Traditionnellement reconnu pour sa science des couleurs inégalée, FilmLight franchit avec Baselight v7 un cap vers l’automatisation intelligente. Face à des délais de post-production toujours plus serrés et des projets de plus en plus denses en couches d’effets visuels, le logiciel phare de FilmLight se dote de fonctionnalités conçues pour libérer le coloriste des tâches fastidieuses.
L’IA au service de la précision : Segment Anything

La grande nouveauté de cette version réside dans l’effet Segment Anything. Cet outil de Machine Learning permet de générer des masques (mattes) d’objets complexes de manière quasi instantanée à partir de sélections intuitives. Fini le détourage manuel fastidieux : l’algorithme identifie et isole les éléments de l’image avec une précision chirurgicale.
Pour parfaire ces masques, FilmLight introduit également le Matte Refiner et un Edge Filter mis à jour. Ces outils permettent de récupérer des détails extrêmement fins, comme des mèches de cheveux ou des transitions douces, assurant une intégration naturelle des masques générés par IA dans l’étalonnage final.
Gestion des profondeurs et effets atmosphériques
Baselight v7 démocratise l’usage de la profondeur de champ en post-production. Un nouveau générateur de Depth Map(carte de profondeur) permet désormais :
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- Depth Keyer : Pour étalonner sélectivement en fonction de la distance.
- Haze & Bokeh : Deux nouveaux opérateurs utilisant les données de profondeur pour simuler des effets atmosphériques (brume, brouillard) ou des rendus optiques (flous de profondeur) avec un réalisme physique.
Confo et Finition : Un workflow dopé à l’intelligence
La conformité, souvent perçue comme un goulot d’étranglement, bénéficie d’une mise à jour majeure avec le Transform Matching. Cet outil analyse automatiquement une référence “offline” pour faire correspondre l’échelle, la rotation et la position des plans sur la timeline.
Côté finition, l’opérateur Flow Blend fait son apparition pour réparer les images corrompues, lisser les jump cuts ou supprimer des clignements d’yeux indésirables, tandis qu’un nouvel opérateur de transition offre une souplesse inédite dans le traitement des raccords.
Performance et architecture
Sous le capot, FilmLight a revu son architecture de caching pour une réactivité accrue, protégeant les fichiers de cache critiques lors des sessions de visionnage. Le support des formats d’échange modernes et des courbes d’animation améliorées viennent compléter cette version 7, pensée pour la robustesse en environnement studio.
« Baselight v7 est une réponse directe aux réalités de la post-production moderne », explique Martin Tlaskal, responsable du développement chez FilmLight. « Les coloristes passent de plus en plus de temps à manipuler des masques et des éléments multicouches. Nous avons investi massivement pour qu’ils puissent gérer cette complexité avec plus de rapidité et de confiance. »
