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Prix du jury à Annecy 2020 pour un spécial TV, l’unitaire « Ma vie à Versailles » (France Télévisions) devient le premier épisode d’une série de 9 fois 26 minutes qui devrait faire date (réalisation Clémence Madeleine Perdrillat et Nathaniel H’Limi). © Grand Huit Productions

Les nouvelles séries « en ligne » du Cartoon Forum

 

Pour cet exercice numérique, l’animation européenne a répondu présente (avec vingt-deux pays) et a concocté pour l’occasion des pitchs enlevés parfois et non dénués d’humour (comme celui d’Autour de Minuit).

Quatre-vingt-six nouveaux projets de série animée ont donc été soumis en ligne qui s’adressent surtout au preschool (trente projets) ainsi qu’aux 6/11 ans (trente-cinq projets). Pour ce public de choix qui continue de mener la programmation du Cartoon Forum et aussi les plus âgés, la série feuilletonnante, qui autorise l’écriture de belles et longues sagas, fait un retour remarqué.

Du côté des techniques, l’animation 2D s’impose avec 65 % des projets, à l’inverse des films d’animation présentés cette année par Cartoon Movie qui privilégient le CGI.

Enfin, pour la première fois de son histoire, l’édition en ligne du Cartoon Forum a permis d’assister à toutes les présentations sans exception et d’avoir ainsi un aperçu complet de l’animation européenne dont le dynamisme ne semble pas avoir été trop impacté par la pandémie mondiale. Sans surprise, la France reste le leader incontesté de la série d’animation en soumettant plus de trente projets, l’Irlande huit, le Danemark six et de même pour l’Espagne. Ceux-ci émanent des principaux studios (Xilam, TeamTO, CyberGroup…) mais aussi de nouveaux venus (Tripode, la Générale de Production, Andarta…).

 

Le retour des séries feuilletonnantes ou les grandes épopées

Moins d’épisodes mais d’une durée plus longue (de 26 à 52 minutes), le format feuilletonnant, qui n’était plus trop au goût des diffuseurs, revient en force et permet de développer des intrigues, construire de vraies progressions narratives, multiplier décors et caractères…

« L’arrivée des plateformes (avec des séries fiction comme Games of the Throne, etc., ndlr) et du replay a changé la donne », note la productrice Sophie Saget chez Andarta Pictures (Bourg-lès-Valence). « Le feuilletonnant n’est plus aussi difficile à programmer. Il autorise même des modes de diffusion très variés. »

Portée par cette tendance, la jeune maison de production propose Baïdir (26 fois 26 minutes) : une série de type shonen narrant les aventures de Baïdir et de sa jeune sœur (qui vient d’être kidnappée) en route pour une planète lointaine : la civilisation terrestre étant sur le point de s’effondrer (la faune et la flore ont déjà disparu).

Série originale, Baïdir a déjà derrière elle une longue histoire. Le projet, initié par Slimane Aniss, Thierry Rivière et Charles Lefebvre, était dans les cartons depuis onze ans avant qu’Andarta n’en reprenne le développement. Estimée à un million d’euros l’épisode, Baïdir, qui bénéficie d’une communauté de fans, a suscité l’intérêt des plateformes. La production des neuf premiers épisodes devrait suivre le même pipeline de fabrication 2D à Bourg-lès-Valence que la série d’héroïc fantasy La quête d’Ewilan de 24 fois 26 minutes présentée par Andarta au Cartoon Forum 2019.

« Nous envisageons d’intégrer Blender dans notre pipeline qui se compose des logiciels Toon Boom, Animate et TV Paint », précise la productrice. « Pour alléger les postes d’intervalle et de gouache, nous allons recourir à de l’intelligence artificielle et de la reconnaissance faciale ».

Pour adapter La Rivière à l’envers (10 fois 26 minutes), le roman fleuve de Jean-Claude Mourlevat (Pocket), Dandeloo n’a pas hésité longtemps sur son format. Scénarisée par Jean Regnaud (Tout en haut du monde) et Marie de Banville, la série, qui a attiré le plus de visualisations, conte les voyages de deux enfants à la recherche de la rivière Djar « qui coule à l’envers et dont l’eau empêche de mourir ». Réalisée par Paul Leluc (Les grandes grandes vacances), la série, qui brasse les décors et les personnages fantastiques, privilégiera les cadres cinématographiques. Dotée d’un budget « raisonnable » de 5,5 millions d’euros, elle est prévue pour être fabriquée en 2D stylisé.

Aventures et voyages exotiques composent également la trame narrative de Vango (10 fois 52 minutes). Produite par Tant Mieux Prod, cette série historique « entre ciel et terre » se situe en Europe à la fin des années folles. « Dernier héritier d’un royaume englouti dans les décombres de la vieille Europe », Vango, poursuivi à la fois par la police et de mystérieux assassins, vole d’îles en châteaux écossais à la recherche de ses origines alors que retentissent les échos de guerre entre la France et l’Allemagne. Basée sur le roman graphique de Timothée de Fombelle, l’ambitieuse adaptation en 2D (estimée à 10 millions d’euros), qui recherchait des diffuseurs, distributeurs et plateformes SVOD, n’est pas une première pour le producteur. Pour France Télévisions et ZDF, Tant Mieux Prod s’est déjà frottée au récit épique Tobie Lolness (13 fois 52 minutes), dont les héros ont la particularité d’être de taille minuscule.

Avec son projet La Rose écarlate (26 fois 22 minutes), Label Anim entend à son tour profiter de ce regain d’intérêt pour les grandes histoires et le récit feuilletonesque : « On revient enfin à la grande tradition du feuilleton avec des cliffhangers, etc. », s’enthousiasme le producteur Guillaume Galliot. « En animation, le format feuilletonesque avait quasiment disparu des chaines classiques depuis au moins trente ans au profit d’un modèle américain plus court (7 à 13 minutes) basé sur le gag ou la comédie. »

Avec cette adaptation des six premières bandes dessinées de Patricia Lyfoung (Delcourt), la série de cape et d’épée peut enfin suivre ses personnages dans le temps et les faire évoluer. Quittant sa province natale pour Paris suite à l’assassinat de son père, l’héroïne apprendra en effet à se comporter à la Cour du Roi, jouer du fleuret et dénouer des traquenards. Prévue pour être fabriquée en grande partie en France, la série 2D (7 millions d’euros), qui a reçu le soutien de Canal+ (linéaire et CanalPlay) pour son développement littéraire et graphique et dont le pilote a été réalisé par Andarta, s’inspire des animes japonais. Si le format feuilletonnant est une première pour lui, le producteur s’est déjà frotté à la production de volumes importants d’animation comme Kung Foot (26 fois 22 minutes pour TF1 et Télétoon).

Avec la série Ma vie à Versailles (9 fois 26 minutes), Films Grand Huit et Miyu Films apportent enfin une suite très attendue à l’unitaire Ma vie à Versailles (Prix du jury à Annecy 2020 pour un spécial TV) qui constitue d’ailleurs le premier épisode. « Dès le départ, nous savions qu’un 26 minutes ne serait pas suffisant pour décrire toute la richesse des personnages et aborder toutes les thématiques que nous souhaitions développer », remarque la réalisatrice Clémence Madeleine Perdrillat qui signe la série avec Nathaniel H’Limi.

Recueillie par son oncle agent d’entretien au Château de Versailles, suite au décès de ses parents dans un attentat terroriste, Violette va donc apprendre à vivre dans les coulisses du célèbre château. Parce que la série 2D, qui suit Violette sur plusieurs années, aborde avec simplicité et à hauteur d’enfants des sujets graves, son rendu graphique privilégie les décors dessinés à la main et à l’encre afin de conserver aussi la patte visuelle de l’unitaire.

La production souhaite garder le contrôle artistique de la série dont chaque épisode est bouclé (budget de 3,5 millions d’euros) et que sa fabrication s’approche du standard cinématographique. « Ma vie à Versailles devrait devenir une série qui marquera son époque », pronostique le producteur Lionel Massol dont c’est la première série d’animation.

Maybe Movies, qui s’est associée à Magic C pour développer des séries, entend également compter parmi les nouveaux acteurs du feuilletonnant à travers la série Zombillenium (12 fois 26 minutes) qui fait suite au long métrage Zombillenium (sorti en 2017) réalisé par Arthur de Pins et Alexis Ducord. Mais si celui-ci dépeignait un parc d’attraction géré par des zombies et autres vampires truculents, la série, qui se base sur les trois premiers albums de la bande dessinée d’Arthur de Pins, revient sur cette société maléfique qui gère le parc.

« La famille s’agrandit », note avec plaisir Arthur de Pins. « Si le film suivait cinq personnages, la série en introduit une cinquantaine. » Parmi eux, des membres du Conseil d’Administration, des salariés mais aussi quelques humains (visiteurs, villageois voisins) et bien sûr de nombreux autres caractères monstrueux. « La série, plus transgressive que le film, s’adresse à la famille mais plus spécifiquement aux 10/14 ans, un public qui est souvent négligé par les diffuseurs traditionnels français », observe la productrice Chrystel Poncet (Magic C). « On aimerait créer une nouvelle voie en proposant d’autres codes visuels pour des séries plus cinématographiques et drama. » Coproduite avec 2 Minutes, la série réalisée par Sabine Hitier bénéficiera d’un pipeline 3D au rendu 2D éprouvé.

 

Formats (très) courts

S’adressant autant au preschool qu’aux jeunes adultes, le format court se prête plus facilement que les « grandes » séries aux expérimentations formelles. Ainsi Patouille, une série preschool produite par Miyu Productions se montre-t-elle très prometteuse. Entièrement animée sur papier au pastel gras, elle suit Patouille dans son exploration du cœur des fleurs. Chaque découverte suscite de nombreuses questions auxquelles répond son ami, l’oiseau Momo, et se conclut par la réalisation d’un herbier dessiné.

À l’origine court métrage réalisé par Clémentine Campos dans le cadre de son diplôme à l’EMCA, Patouille, en se déclinant en 52 fois 5 minutes, devient une série ludo éducative originale sur les plantes et leur métamorphose : « Vues à l’échelle de Patouille, les plantes composent avec les insectes un paysage merveilleux qui dévoile peu à peu son mystère », souligne Mélody Boulissière qui signe la réalisation de la série avec Clémentine Campos et Inès Bernard-Espina. « Au fil des épisodes, les enfants découvrent la vie des végétaux qui changent selon les saisons et différentes régions du monde ».

La série (estimée à 2,4 millions d’euros) devrait être réalisée dans les studios de Miyu Productions (Angoulême, Valence et récemment Arles). Elle a reçu le soutien de France Télévisions, qui s’est engagé sur le développement d’un spécial de 5 minutes, de Miam Animation (pour les ventes internationales) et du distributeur Little KMBO qui sortira un programme pour les salles françaises.

Connu pour ses courts métrages d’auteurs (Prix du Jury à Annecy 2020), Autour de Minuit aborde avec la même créativité la série d’animation pour le jeune public (Jean-Michel, Super Caribou ; Non-Non, la série ; Babioles…). Le producteur récidive avec la série Deux petits oiseaux (52 fois 5 minutes), une sitcom en extérieur à l’humour décalé. Écrite et réalisée par Alfredo Soderguit et Alejo Schettini, elle confronte comiquement deux volatiles, un noir et un blanc, qui partagent le même arbre mais vivent des deux côtés du tronc. Naïfs et envieux, ils n’ont de cesse de se faire la compétition dès que survient un élément nouveau (ou un congénère plus haut perché) et n’hésitent pas à provoquer des désastres pour arriver à leurs fins. Coproduite avec Palermo Estudio (Uruguay) et Can Can Club (Argentine), la série non dialoguée, qui emprunte à la fois à la fable et au cartoon, conjugue un décor réalisé en stop animation et une animation 2D numérique : un mixte graphique particulièrement réussi. « Nous disposons de plusieurs scripts pour cette série de 2 millions d’euros, nous cherchons des diffuseurs français et européens », rappelle Nicolas Schmerkin.

Basé également sur un scénario maison, Les PriZooniers de Tchack (78 fois 7 minutes) s’inscrit pour sa part dans la veine des cartoons de la Warner Bros et des Tex Avery. Persuadés qu’ils sont humains et victimes d’un quiproquo, deux singes tentent désespérément de s’échapper de leur enclos. Chaque tentative est bien sûr vouée à l’échec mais sème le chaos dans tout le zoo, immense comme un parc d’attraction. « Chaque épisode introduit un stratagème d’évasion rocambolesque qui fait appel à des moyens farfelus », détaillent les créateurs Christophe Ollivier-Noborio et Jeff alias Alex Donaro. Pour cette série fun et muette, le décor et les accessoires seront rendus en 3D et les caractères en 2D numérique et papier découpé (animation cut-out) et recourront amplement aux déformations squash and strecht. « Nous avons déjà un partenaire belge Creative Conspiracy », précise le producteur Mathieu Liégois (série Petit Malabar). « Il ne nous reste plus qu’à trouver des diffuseurs ainsi que 7 millions d’euros ! »

S’adressant à un public plus adulte, les Films du Poisson rouge (Klaus, Josep) se lancent avec Why Not Animation & Interaction (Jean-Martial Lefranc) dans une adaptation des bandes dessinées de FabCaro, connu pour ses strips acides publiés dans les Inrockuptibles et Delcourt. Réalisée par Frédérick Chaillou, Open Bar (30 fois 2,5 minutes) met très fidèlement en scène bobos et hipsters en insistant sur leurs petites manies et obsessions, qui ressortent surtout au moment du dîner, au concert ou lors d’une interview télévisée. S’inspirant du rendu minimaliste de la BD, l’animation 2D fait pareillement l’économie des décors qui sont juste esquissés.

Optant également pour un format très court (20 fois 3 minutes), La Générale de Production et Foliascope entendent, avec Femmes & Fames, mettre en lumière des compositrices et chanteuses rock dont certains tubes ont transgressé les codes, bousculé les règles d’une industrie musicale essentiellement masculine et se sont avérés de puissants marqueurs sociaux. S’appuyant sur la chronique Tubes And Co de Rebecca Manzoni sur France Inter, dont elle reprend des éléments sonores inédits (a capella, multipistes…), la série écrite par Rebecca Manzoni avec Emilie Valentin introduit Cyndi Lauper, Beyoncé mais aussi Aretha Franklin ou Janis Joplin, et revient sur la création de leurs tubes les plus emblématiques, chaque épisode diffusant un tube différent.

« Les épisodes se concluent par une séquence karaoké qui permet d’interagir avec le spectateur », note la production qui a reçu le soutien d’Arte et de Sony Music. Réalisée par Amandine Fredon et illustrée par Leslie Plée, la série très épurée s’appuie sur de la 2D digitale et traditionnelle ainsi que sur du stop motion afin d’être au plus près des codes graphiques des clips vidéo de l’époque. « Notre pipeline (avec TV Paint) nous permet de faire de l’animation de couleurs aquarellées et d’ajouter du motion design », précise Ilan Urroz (Foliascope). La série ayant une vocation internationale, les producteurs étaient à la recherche de distributeurs internationaux.

 

Les « nouveaux » producteurs d’animation s’engagent

Présentée par Studio La Cachette, Medhi, Avis de passage (6 fois 22 minutes) ne fait pas partie des séries passant inaperçues. Prix Ciclic Animation lors des Pitchs MIFA du Festival d’Annecy 2020, le projet 2D, porté par Oussama Bouacheria à la réalisation et Manuel Tanon-Tchi au développement graphique, suit un jeune facteur lors de ses tournées en banlieue parisienne. Courses contre la montre, rencontres comiques ou tragiques, chaque tournée réserve son lot de surprises et offre une plongée, loin des clichés, dans la vie de banlieue. Conçue pour être feuilletonnante, cette mini-série (au budget de 3,5 millions d’euros) s’adresse à un public à partir de 10 ans et aborde au passage des sujets graves comme le racisme « à la manière d’un Chaplin ou d’un Buster Keaton », précisent les producteurs. Studio La Cachette, qui s’est fait remarquer à l’international avec sa participation dans l’anthologie culte de Netflix Love, Death and Robots et la série Primal de Gendy Tartakovsky, mettra en place un pipeline de production en 2D traditionnel.

Pour sa troisième production animée, Les Astres immobiles, Tripode Productions, qui vient de la prise de vues réelles, a choisi de s’intéresser à un sujet inhabituel : le bilinguisme au sein des familles issues de l’immigration. Réalisé par Noémi Gruner et Séléna Picque, ce projet en 2D de 26 minutes, soutenu par la Région Occitanie et le CNC, narre le quotidien d’une petite chinoise de neuf ans partagée entre sa vie d’écolière en France et ses parents qui la sollicitent constamment pour leur servir d’interprète. « C’est une responsabilité très lourde pour les enfants bilingues dont les parents deviennent alors dépendants », remarque Noémi Gruner dont la famille est également issue de l’immigration. Pour être au plus près de son propos, le spécial a opté pour un rendu semi-réaliste en 2D et une mise en couleurs proche du coloriage. Et se garde bien de sous-titrer les dialogues en mandarin afin de rendre plus réelle cette incommunicabilité. Si la production a d’ores et déjà suscité l’intérêt du distributeur KMBO, elle recherchait des diffuseurs français et internationaux ainsi que des coproducteurs.

Porté par le danois Sparre Productions avec le français Godo Films et le polonais Letko, Women in War (20 fois 11 minutes) se présente comme un docu-fiction en animation 2D à base d’images d’archives. Si elle revient sur la Seconde Guerre mondiale, la coproduction se penche surtout sur l’engagement des femmes européennes. Huit histoires véridiques racontent pourquoi et comment des femmes (danoises, françaises, allemandes et polonaises) ont risqué leur vie pour leurs convictions. Chacune d’elles fera l’objet d’un développement sur trois épisodes (8 400 euros par minute).

L’ambiance graphique de ces histoires, rendue en 2D et 3D, s’inspire des affiches de l’époque et vise à contextualiser l’action. Réalisée par Julie Baltzer, cette série, certainement la plus européenne du Cartoon Forum, devrait suivre une fabrication répartie entre plusieurs pays.

 

Le potentiel cross media de la 3D

L’animation 3D, qui représente 22 % des projets pitchés, s’est imposée dans plusieurs projets de séries parmi les plus visionnées.

Ainsi Monster in my pocket (52 fois 11 minutes), produite par CyberGroup et le studio américain MEG (Morrison Entertainment Group), revisite en full 3D une franchise de figurines populaires des années 90, Monsters in my Pocket. Réalisée par Christophe Rendu, la série met à profit un changement d’échelle (les monstres tiennent dans la poche) pour chambouler la vie de paisibles écoliers et les entraîner dans des batailles dont l’issue pourrait changer la face du monde. La série d’aventure-comédie (8,5 millions d’euros) fera l’objet d’une déclinaison cross media (jouets, jeux vidéo…). Le groupe dirigé par Pierre Sissmann coproduit également avec le studio Bee Prod (fondé par Pierre Belaïsh) le projet Alex Player : une série action en 3D de 26 fois 22 minutes consacrée à l’e-sport, écrite et réalisée par Antoine Charreyron.

Produite par Dwarf Entertainment (Montpellier), la série 3D Rowbots (10 fois 22 minutes pour un budget de 12 millions d’euros) met en scène, pour sa part, des joutes de robots conçus et construits par des mécaniciens et mécaniciennes en herbe. Pour gagner ces combats, ceux-ci doivent faire preuve d’ingéniosité dans leur fabrication, en se procurant les meilleurs composants, et dans la maîtrise de leur pilotage. Pour cette première production maison, est prévue une déclinaison transmedia sous forme de jeux vidéo et d’une gamme de jouets connectés et personnalisables.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #39, p. 124-130. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

 

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