En 2022, Mediakwest a rendu visite à Oopercast pour découvrir son premier plateau qui venait compléter ses offres de régies mobiles. L’équipe d’Oopercast avait alors détaillé ses activités, bien plus tournées vers la retransmission d’événements corporate que par le broadcast… Mais quand nos équipes s’y rendent à nouveau en juin 2023, surprise ! Le plateau est occupé par « Le Magazine de la Santé », une émission quotidienne diffusée sur France 5.

Dix jours pour sauver Le Mag
Après avoir été enregistrée pendant des années dans les studios de la société de production 17 juin Media, Le Mag de la Santé a migré dans les locaux de France Télévisions où elle est restée deux ans. Mais fin mai 2023, le plateau qu’elle partageait avec Les Maternelles enregistrées le matin n’est plus disponible. L’émission se met alors en quête d’un nouveau toit et se tourne vers un de ses réalisateurs, Norbert Letroll, également associé d’Oopercast. Le plateau d’Oopercast lui ouvre alors ses portes !
« Nous avions dix jours pour sauver Le Mag et nous devions réadapter tout le plateau », se souvient Samuel Robert, directeur marketing d’Oopercast. Norbert, le réalisateur, s’est mis au travail. Les six écrans du fond ont été changés par un mur d’images, et ceux présents sur les côtés ont été remplacés par des modèles plus fins. « Cela créé de belles lignes et de bonnes surfaces sur lesquelles nous projetons des photos que j’ai prises sur les trois axes dans l’ancien studio », explique Norbert Letroll.

Un nouveau décor qui bat des records
Bien que largement inspiré par le décor présent chez France Télévisions, le réalisateur Norbert Letroll a profité de ce déménagement pour effectuer quelques modifications. « Le plateau ici est plus petit, ça crée une ambiance plus conviviale, qui ressemble bien plus à celle que nous avions quand nous tournions chez 17 juin Media », estime Norbert. Cet espace restreint nécessite une simplification dans la mise en scène de l’émission. « Des chroniques plateau deviennent des magnétos pour économiser de l’espace », ajoute-t-il.
Bonne surprise pour Le Mag, puisque le public apprécie ces petits changements. « Cela fait deux semaines que nous tournons dans nos locaux et nous avons déjà enregistré trois records d’audience », constate Samuel Robert.
Cette nouvelle organisation plaît également aux équipes d’Oopercast. « Certains techniciens qui travaillaient sur l’émission à l’époque où elle était tournée par la société 17 juin Media bossent pour nous aujourd’hui. Ils retrouvent alors Le Mag dans nos locaux. C’est assez marrant, nous avons l’impression de reformer l’ancienne équipe », raconte Norbert Letroll.

Savoir adapter son matériel
Depuis sa création, et que ce soit pour son plateau ou pour ses régies mobiles, Oopercast dispose de la technologie vMix. Mais pour les besoins de l’émission, celle-ci a dû être réadaptée. « Un de nos collaborateurs, Adrien, a réussi à recomposer le multivew pour que celui-ci se répartisse bien sur les deux écrans avec tous les inputs », raconte Gabriel Rygaloff, CEO d’Oopercast. Il a fallu également reprendre tous les codes utilisés auparavant pour faciliter la tâche aux scripts et aux autres réalisateurs. « D’une certaine manière, avec nos moyens, nous avons reproduit la régie de France Télévisions », commente Norbert Letroll.
Sur le plateau, les caméras PTZ appartiennent à Oopercast. « Nous en avons six, gérées par un opérateur. Pour Le Mag j’ai décidé d’ajouter deux caméras mobiles comme ce que nous avions à France Télévisions, cela permet de suivre les mouvements des présentateurs et de créer un peu de profondeur dans cet espace », explique Norbert Letroll.

Être de tous les projets
L’occupation quotidienne du studio n’empêche pas Oopercast de se lancer dans de nouveaux projets. « Pour l’instant, le studio n’est bloqué que jusqu’au 15 juin, nous n’avons pas d’informations pour la rentrée. Mais en attendant, nous avons notre régie mobile pour changer de paysage ! Cela nous a permis de nous occuper de cinq plateaux au Vivatech par exemple. C’est une sacrée logistique, que nous arrivons aujourd’hui à gérer sans problème », s’enthousiasme Samuel Robert. De belles missions pour une équipe à présent composée de quinze personnes, contre cinq en 2022…
Et ce n’est pas fini car la société compte bien se développer ! « Pendant la crise nous faisions beaucoup de retransmission d’événements corporate. Avec le retour des événements en présentiel, notre portefeuille client se resserre autour des sociétés et des agences qui ont un réel besoin de production audiovisuelle car cela fait partie de leurs business model. Pour le corporate nous devons donc nous positionner sur la captation d’événements physiques », se projette Gabriel Rygaloff.

Pour ce faire, Oopercast s’imagine recruter une unité de postproduction qui saurait sublimer la captation de ces événements corporate. « Je souhaiterais également investir dans du matériel, entre 60 000 et 80 000 euros, pour que nous puissions nous procurer ce que nous louons le plus régulièrement », annonce Gabriel.
De belles ambitions pour une entreprise qui se porte à merveille. « Grâce à notre organisation verticale et dynamique, nos collaborateurs se plaisent chez nous. D’un autre côté, les clients commencent à nous connaître et notre planning est déjà presque plein jusqu’à janvier 2024. C’est une véritable fierté d’avoir réussi à construire cela en quatre ans », conclut-il.
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #53, p. 44-45