On observe depuis plus de dix ans une accélération des rythmes de tournages. Le nombre de minutes utiles par jour demandé ne cesse de croître. Constamment l’œil sur la montre, les techniciens doivent s’adapter. Mais comment les chefs opérateurs réussissent-ils à tourner vite sans que cela n’altère leurs propositions artistiques ?
L’économie en cause ?
S’il est difficile de comprendre précisément pourquoi le rythme de tournage s’est intensifié, il semble que plusieurs pistes puissent en partie expliquer le phénomène. La baisse des budgets moyens, qui touche toutes les catégories d’œuvres, pousse les productions à serrer la ceinture et à tenter de réduire les coûts. Dans l’industrie du cinéma, se tournent aujourd’hui de plus en plus de films qui ont logiquement moins de moyens. Si l’on se fie aux bilans de coûts de production des films d’initiative française du CNC, ces dix dernières années, les projets de longs-métrages de fiction tournent autour des 4,5 et 5,5 millions d’euros. Les fluctuations sont liées au nombre d’œuvres tournées dans l’année. S’il était fréquent d’observer un coût moyen de production de 5,5 millions d’euros au début des années 2000, ces dernières années, la tendance s’affirme plutôt sous la barre des 5 millions d’euros. La part réservée à la technique est en baisse : de 16 % des coûts totaux de production, on passe à 10,8 % en 2020.
Cette diminution des budgets permet, en partie, de comprendre cette accélération des rythmes de tournage. Cette transition est aujourd’hui bien engagée en passant de dix ou douze semaines de tournages il y a une vingtaine d’années, à six semaines aujourd’hui.
Quand un projet de film éclot, le challenge est de répartir les coûts correctement. « Gérer un budget, c’est choisir où l’on met l’argent. En préparation, en tournage et en postproduction. Proportionnellement, ça se réduit partout. Pour le cinéma qui a besoin d’espace, d’air, de temps pour se tromper, réveiller les choses, ne pas être dans une machine qui broie la création, ça c’est rude. Tout est un peu malmené avec les budgets qui se réduisent. C’est un travail de longue haleine, il faut être prêt à affronter ça », explique Mathieu Vadepied.

Mais le modèle économique ne suffit pas à lui seul à expliquer cette course contre la montre. Avec la crise du Covid, l’avenir reste encore incertain. Après un arrêt des productions pendant le premier confinement, le travail a repris.
Charlotte Michel précise que « pendant le confinement, les créatifs ont créé ! ». Jean-Claude Flaccomio ajoute qu’« une fois le premier confinement terminé, les tournages en petites équipes ont été relancés. Suite à l’arrêt des tournages lié à la crise sanitaire, les diffuseurs manquaient de contenu, aujourd’hui ils veulent refaire leur stock et demandent d’aller très vite […]. Le risque “sans assurance” englobe la technique et l’artistique en ne prenant pas en compte le respect de l’humain ; certains fatiguent, d’autres bâclent, le côté égrégore d’une production tend à disparaître. Il est vrai qu’on nous demande d’en faire beaucoup plus pour un moins financier impactant toutes les phases de conception d’un film. »
Il est également possible de se confronter à une pénurie de techniciens tant les projets s’enchaînent. Difficile de savoir avec exactitude si cette demande croissante finira par s’essouffler ou si le développement des plates-formes va maintenir un nombre de commandes élevé et constant.
Quel que soit le projet, les contraintes économiques génèrent une pression permanente sur toute l’équipe technique, comme le précise Mathieu Vadepied : « Il y a une pression avec l’équation financière, industrielle, qui impacte directement le temps qu’on a pour faire les choses et ce temps crée des tensions : il est compté et il coûte très cher. On a besoin d’une acuité et d’une efficacité maximum, mais il ne faut pas que ce soit cela qui guide les choix artistiques, esthétiques, etc. parce qu’au final, ce sont ces décisions-là qui comptent quand on place haut l’idée qu’on a de ce que c’est faire un film. »
Les problèmes financiers et les besoins en termes de production permettent d’analyser en partie les causes de cette accélération du rythme, mais ne suffisent pas à justifier la division par deux du nombre de semaines de tournages en l’espace de vingt ans.
La technologie au service de l’art
Cette accélération peut également s’expliquer par une évolution des technologies mises à disposition des chefs opérateurs. C’est un constat partagé par de nombreux directeurs de la photographie, dont Paul Guilhaume, qui explique en partie la réduction du temps de tournage par la diminution des budgets, mais aussi par les avancées technologiques. « On peut réduire significativement la puissance des sources rapport à avant. Les outils sont plus performants, ce qui permet d’être plus rapide et qui a pour conséquence de comprimer beaucoup de temps de latence. Par exemple, avec le développement des technologies Led, on a un outil qui peut prendre beaucoup moins de temps à régler. Des opérations laborieuses sont en train de disparaître, les outils ont tendance à évoluer vers des solutions moins chronophages. »
Même constat pour Emmanuel Lakkari qui ajoute que « la réduction de la taille de la caméra joue un rôle. Cela permet d’aller plus vite lors de la mise en place, comme avec l’arrivée il y a quelques années de l’Alexa Mini. »

La réduction de la taille des outils et leur maniabilité ont toujours joué un rôle dans l’histoire du cinéma. Philippe Rousselot se souvient de la révolution engendrée par l’arrivée de la caméra Éclair 16. « À l’école, j’avais appris à travailler avec une caméra qui nécessitait l’aide de quatre personnes pour la porter, et on me disait qu’il fallait tout éclairer. Mais à la sortie de l’école, je me retrouve à travailler avec un chef opérateur qui utilise une “petite caméra” légère : l’Éclair 16. Cette caméra – qui n’était pas si petite – était une nouveauté que tout le monde a adopté très vite pour les documentaires, les informations et même certains longs-métrages. On ne coupe pas, on n’éclaire pas. C’était une bombe atomique. Simplement parce que, chez Éclair, ils ont conçu un appareil de prise de vues portable, synchronisable et silencieux. Ça n’a pas changé la nature des scénarios, mais ça a changé la narration, la façon de raconter une histoire. Je me souviens des premiers films sur lesquels j’ai travaillé, il y avait huit cents plans, le laboratoire trouvait ça incroyable, ils n’avaient pas l’habitude d’avoir huit cents coupes, maintenant ce n’est rien, parfois on en a deux mille […] ! Dans tous les arts, il y a eu des progressions technologiques qui ont fait prendre des voies nouvelles, seulement maintenant, ça va très vite. »
La technologie permet de s’affranchir de certaines étapes fastidieuses et peut être libératrice. Pour Jean-Claude Flaccomio, « la crainte ce sont les dérives qui peuvent découler de cette accélération et entraîner une uniformisation des projets. La grande facilité apportée par la technologie pourrait engendrer une autonomisation avec cette pression qui pousse à aller toujours plus vite […]. Mais le côté positif, c’est qu’il est également possible d’aller plus loin. L’arrivée des Led et des petites caméras modulaires et modulables permettent de tourner dans des endroits difficilement accessibles. Le Raw notamment en 16 bits laisse beaucoup d’ouvertures de création, la double sensibilité des capteurs et la maîtrise de ce que l’on appelle maintenant la “color science” y contribue. On peut avoir une dynamique et une latitude de modification lors de l’étape de l’étalonnage qui nous rassure et fait du bien. En même temps, à quoi bon ? En France, on diffuse en TV encore majoritairement en HD et, tenez-vous bien, en entrelacé ! Heureusement que la technique n’est que le second volet de notre travail, la lumière, le cadre, l’artistique en est le premier et puis, il nous reste encore le vrai cinéma. »
Il est parfois nécessaire que ces nouvelles technologies s’améliorent et se mettent au point avant de pouvoir les utiliser sans contrainte économique et logistique. Emmanuel Lakkari confie qu’il y a « beaucoup de belles choses qui arrivent, mais comme c’est neuf, ça coûte plus cher, il faut mixer avec des technologies récentes et d’autres plus anciennes. Une chose qui est importante, et qui est en train de se développer, c’est le label Eco-Tournage. On en est encore aux balbutiements au niveau des technologies, faisant que cela peut être fastidieux à suivre et fait perdre du temps au moment du tournage. Notamment avec l’interdiction d’utiliser des groupes électrogènes à essence : ça consomme moins mais c’est très gros. Il faut encore que les technologies se développent de ce côté-là. »
Si la question de la technique est importante et a permis de travailler plus rapidement, elle doit rester « secondaire » selon Mathieu Vadepied. « Il faut que la machine soit au service du film et pas l’inverse. On a besoin que les gens soient artistes eux-mêmes. Les techniciens sont avant tout des gens qui ont des visions, des caractères forts, des partis pris, qui ont une force de proposition et qui anticipent tout en respectant le projet du réalisateur, c’est ça qui prime. Il s’agit d’une combinaison complexe. »
Peut-être sommes-nous aujourd’hui arrivés au bout de cette accélération si l’on veut pouvoir créer du contenu de qualité. « Il paraît difficile d’aller encore plus vite, la limite est atteinte lorsqu’on atteint le maximum de ce qu’un acteur peut faire en une journée. Sur le tournage des Olympiades, on avait très peu de temps de latence dû à l’éclairage, c’était un tournage rapide et léger. Aller encore plus vite n’aurait pas permis de garder l’exigence demandée par Jacques Audiard », analyse Paul Guilhaume.
S’il faut que les techniciens ne cessent de faire preuve de réactivité au moment du tournage, c’est au moment de la pré-production qu’ils peuvent prendre le temps de travailler la part artistique de leur travail.

L’importance de la pré-prod
Afin de mieux s’adapter à l’accélération des rythmes de tournage, les chefs opérateurs préparent méticuleusement leur projet durant la période de pré-production. Paul Guilhaume consacre en moyenne deux mois à l’étape de la préparation précisant que « depuis le début de ma carrière, ça n’a pas bougé ni été affecté, je ne me sens pas bousculé en préparation et je me débrouille toujours pour libérer du temps afin de bien préparer les films. »
Une bonne préparation permet de penser le projet dans sa globalité, anticiper les problèmes et être plus réactif au moment du tournage. Charlotte Michel souhaiterait davantage de conscience du temps de travail en préparation. En évitant les contrats au forfait, il s’agirait de mieux répartir le salaire des chefs opérateurs entre la pré-prod, le tournage et la postprod, cela favoriserait une reconnaissance de cette étape fondamentale pour le technicien. « La phase de pré-production est très importante, c’est une partie très créative. Tout ce que je prépare en amont est fait pour, qu’en arrivant au tournage, tout soit balisé. Je crée un tableau partagé avec toute l’équipe : ça me permet d’anticiper. Même si je n’ai pas de scrupule à tout balayer le moment venu si je pense qu’il vaut mieux changer de plan. »
Si pour les projets cinématographiques, le temps de pré-production est souvent respecté et est assez long, dans l’industrie des clips, par exemple, ce temps peut se retrouver extrêmement réduit. Louis Bergogné explique qu’avec l’expérience, il a appris à travailler vite car « c’est un travail constant. À partir du moment où on a vu le décor, on a déjà les contraintes en tête. Parfois je dois préparer plusieurs projets à la fois, c’est une gymnastique de l’esprit, on doit être réactifs […]. Quand on a moins de temps il faut être efficace et trouver des techniques faciles à mettre en œuvre. Le danger avec cette accélération, ce serait d’aller vers une uniformisation mais en même temps, dans mon travail, j’essaie toujours de m’adapter à la vision du réalisateur. Je fais en sorte que mon approche soit constamment différente sur chaque projet, c’est important de garder cette fraîcheur. »
Après la phase de préparation, il faut réussir à gérer son temps sur le tournage et répondre aux exigences des réalisateurs tout en tenant compte du travail de tous les collaborateurs.
La gestion au moment du tournage
Le métier évolue au gré des innovations technologiques qui sont un atout au service de l’art cinématographique, mais dont il convient d’interroger les limites. « Chef opérateur c’est un métier de prévisualisation, c’est-à-dire qu’il s’agit d’imaginer à l’avance ce que telle ou telle mise en œuvre technique va créer visuellement. Avec l’expérience, on a de moins en moins besoin de revenir en arrière puisqu’on est de moins en moins surpris par le résultat d’une opération. Mais le métier en tant que tel, c’est-à-dire être responsable de l’image d’un film et penser le langage visuel, ça, ça n’a pas changé. Ce qui a changé est le minutage utile par jour, il y a une génération qui a dû connaître une époque où on tournait deux minutes utiles par jour et, aujourd’hui, on est fréquemment à plus de cinq minutes utiles par jour », déclare Paul Guilhaume.
Cela entraîne une frénésie à laquelle le technicien doit adapter ses journées de travail. « On a la pression du producteur qui ne veut pas payer des heures supplémentaires très coûteuses. Le temps est très important, le chef opérateur a le devoir de le gérer. On a une responsabilité vis-à-vis de la journée, notamment en fonction du budget et du fait qu’il faut finir les journées en temps et en heure », précise Philippe Rousselot.
« Cette accélération permet aussi de montrer à quel point on doit être qualifié pour exercer nos métiers », analyse Charlotte Michel, puisqu’il faut agir rapidement et efficacement. La cohésion et l’implication de toute l’équipe vont permettre d’améliorer les conditions de travail et de mieux gérer la pression du tournage.
Mathieu Vadepied insiste sur le fait qu’il faut « trouver des gens vraiment investis dans le projet, c’est le nerf de la guerre. C’est un métier qui nécessite un engagement important au-delà du temps qu’on a pour préparer, puisqu’on n’aura jamais assez de temps, ni pour préparer, ni pour tourner, quel que soit le calibrage du film. Cela repose sur la confiance qu’il y a avec chaque chef de poste. Chacun est une force de proposition tout en étant vraiment au service du film. »
Charlotte Michel met un point d’honneur à essayer de tenir compte des rythmes de chacun et de ne pas surcharger les journées. « Je n’aime pas les journées trop longues, je fais très attention au rythme des gens. Il faut être raisonnable sur le temps qu’on nous donne car, si on déborde à un moment, ça va forcément prendre la place sur autre chose. Par exemple, je ne décale jamais une pause déjeuner, sauf lorsque c’est vraiment nécessaire. J’essaie constamment d’analyser le rapport effet/effort. Une équipe fatiguée ou désorganisée par la manière de tourner, finit logiquement par perdre du temps. Et puis, je n’aime pas que le manque de temps puisse servir d’excuse pour ne pas faire de notre mieux. »
Les discussions et la compréhension des difficultés de chacun permettent d’établir un dialogue de confiance. Mathieu Vadepied est désormais réalisateur mais il a également eu une carrière en tant que chef opérateur et directeur artistique : « La technique n’est pas un problème pour moi donc je peux très bien avoir un avis en tant que metteur en scène sur les ambiances lumineuses, sur les projecteurs, le dispositif d’architecture du film. Je fais très attention aux nombres de personnes présentes, comment on les ajuste. Je considère que le metteur en scène doit avoir un avis précis sur tout, y compris sur la lumière. Quand j’étais chef opérateur je trouvais ça passionnant de travailler avec des gens qui avaient une vraie recherche et s’intéressaient à l’image. »
L’objectif est d’allier efficacité et projet artistique, tout en ayant conscience du temps qui passe. Ce travail d’équilibriste varie en fonction des projets avec toujours le même objectif : être au service de l’œuvre et des désirs du réalisateur.

Le tournage en studio, un gain de temps au service des projets ?
Une solution pour gagner du temps serait possiblement de tourner en studio, comme le souligne Jean-Claude Flaccomio : « On est en train de recréer des studios. Les complications liées aux conditions météorologiques et les autres problématiques associées aux tournages en extérieur poussent la France à rentrer dans un système qui se rapproche des modèles anglo-saxon ou japonais. Le studio simplifie également les changements de décor. »
Bien qu’il ne soit pas adapté à tous les projets, le tournage en studio permet de préparer son set en amont et de donner plus de temps au metteur en scène pour travailler. « Quand on tourne en studio et qu’on peut pré-éclairer, c’est formidable, on gagne énormément de temps au tournage. Bien sûr, il faut en avoir la possibilité, le temps et les équipes, mais quand on peut le faire, c’est formidable. Dans certains films, je pré-éclairais et tout était enregistré sur ordinateur. On gagnait un temps fou. Cela permettait au metteur en scène de travailler, on pouvait enchaîner les plans sans que cela demande des durées de mise en place importantes. Il faut savoir que sur un film, il y a énormément de temps morts. C’est impossible à supprimer, il faut jouer avec tout ça. On garde un œil sur la montre constamment », confie Philippe Rousselot.
Lequel illustre les problématiques liées au tournage en extérieur en citant quelques exemples : « Sur La Forêt d’émeraude de John Boorman (1985) j’ai réalisé une sorte de plan de travail pour savoir quand on allait être à contre-jour et, quand on a commencé à tourner, il n’a pas arrêté de pleuvoir ! On essaie de trouver des solutions, quand il y en a… Lorsque je travaillais sur We’re no angels de Neil Jordan (1990), l’histoire se passait sur deux ou trois jours il fallait des raccords de lumière parfaits, on avait décidé de tourner les extérieurs avec des nuages. Or, les premières semaines, on a eu du soleil tous les matins. Au début, on avait décidé de ne pas tourner. Pour rassurer la production, nous avons tout de même fini par filmer des scènes, même si on savait qu’on ne s’en servirait pas dans le montage final. C’est le genre de petits problèmes triviaux qui font partie de la gestion du temps, il faut trouver des astuces. Sur Hope and glory de John Boorman (1987), on est arrivé le matin, il y avait un ciel bleu absolument parfait. Le réalisateur ne voulait pas qu’il y ait du soleil. On a alors essayé de bloquer le soleil avec des tas de trucs, et finalement, à la fin, par miracle, un tout petit nuage est apparu, et on a tourné la scène très rapidement. Pour mon dernier film, en Afrique du Sud, on souhaitait créer de longs plans-séquences, avec une lumière très dure. Avec le metteur en scène, on avait trouvé une méthode qui consistait à tourner quelle que soit la lumière. Même quand la lumière n’était pas belle, on se disait : on tourne et on verra ce qui se passe. Au final, les meilleures prises étaient les dernières, en fin de journée, quand la lumière était belle. »
Les tournages en extérieurs sont encore très nombreux et les difficultés liées à ce choix peuvent parfois donner des résultats inespérés et favorables pour le film.
Entre économie, forte demande de la part des diffuseurs et technologie, l’accélération du rythme de tournage s’explique par des facteurs multiples dont il est difficile de dresser une liste exhaustive. Il n’en reste pas moins que le travail des chefs opérateurs s’en trouve irrémédiablement impacté. Entre course contre la montre et désir de proposer des projets artistiquement intéressants, les techniciens doivent constamment faire preuve d’ingéniosité pour gérer leurs projets dans le temps imparti. Le moment de la pré-production nécessite une préparation très rigoureuse afin de limiter les imprévus et les retards. « Souvent, la grande plainte des chefs opérateurs, c’est de dire qu’il faut plus de temps, complainte habituelle… Il faut être en paix avec cette histoire de temps, savoir que ça fait partie des choses et qu’il faut arriver à négocier avec ça », conclut Philippe Rousselot.
Article paru pour la première fois dans Moovee #10, p.60/64