Export : carton plein pour les productions françaises à l’international en 2021 !

Si en 2021 la pandémie a impacté l’activité des exportateurs de programmes audiovisuels, la demande de contenus a été exponentielle partout dans le monde et la France a notamment tiré son épingle du jeu avec panache !
HPI

Publié le 12/09/2022

Le Centre national du cinéma et l’image animée (CNC) et Unifrance viennent de dévoiler leur traditionnelle étude annuelle sur l’export des programmes audiovisuels français. Cette dernière révèle une exportation des programmes audiovisuels français (ventes, préventes et apports en coproduction) au meilleur de sa forme avec un total de 375,9 M€ (soit +6 % par rapport à 2020) … Il s’agit d’un nouveau record historique après celui de 2020.

HPI, Paris Police 1900, La Jeune Fille et la nuit (nouvelle coproduction de l’Alliance européenne), Kubrick par Kubrick, Culottées… comptent parmi les exemples les plus emblématiques du succès des programmes français à l’exportation.

 

Des résultats portés par la croissance des préfinancements étrangers

Les producteurs se sont désormais mis en quête de porter des projets ambitieux, au caractère international… Les préfinancements étrangers sont donc au plus haut depuis 2001 dans les productions françaises : les préventes à l’étranger progressent de 30,5 % et dépassent pour la première fois les 100 M€ (à 101,5 M€), et les apports étrangers en coproduction sont également en hausse de 10,2 % pour atteindre 88,4 M€ (soit le plus haut niveau depuis 2003 à 111,5 M€).

Les préventes connaissent une très forte hausse en fiction notamment pour s’établir à 45,5 M€ (x2,4 par rapport à 2020) ; l’animation reste le premier genre préacheté à 47 M€ (-7,2 %) et les préventes de documentaires progressent à 8,8 M€ (+12 %).

 

Les ventes des programmes de fiction en forte hausse

En 2021, les ventes de programmes audiovisuels français se maintiennent globalement à un niveau élevé, à 186,1 M€ (- 5,5 % par rapport à 2020).

Dans le détail, les ventes de programmes audiovisuels de fiction sont en hausse de 21,8 % à 57,3 M€ soit leur plus haut niveau derrière le record historique de 2017 (63,7 M€), et représentent 30,8 % du total des ventes.

L’animation recule de 18,5 % à 60,8 M€, une baisse portée par quelques grands groupes et qui semble essentiellement conjoncturelle, liée au caractère cyclique de l’animation. Néanmoins, l’animation reste le genre qui s’exporte le mieux avec une part de marché de 32,7 %.

Enfin, les ventes de programmes de documentaires sont en recul de 20,1 % soit 36,8 M€, pour une part de marché de 19,8 %. Les exportateurs de documentaires ont particulièrement souffert des retards de livraison liés à la crise sanitaire, avec des reports de tournage et des goulots d’étranglement en post-production.

 

Les pays d’Europe de l’Ouest, premiers acheteurs de programmes français

La répartition géographique des ventes de programmes français reste sensiblement la même qu’en 2020. L’Europe de l’Ouest reste la première région d’achat de ces programmes à 80,6 M€ (-7,4 %) et représente 43,3 % des recettes mondiales, une part au plus bas qui reflète la tendance à la diversification des territoires d’exportation. L’Amérique du Nord est en deuxième position avec 23,3 M€ (-7,8 % et 12,5 % de part de marché), suivie par la zone Asie/Océanie à 14,7 M€ (-10,9 % et 7,9 % de PdM). Enfin, les achats venant de l’Europe centrale et orientale sont stables à 11,8 M€ (soit 6,4 % de PdM).

Les ventes de droits dans le monde se stabilisent au-dessus des 40 M€ pour la troisième année consécutive, à 41,1 M€, soit 22,1 % des exportations totales.

Les revenus issus de l’exploitation des programmes français sur les plateformes à l’étranger sont en croissance régulière et représentent 33,5 % des recettes d’exportation en 2021. Le marché de la vidéo à la demande est cependant en cours de transition, avec des signes de rationalisation des achats de la part des plateformes de VàD mondiales, tandis que de nouvelles opportunités pour la circulation des œuvres françaises émergent avec le développement des plateformes d’AVoD (Advertising Video on Demand) ou des chaînes FAST (Free Ad-Supported Streaming TV).

 

Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à consulter l’étude CNC « L’exportation des programmes audiovisuels français en 2021 »

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