’Oléron, la commune de Chauvigny, le lycée climatique de Villard-de-Lans, le parc des Expositions de La Roche-sur-Foron…
L’évolution de la 4G, associée à la migration de réseaux 2G et 3G vers cette technologie, entraîne chaque année une augmentation de 15 % à 35 % du trafic voix traité par la 4G et de plus de 90% des usages data. En 2020, côté GSM et fibre, le bilan final s’établit à 2,3 millions de minutes de connexion internet tout au long de la course et 135 To de données échangées. Cependant, côté GSM voix et SMS, en raison de la crise sanitaire qui a privé le Tour d’une partie de son public et de ses diffuseurs, « le nombre d’Erlangs, par rapport aux quelque 500 000 de l’an dernier sur la durée de l’épreuve, a stagné avec une volumétrie moyenne journalière de 16 900 Erlangs », note Henri Terreaux. Lequel reste persuadé que, dans le futur, « une partie de la production audiovisuelle se fera à distance sur des supports fibre ou GSM avec des volumes dépassant les xxx 10 Gb/s. »
La 5G à l’arrêt
Cette année, « les seules évolutions ont été dans la partie services que nous pouvions amener à l’épreuve : caméras de comptage, solution de visioconférence à distance, serveurs interactifs… », enchaîne le responsable.
Ainsi, conformément aux directives ministérielles, ASO souhaitait limiter les flux sur les sites d’arrivée. Pour ce faire, Orange a expérimenté une solution de comptage de flux VKM Zoom, avec l’installation, à Nice, de six caméras dotées de capteurs stéréoscopiques pour visualiser les flux entrants et sortants sur la salle de presse et l’arrivée. Ce comptage en temps réel pouvait être consulté, via une application dédiée, sur tout type de support (PC, GSM…). « Ailleurs, ce comptage ne se justifiait plus, dès lors qu’ASO et les autorités avaient pris la décision d’isoler les lignes d’arrivée », explique Henri Terreaux.
De même, en raison de la crise sanitaire, Orange a dû mettre en place une solution sur mesure pour les conférences d’après-course. Dans la salle de visioconférence, située dans le quartier des coureurs, seuls un technicien d’Orange et le traducteur étaient présents. Tout se faisait par écran interposé. Le système de visioconférence HD reposait sur un lien SDSL 50 Mb/s et des encodeurs/décodeurs MGW Ace de la marque Vitec ont été testés pour l’occasion. « Les performances de ces équipements en matière de latence, avec des délais ultra faibles (jusqu’à 160 ms), alliées à des qualités d’encodage et la possibilité d’utiliser plusieurs profils préconfigurés, ont motivé ce test. Pour les journalistes externes à la course (ligne d’arrivée, salle de presse), une interface WebEx sur notre régie permettait des interventions distantes. »
Une autre première a été la réalisation en Web TV d’un live du dispositif d’arrivée, filmé par quatre caméras 360° sur un support wi-fi à 700 Mb/s.
En revanche, le passage attendu de trois liens 1 Gb/s à trois liens 10 Gb/s, alimentant les trois ISAM nécessaires à la desserte des besoins des différentes familles du Tour (médias, partenaires, équipes…), n’a été que partiel, seulement sur un tiers des étapes, dont Nice et Lyon. « L’absence de certains médias (NBC, SBS…) impliquait que nous ne dépasserions pas les débits crêtes d’1 Gb/s, d’où notre décision de rester sur une architecture raisonnée », justifie Henri Terreaux.
D’autre part, si pendant deux ans Orange a proposé des démonstrations de Li-Fi sur les zones d’arrivée, en prévision des nouveaux usages dans des espaces souterrains à éclairage permanent comme dans un foyer derrière des éclairages Led, « le confinement ne nous a pas permis de mettre en place les équipements souhaités dans nos camions cette année.»
Surtout, « le Tour avait été choisi comme support d’expérimentation 5G, laquelle permettra de soulager une 4G très sollicitée dans les zones urbaines. Mais les incertitudes liées au Covid n’ont pas permis de pouvoir mettre en œuvre un « use case » à Nice », déplore le responsable. Lequel espère néanmoins que « le Tour 2021 permettra une démonstration des débits plus performants liés à cette technologie. »
983 000 connexions en une heure au Puy Mary
La treizième étape du Tour de France 2020, entre Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) et le Puy Mary (Cantal), a établi un nouveau record de connexions internet.
Au Puy Mary, le dispositif a dû s’adapter à une contrainte majeure : l’impossibilité de stationner l’ensemble des moyens techniques sur le lieu d’arrivée. Ainsi, une partie du TV compound avait pris place au sommet, une autre partie dans la vallée de Dienne, à seize kilomètres de là. « Dans ce genre de situation, nous sommes obligés d’activer deux camions avec deux liens Giga Ethernet : un au sommet et un autre sur la seconde zone technique », précise Henri Terreaux. « Le choix s’est posé de réaliser un fibrage définitif depuis les vallées de Dienne et Mandaille, mais il n’a pas été retenu. »
Le départ de Châtel-Guyon a nécessité le déploiement de sept liens fibre (FTTH) et de quatre liens cuivre pour couvrir les besoins des broadcasters, des réseaux wi-fi, des caméras de vidéosurveillance et de la liaison TV du podium signature.
Côté arrivée, le dispositif se segmentait en trois parties : à Murat, un lien 1 Gb/s desservait la salle de presse, située dans un complexe sportif, et deux fibres complétaient la desserte des bureaux de l’organisation dans un établissement scolaire distant de 300 mètres. Au sommet du Puy Mary, le dispositif comprenait un lien 1 Gb/s en FH provenant de Dienne, un « point à point » fibre sur FH et un FH 500 Mb/s, couplé à un relais 3G/4G, pour couvrir la montée et la ligne d’arrivée. Ce lien desservait le chronopôle, la visioconférence, la vidéosurveillance, les agences photos, ainsi que les télés et radios autorisées à travailler au sommet. Enfin, à Dienne, sur la zone technique n° 2, un lien 1 Gb/s alimentait la tribune commentateurs, le PC sécurité, les cars-régies et les stations satellites des télés et radios du monde entier, la Web TV, les réseaux sociaux et la permanence d’ASO…
« L’ensemble Dienne/Puy Mary n’était pas dimensionné pour recevoir le troisième événement sportif mondial. Il a fallu tirer 6,5 km de fibre, établir trois flux FH entre le village de Dienne et le sommet du Puy Mary sur une distance de transmission à vue de 18 km et installer deux relais GSM temporaires », résume Henri Terreaux, avant d’ajouter : « Cette étape était la plus difficile car notre routeur était situé à Aurillac et nous avons enchaîné, sur 48 km, sept points de coupure sur deux WDM et un bond FH pour atteindre le sommet. »
Elle aura cependant permis de pulvériser le record de connexions en une heure (983 000, contre 350 000, l’an passé, au Tourmalet). « Pour le Puy Mary, nous étions à une moyenne de 8 000 SMS/heure », prolonge le responsable. En la matière, le col de la Loze et La Planche des Belles Filles complétant le podium.
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #39, p. 110-115. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.
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