Partenaires du Festival depuis 15 ans, la Fondation Gan dote son prix de 20 000€, remis au distributeur français du film lauréat, présenté en compétition officielle de longs-métrages.
Dominique Hoff, Déléguée générale de la Fondation Gan, a commenté : « Avec juste de la pâte à modeler, du carton, des légumes, de la farine et du sucre, on accède à l’intime et à l’universel. D’une apparente simplicité et innocence, c’est une œuvre poétique, parsemée d’humour, une œuvre poignante qui reste en nous. »
Synopsis : Début du 20e siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.
Alain Ughetto a hérité de son père et de son grand-père un goût prononcé pour le bricolage qu’il infuse dans son cinéma par l’animation, un vecteur pour explorer l’intime. En 1985, Alain Renais lui remet le César du Meilleur court métrage d’animation pour La boule. En 2013, il réalise Jasmine, où se joue son histoire d’amour dans le tumulte de Téhéran à la fin des années 70. Après une longue maturation, il revient aujourd’hui pour façonner l’histoire de son grand-père et, à travers elle, celle de nombreux immigrés italiens.
C’est l’actrice Ariane Ascaride qui prête sa voix à Cesira, la grand-mère d’Alain Ughetto. Le réalisateur quant à lui, prête sa voix au narrateur du film.
« Ce qui m’intéressait, c’était de faire revivre mes grands-parents. Et dans le film, c’est ma grand-mère qui raconte son histoire, comme un conte raconté à un adulte. C’est une histoire personnelle qui s’adresse à tous : on commence avec “Je”, avant d’arriver au “Nous”… On y parle de migrations, et les migrations sont inscrites dans l’ADN des peuples. » a expliqué Alain Ughetto.
