Dossier : OTT, le TV killer ?

Le numérique continue de faire évoluer la télévision. L’OTT, souvent présentée comme une innovation radicale, remplacera-t-elle la télévision linéaire traditionnelle ou bien sera-t-elle un complément, élargissant les choix en donnant plus de liberté au spectateur ? Tentative de mise en perspective.
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Pour Reed Hastings, les jours de la télévision hertzienne sont bel et bien comptés. Coutumier du fait, le PDG de Netflix lui donne jusqu’à 2030, selon le Hollywood Reporter relatant sa dernière déclaration mi-novembre, à Mexico, filant la métaphore du cheval condamné par l’arrivée de l’automobile pour comparer TV et OTT. Au-delà du caractère provocateur du propos et de son côté plaidoyer pro domo, quelle analyse de la situation peut-on faire ?

 

Une évolution claire des modes de consommation

L’OTT, la diffusion des programmes via l’Internet, a clairement le vent en poupe. S’il en fallait un exemple, la récente annonce par HBO, la chaîne Premium de Time Warner, du lancement dès avril aux États-Unis de HBO Now, son offre de streaming en partenariat avec Apple TV le fournirait. Sans parler de la multiplication des projets comme ceux de Dish Network avec la chaîne de sport ESPN ou de Sony ou de CBS…

De nouveaux modes de consommation des programmes audiovisuels sont en train d’émerger, offrant au spectateur davantage de liberté quant au choix du moment, du lieu et du terminal utilisé.

La délinéarisation de la consommation TV est en marche et Internet en est le vecteur. Netflix, désormais largement présent aussi en Europe, se vante de ses plus de 34 millions de foyers abonnés aux USA où le service représente à lui tout seul un bon tiers du trafic Internet aux heures de pointe.

Le Cisco Visual Networking Index, qui fait autorité, prévoit que la vidéo représentera 79 % du trafic internet grand public en 2018 avec une croissance annuelle moyenne d’environ 30 % depuis 2013. La proportion de ce trafic concernant le visionnement sur un téléviseur représentera 14 % (contre 11 % en 2013).

En France, les chiffres confirment la tendance. Ainsi, l’étude de mars 2015 du CNC sur l’économie de la télévision de rattrapage souligne la forte croissance de celle-ci avec 3,7 milliards de vidéos visionnées en 2014, « une progression de 50,2 % sur un an » soit 10,2 millions de vidéos consommées par jour, une audience plus que respectable. En 2014, l’ordinateur représente 40,1 % de la consommation de télévision en ligne, l’écran de TV 37,5 % et les supports mobiles 22,3 %.

L’Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers du CSA montre que, si la TNT demeure le 1er mode de réception présent chez 59,1 % des foyers, « 4 postes principaux sur 10 reçoivent la télévision par ADSL (ou fibre) » au 1er semestre 2014.

OTT et TV sur IP : les poupées russes des protocoles

Désormais, on regarde donc la télévision non seulement sur le grand écran du salon mais aussi sur son ordinateur, sa tablette, son portable… Ce qui ne va pas sans une certaine confusion, notamment en France avec le phénomène des boxes popularisé par Free dès 2002 : je peux en effet regarder sur mon écran le même programme directement en TNT, en IPTV via l’offre de programmes de mon opérateur ou directement via Internet.

Mais pas nécessairement avec la même qualité (la HD 1920×1080 est ainsi souvent « réduite » en IPTV) ni les mêmes services. Les signaux de la TNT interactive au format HbbTV ne sont par exemple pas repris dans les offres IPTV des FAI car les contraintes techniques des premières versions de la norme leur font perdre la relation client : en activant l’application, je quitte sans retour possible l’univers du FAI (interdisant statistiques ou facturation). Du coup, pas de service comme Salto (retour au début) ou Maliste (mise en réserve) de France Télévisions. On espère que la norme HbbTV 2.0, qui sera déployée à partir de 2016 sur les téléviseurs et qui intègre la gestion des écrans compagnons, permettra de régler ce problème.

Cette confusion n’est toutefois pas spécifique à la France. Les abonnés américains de HBO s’y retrouveront-ils entre le nouveau HBO Now (en streaming, leur permettant de s’affranchir des packages du câble ou des FAI) et HBO Go, le service qui offre aux abonnés du câble la possibilité d’accès par internet via ordinateur, tablette ou smartphone ?

Comment expliquer ces différences alors que tous ces services transitent sur des réseaux IP ? Il y a deux façons de caractériser les différences entre l’OTT et les « services managés » de l’IPTV. La première est technique.

Sur les réseaux IP, l’information circule découpée en paquets. Le principe d’Internet fonctionne, en outre, par empilement de couches de protocoles qui gèrent respectivement les aspects physiques, réseau, transport puis les processus utilisateurs (les applications). La vidéo vient donc par-dessus (d’où l’acronyme OTT pour Over The Top). Les paquets contenant l’information utile (payload) y sont encapsulés dans une variété de containeurs, adaptés à chacune de ces couches, à l’image des poupées russes emboîtées les unes dans les autres. IPTV et OTT utilisent largement les mêmes containeurs mais quelques-uns diffèrent.

OTT, c’est de l’internet pur, l’acheminement du programme se fait selon le modèle dit du Best Effort, au mieux de l’encombrement du réseau, sans aucune garantie de qualité de service. Autant dire que la qualité de l’expérience utilisateur s’en est longtemps ressentie, avec des imagettes de faible résolution et de dimension réduite et des gels d’image fréquents et pénalisants. Le protocole de transport le plus utilisé aujourd’hui est HTTP, on y reviendra.

À l’inverse, l’IPTV utilise généralement le protocole de transport de MPEG (dont ne disposent pas la plupart des PC ou tablettes) et bénéficie d’une sorte de partie privative (un walled garden) sur le réseau du FAI, gérée de manière privilégiée pour offrir à l’abonné un débit stable et diminuer les erreurs d’acheminement. On parle alors de réseau managé. Contrairement au Best Effort de l’OTT, l’opérateur télécom garantit ainsi une qualité de service minimum.

La seconde différence entre OTT et IPTV est de nature économique. L’OTT court-circuite l’intermédiation : avec HBO Now, la chaîne s’affranchit des câblo-opérateurs ou des telcos pour établir une relation directe avec ses abonnés. « C’est un moment transformateur pour HBO », a déclaré Richard Plepler, le patron de la chaîne. De manière polémique, on peut alors définir l’OTT comme une position stratégique dans la chaîne de valeur qui utilise des infrastructures développées par d’autres pour offrir un service. D’où l’angoisse des opérateurs télécom qui voient exploser la consommation de vidéo sur leurs réseaux, on y reviendra en conclusion.

 

L’architecture, une question de débits

Depuis les premiers pas de la vidéo sur Internet dès 1997 avec l’annonce de RealVideo, la solution de streaming vidéo de RealNetworks, puis son vrai décollage à partir de 2005 avec l’apparition de YouTube et Dailymotion, diverses approches techniques ont été utilisées pour transmettre non seulement la vidéo mais aussi les fonctions de télécommande qui permettent son exploitation. Aujourd’hui, c’est le streaming HTTP qui est utilisé car il offre l’avantage de franchir les pare-feux.

Quatre phénomènes ont plus particulièrement joué un rôle déterminant pour crédibiliser l’OTT vis-à-vis de la TV en termes de qualité des images : l’accroissement des débits d’accès ; les progrès de la compression (divisant régulièrement par deux les débits nécessaires à qualité égale) ; une architecture rapprochant les contenus des consommateurs ; une nouvelle approche adaptative du streaming.

Les deux premiers aspects sont bien connus. Même s’il subsiste des zones défavorisées, la montée en puissance d’internet s’est accompagnée d’un accroissement spectaculaire des débits d’accès proposés aux abonnés via l’ADSL 2, le VDSL 2, la fibre mais aussi les réseaux 3G et plus. De même, pour l’OTT, le MPEG 1 et ses homologues des débuts ont progressivement été remplacés par des outils de compression plus performants : MPEG 2 et Flash puis H.264 et, demain, HEVC.

Le débit maximum affiché sur les publicités des FAI ou même celui mesuré sur un service propre à celui-ci auquel on accède directement peut toutefois s’avérer trompeur quand on visionne un contenu distant. Un accès fibre ainsi mesuré à 100 Mbits/s pourra ne plus offrir que quelques maigres Mbits/s pour se connecter à un service situé en Californie ou au Japon. La faute aux goulets d’étrangement que constituent les interconnexions entre les différents réseaux du cœur de l’internet et aux accords de peering qui régissent ces échanges.

En termes d’architecture, l’innovation a donc d’abord consisté à s’appuyer sur un réseau de serveurs de cache, couvrant le monde pour positionner le contenu au plus près du destinataire. On définit ce réseau de serveur comme un CDN (Content Delivery Network) offert par des prestataires spécialisés dont Akamai a été un des précurseurs. Très vite, les FAI ont aussi vu l’intérêt de déployer ce type d’infrastructure au sein même de leur réseau. Un partenariat stratégique réunit ainsi Orange et Akamai. Si ce type de solution est désormais généralisé et si les technologies continuent d’évoluer, tous les problèmes ne sont pas pour autant réglés. Netflix, fort de ses statistiques, publie ainsi son ISP Speed Index censé rendre compte de la réalité de la performance de chaque FAI pour ses services aux heures de pointe. Les chiffres sont étonnamment bas. Ils sont d’autant plus à prendre avec prudence que Netflix ne précise nulle part sa méthodologie de mesure et que l’entreprise est à la fois juge et partie puisqu’elle cherche à positionner ses propres serveurs CDN dans les réseaux des FAI.

Dernier élément déterminant, le développement de l’Adaptive Streaming, c’est-à-dire de la gestion dynamique du réseau. Au début de l’OTT, les fournisseurs de contenus proposaient à l’usager de choisir pour chaque programme entre deux ou trois niveaux de qualité différents pour s’adapter aux performances du type d’accès. Mais, avec le Best Effort qui caractérise l’OTT, l’encombrement du réseau peut varier rapidement et de manière peu prévisible. Apparu en 2010 pour ses premières versions, l’Adaptive Streaming, au lieu de proposer ces deux ou trois versions fixes du programme, découpe celui-ci en petites tranches qui sont chacune encodées à divers niveaux et transmises via HTTP, permettant au terminal de l’utilisateur de piloter dynamiquement, en temps réel, la qualité de ce qu’il voit en fonction des variations du réseau. L’utilisateur dispose ainsi, à chaque instant, de la meilleure qualité possible tout en limitant les risques de gel. Les solutions les plus utilisées sont aujourd’hui HLS, pour HTTP Live Streaming d’Apple, et la norme MPEG DASH (Digital Adaptive Streaming over HTTP) qui bénéficie aussi d’une spécification DVB. Tout fournisseur de contenu doit donc encoder de multiples façons différentes chaque programme pour être sûr de pouvoir toucher les différents terminaux en s’adaptant au réseau. Et les CDNs doivent aussi supporter le streaming adaptatif.

 

UHD, accélérateur ou cheval de Troie ?

Les fabricants de téléviseur poussent agressivement leurs modèles 4K alors même qu’au-delà de la résolution spatiale 2160×3840, les normes de l’Ultra HD restent encore à définir complètement en matière de cadencement des images, de dynamique colorimétrique et de son immersif. Et qu’il y a donc peu de chances que les téléviseurs achetés aujourd’hui puissent décoder la future UHD. Cependant, l’UHD constitue un facteur très favorable pour le développement de l’OTT.

Évoquer l’UHD implique aussitôt HEVC, la nouvelle norme de compression dont le développement progresse très vite. Soulignons, au passage, le rôle important des ingénieurs français dans ce domaine. HEVC, par la division par deux des débits qu’elle autorisera à qualité égale, se justifie pleinement et donc se déploiera massivement indépendamment de l’UHD. Par contre, l’UHD, dont la résolution suppose a minima quatre fois plus d’informations à transmettre que le Full HD 1080p, ne se conçoit pas sans HEVC.

Même avec HEVC, les débits nécessaires pour l’UHD demeurent élevés, de l’ordre de 25 Mbits/s pour une couverture sportive de qualité en 2160p50 ou 60 en direct, moitié moins pour du film, plus facile à compresser de manière très efficace off line en plusieurs passes. Débits élevés, certes, mais il faut toutefois se souvenir que la compression améliore ses algorithmes au fil du temps et que ces valeurs étaient celles des débuts de la HD en MPEG 2.

Pour recevoir l’UHD, les divers terminaux doivent donc disposer d’un décodeur HEVC et s’appuyer sur un réseau de diffusion offrant, de manière économiquement réaliste, de tels débits. En dépit des chiffres étonnants de l’index Netflix, c’est un avantage compétitif indéniable pour l’OTT, grâce au développement de la fibre optique et de la 4G et à la disponibilité de décodeurs logiciels HEVC téléchargeables. Par contre, c’est un handicap certain pour l’IPTV dont le parc installé de boxes (qui a fait de la France un pays pionnier en la matière, on l’oublie souvent) ne dispose ni de la flexibilité ni de la puissance informatique suffisante pour supporter HEVC. D’où, d’ailleurs, l’annonce de Free, le 10 mars 2015, pour sa Freebox Mini 4K tournant sous Android.

Si le satellite (en DVB-S2) ou le câble peuvent disposer des débits nécessaires, le parc existant de téléviseurs 4K (moins de 300 000 dalles actuellement en France selon GfK cité par Le Monde) auquel s’ajoute l’imbroglio technique découlant de l’absence actuelle de normes rend peu rationnel le fait de consacrer un canal à plein-temps à l’UHD au-delà de la couverture d’évènements ponctuels. Quant à la TNT, si le CSA avait envisagé dès 2012 un scénario prévoyant une dose d’introduction de l’UHD fin 2018 (reposant techniquement sur l’association de l’encodage HEVC et de la diffusion en DVB-T2), le contexte général de réduction de la bande passante hertzienne allouée à la télévision éloigne cette perspective.

À cela, il faut encore ajouter l’absence de contenus qui condamne clairement l’UHD, dans le futur proche, à un marché de niche, s’appuyant essentiellement sur la VoD, de surcroît moins gourmande en débits. Et c’est précisément cette caractéristique et ce paysage technique évolutif qui sont bien adaptés à la flexibilité qu’offre le streaming OTT. Ce n’est pas un hasard si Netflix, en débit du pessimisme de son index, a lancé dès 2014 une offre 4K. Comme désormais Youtube, Amazon et d’autres. Promis, pour fin 2015, les Blu-ray UHD devraient aussi compléter l’offre VoD.

Ainsi, progressivement, l’écosystème s’élargira, l’UHD OTT montera en puissance et pourra concurrencer efficacement, sur le plan de la qualité technique, une télévision linéaire bloquée dans son développement.

 

Morte, la TV ?

La TNT n’est pas seule concernée. En court-circuitant l’intermédiation des chaînes ou des packages de la TV payante, l’OTT porte en germes une réorganisation de la chaîne de valeur. Si, jusqu’à présent, aux USA, le phénomène du Cord cutting, du désabonnement aux chaînes du câble ou des telcos, est resté assez marginal, c’est sur lui que compte Netflix. Tout pourrait d’ailleurs s’accélérer avec l’offre HBO Now, une étude de Parks Associates prévoyant une diminution de 7 % du nombre d’abonnés à la TV payante, voire le double pour The Diffusion Group. En somme, les spectateurs voteraient avec leurs $, préférant, comme dans un premier temps pour la musique, s’abonner à un programme précis ou une chaîne plutôt qu’à un regroupement.

Cette substitution du streaming aux abonnements traditionnels ouvre aussi potentiellement l’accès à de nouveaux acteurs du Net comme Amazon ou à ceux qui contrôlent l’accès aux terminaux via leurs systèmes d’exploitation comme Apple ou Google. Sans parler de possibles nouveaux Deezer ou Spotify.

L’avenir semble encore plus incertain pour une TNT confrontée à une réduction drastique à court terme de près de 30 % du spectre hertzien disponible et dont on commence à envisager l’évolution vers un nouveau modèle de télévision dit hybride, associant broadband et broadcast. L’idée étant qu’une proportion très importante des programmes diffusés ont, en fait, été enregistrés et sont donc susceptibles d’être téléchargés à l’avance aux heures creuses sur des futurs terminaux capables de jongler entre les réseaux. Ne resterait hertzien que le seul vrai direct. Un mouvement qui s’inscrit dans le rôle croissant des solutions logicielles aussi bien pour la production vidéo (cf. le recours au Cloud ou à la virtualisation pour certaines fonctions techniques comme l’encodage ou les traitements) que pour la diffusion avec l’émergence probable de Set Top Boxes logicielles offrant une flexibilité permettant de tirer parti au fil de l’eau des progrès des algorithmes de compression et libérant des contraintes du parc installé. Cette TV du futur semble bien proche de l’OTT.

Alors, morte la TV linéaire ? Pas du tout sûr. Pour deux séries de raisons…

Les premières sont économiques. Toucher, via Internet, une audience d’ampleur comparable à celle de la « vieille » TV coûte fort cher en termes de connectivité pour l’offreur des contenus. En 2014, Phil Laven, président du DVB, rappelait le rapport du BBC Trust soulignant le fait que l’incontestable succès du iPlayer représentait 12 % de ses coûts globaux de diffusion pour seulement 2 % de son audience. Autre aspect, la récente décision stratégique de la FCC américaine de confirmer la neutralité du Net freine la possibilité d’émergence d’un modèle économique alternatif en laissant à la charge des seuls telcos le poids de l’amélioration de l’infrastructure Internet. Pour les telcos, privés des voies rapides (fast lanes) financées par les offreurs de contenus dont ils rêvaient, les services de streaming apparaissent comme des sortes de passagers clandestins, accaparant la bande passante sans générer des revenus supplémentaires correspondants.

La deuxième série de raisons, plus fondamentale, tient à l’expérience utilisateur. Regarder une vidéo sur son PC ou sa tablette est une expérience individuelle. Regarder en famille ou entre amis le grand écran du salon est une expérience sociale partagée sur laquelle la presse a, par avance, attiré l’attention et qui sera ensuite commentée entre collègues de travail ou amis, de vive voix comme via les réseaux sociaux. Il ne faut pas, en outre, sous-estimer l’importance des professionnels de la TV : un réalisateur, face à la multitude d’écrans de sa régie, sera toujours plus pertinent que le spectateur pour sélectionner la bonne image (c’est la limite des offres de choix individuel des angles comme le système C-cast d’EVS) ; de même, ce que le spectateur plébiscite dans une chaîne, c’est le savoir-faire du programmateur. Combinés, ces facteurs créent un lien fort. Un lien qui a toujours fait que, bien qu’un spectateur dispose déjà de son film préféré en VHS puis en DVD, il le regardera quand même souvent en direct lorsqu’il sera à l’antenne.

Est-ce à dire que le streaming restera un épiphénomène ? Pas du tout. La liberté nouvelle qu’introduit l’OTT est d’importance. Elle aura, dans la durée, une influence déterminante sur l’évolution vers la TV du futur mais cette évolution sera progressive et, comme toujours, bien plus longue qu’annoncée. D’ores et déjà, l’offre en ligne constitue un élément majeur dans la panoplie des chaînes de TV. Sauf pour les abonnements aux packages payants qu’elle menace, l’OTT constitue surtout pour la télévision linéaire une forme de complémentarité et d’enrichissement. À condition de maîtriser les droits de ses contenus.

 


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 12 septembre 2013