You are currently viewing Comment l’IA impacte-t-elle le broadcast ?
© DR

Comment l’IA impacte-t-elle le broadcast ?

La concurrence croissante des fournisseurs de services de streaming OTT, l’évolution rapide des attentes des consommateurs et l’émergence de technologies de rupture – dont l’intelligence artificielle (IA) – convergent pour transformer le secteur du Broadcast.

Les leaders du secteur doivent donc accélérer leurs efforts pour moderniser les investissements dans la production et les technologies de l’information afin de prendre en compte de nouveaux workflows et de nouvelles capacités qui amélioreront leur positionnement sur le marché ; c’est ce que déclare Éric Deniau, vice-président de la recherche et du développement chez VITEC.

« Le secteur de la diffusion est en pleine mutation. Ses acteurs sont confrontés aux autres diffuseurs et à la concurrence croissante des fournisseurs de services de streaming qui ont des coûts opérationnels inférieurs – et des mécanismes de distribution plus simples – grâce à l’utilisation stratégique d’infrastructures IP », explique-t-il.

C’est un point important car la plupart des diffuseurs opèrent dans des environnements fragmentés qui ont évolué vers leur état actuel au fil des décennies. Les opérations successives du processus de production sont souvent exécutées dans des environnements cloisonnés et gérés dans des îlots d’automatisation non intégrés. De ce fait, les processus déconnectés sont souvent assemblés manuellement pour capturer, traiter et éditer le contenu, puis préparer leur programmation pour la distribution au public.

 

Nouvelles technologies pour nouvelles opportunités

Pour faire face à cette complexité, plusieurs technologies développées au cours des cinq dernières années ont abouti à la viabilité croissante des processus de production et de distribution de vidéo IP de qualité.

Éric Deniau © DR

« Les normes de compression avancées ont permis de réduire d’environ 50 % la taille des fichiers de contenu tous les sept ans. Ceci, associé à une augmentation de la capacité des réseaux internes, démocratise le développement et la distribution des flux vidéo compressés et non compressés.  L’émergence de nouveaux protocoles permettant la livraison de données entièrement compatibles avec la diffusion sur des réseaux IP (tels que le SMPTE2110) augmente encore les possibilités d’intégrer les workflows de production aux mécanismes de distribution. Les entreprises peuvent ainsi tirer parti de leurs réseaux pour prendre en charge la vidéo de qualité diffusion avec des fichiers proxy de basse résolution et compressés, ce qui rationalise les opérations de production et permet aux diffuseurs de réduire les coûts tout en accélérant le retour sur investissement », explique M. Deniau.

Enfin, la nature numérique de la vidéo sur IP en fait un très bon candidat pour alimenter les algorithmes de l’IA. Lorsqu’elle est combinée à des métadonnées, l’IA crée de puissants outils permettant de faciliter le stockage, la récupération, l’édition, le mixage et toutes sortes de traitements informatiques.

 

Investissements stratégiques dans les talents

Pour tirer parti de ces nouvelles opérations reposant sur la technologie, les dirigeants et les responsables informatiques devront adapter leurs stratégies actuelles.

Les diffuseurs doivent s’assurer que leurs réseaux informatiques d’entreprise sont mis à niveau ou repensés pour gérer le volume et la complexité des nouvelles applications vidéo et du trafic circulant sur les infrastructures d’entreprise. Ils doivent également choisir des stratégies d’interface pour gérer les interactions entre les réseaux de distribution d’entreprise et externes. Cela constitue une évolution importante des pratiques traditionnelles, car les installations de production audiovisuelle sont généralement isolées de l’infrastructure des entreprises.

 « VITEC s’attache à offrir des niveaux d’agilité supérieurs tout en permettant d’améliorer les pratiques durables dans l’ensemble du secteur. Notre mission consiste à développer des outils et des technologies faciles à déployer et simples à utiliser tout en minimisant leur implication énergétique grâce à une technologie qui limite l’impact environnemental et commercial d’un nombre de vidéos capturées, produites et distribuées plus important que jamais », conclu M. Deniau.