Une fois encore Annecy aura joué le rôle de vitrine mondiale de l’animation, dénicheuse de talents et réussissant la prouesse de réunir, au même endroit, le meilleur de la production indépendante et des grands studios américains.

Dans le palmarès de cette édition 2025 (8 au 14 juin) touffue et riche qui coïncide avec le soixante-cinquième anniversaire du festival, se sont à nouveau distingués les studios français en revenant avec une moisson de prix dont deux Cristal récompensant le long-métrage Arco d’Ugo Bienvenu ainsi que le court-métrage en écran d’épingles Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon. Sans compter les six coproductions hexagonales qui caracolaient dans la compétition officielle : Amélie et la métaphysique des tubes (Prix du Public), Planètes (Prix Paul Grimault), Olivia et le tremblement de terre (Prix Fondation Gan à la diffusion), La mort n’existe pas, Marcel et Monsieur Pagnol, Allah n’est pas obligé…
Ce rendez-vous annécien, les studios ne le manqueraient pour rien au monde tant ils peuvent y faire entendre leur voix, présenter leur nouvelle orientation et dévoiler en exclusivité leur line-up cinéma et séries TV.
TeamTO, nouveau départ
Fondé il y a vingt ans par Corinne Kouper, Guillaume Hellouin et Caroline Souris, TeamTO, l’un des fleurons de l’animation française, a fait « l’actu » en passant, à la fin de l’année dernière, sous pavillon italien. Lors d’un Studio Focus bondé, Riva Studio basé à Rome (Marco Balsamo et Tara Sibel Demren), qui a racheté le studio d’animation et repris la majorité des effectifs (environ 300 emplois), a présenté les nouvelles orientations stratégiques.

Le groupe, qui entend demeurer un acteur de premier plan dans l’écosystème européen et mondial, a d’abord scindé les activités en trois entités : TeamTo Films, TeamTo Animation (Paris et Bourg-Lès-Valence) et TeamTo Tech. La nouvelle direction a tenu ensuite à rassurer les diffuseurs français (France Télévisions) en assurant, dans les temps, la livraison des séries phares Angelo la Débrouille et L’Armure de Jade (respectivement saison 6 et saison 2).
Le groupe s’est enfin engagé à poursuivre les productions initiées par l’équipe précédente. À savoir la série 3D préscolaire Quoi de neuf, Isha ? réalisée par Loïc Espuche dont la production sera lancée à l’automne, la série familiale futuro-humoristique H.O.M.E. ainsi que la série action-aventure Next Level : Odyssey qui revisite dynamiquement la mythologie grecque. De même les projets de longs-métrages comme Ninn restent dans les tuyaux. Cette activité de long-métrage d’animation sera même renforcée : « Nous envisageons une livraison en moyenne d’un long-métrage par an », avance Marco Balsamo.
Le nouveau TeamTO entend également mettre le cap sur l’animation ado-adulte en produisant la comédie 2D SKWAD ! portée par Marco Balsano et Tara Sibel dans le monde du MMA, la série cyberpunk Infinity : Paradise Lost signée Jay Oliva, et la série Shadow Soccer qui mêle football et surnaturel à la manière d’un shōnen décalé. Ces productions permettront de mettre en place, parallèlement au pipeline 3D historique, un nouveau pipeline en 2D (basé sur Harmony).
« En développant des projets originaux et, en nous lançant dans l’animation 2D et l’animation pour adultes, nous cherchons à développer rapidement des propriétés intellectuelles fortes », avance Tara Sibel. Ces productions d’IP se feront à parts égales avec l’offre de services (The Creature Cases pour Sony Pictures, Skylanders Academy…) que le nouveau TeamTO désire évidemment poursuivre.
Quant à l’activité R&D, déjà très soutenue avant le rachat, elle sort renforcée avec la création de TeamTo Tech dont la direction est assurée par l’ancien directeur technique Jean-Baptiste Spieser. Cette entité aura la charge de commercialiser, cette fois-ci, les outils logiciels qui y seront développés. Enfin, TeamTO, historiquement engagé dans le développement durable et très investi dans la mise au point du Carbulator (le calculateur carbone dédié au secteur de l’animation), restera actif sur le front de l’écoproduction.
TAT Productions, un modèle éprouvé
Sous le feu des projecteurs également, le studio toulousain TAT Productions dévoilait en exclusivité ses prochaines productions animées comme le long-métrage 3D Falcon Express (sorti en juillet dernier). Et revenait sur vingt-cinq ans d’activité devant une salle attentive et conquise d’avance.
Fondé à Toulouse en 2000 par David Alaux, Éric et Jean-François Tosti, le studio (300 personnes aujourd’hui) s’est en effet imposé non seulement comme un acteur incontournable de l’animation 3D en Europe mais aussi comme un modèle de croissance saluée par tous ses pairs.
« En menant une activité régulière de production de long-métrage 3D et en maintenant un niveau constant de qualité, nous avons réussi à faire de TAT une mini marque identifiable auprès du public mais aussi des acheteurs et des exploitants », explique Jean-François Tosti. « C’était un pari et une prise de risque financier que de livrer un long-métrage d’animation par an. »
Avant de produire toutefois des créations originales pour toute la famille, TAT s’est d’abord fait la main avec l’animation en stop motion (et la pub !). Puis le studio a très tôt collectionné les succès à l’international en produisant les longs-métrages 3D Les As de la jungle (1 et 2), à l’origine un spécial TV pour France Télévisions avant de devenir une série, Pattie et la colère de Poséidon (surtout à l’international) et Pil qui fera l’objet à la fin de l’année d’une série TV intitulée Les aventures de Pil (52 fois 13 minutes).

Le studio, qui a adapté son pipeline pour les besoins de la série en optant pour le moteur temps réel Unreal Engine (l’animation reste toutefois sur Maya), a su également prendre le virage de la production exécutive en signant Astérix et Obélix, le combat des Chefs, le film d’Alain Chabat pour Netflix. « Nous avons beaucoup appris et progressé sur cette production qui a attiré dans notre studio des talents expérimentés et des moyens. Nous avons découvert aussi que l’adaptation pouvait s’avérer un exercice très créatif et particulièrement stimulant. »
En livrant Falcon Express de Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy, qui a fait l’objet d’une séance « événement » à Annecy, TAT reste sur son line up de prédilection, à savoir des films 3D familiaux, drôles et inventifs, en introduisant un raton-laveur au secours des passagers d’un train fou conduit par un blaireau enragé.
Avec le long-métrage Lovebirds d’Hélène Blanchard et Laurent Bru (prévu pour une sortie début 2027), TAT fait toutefois un léger pas de côté en produisant, pour la première fois, un scénario n’émanant pas du studio… et en livrant une comédie romantique (chez les oiseaux) caractérisée par un rendu 3D très coloré.
Enfin, pour le début 2028, Ringo at Summer Camp renouera avec l’esprit action et comédie en prenant pour cadre une colonie de vacances pour chiens désœuvrés. Les producteurs notent encore, avec satisfaction, une montée en gamme des enveloppes budgétaires des productions : « Lovebirds constitue à ce jour notre plus cher long-métrage (15 millions d’euros). Nous aimerions nous rapprocher d’un budget de 20 millions d’euros afin de donner aux artistes encore plus de temps pour développer leur univers. »
Gao Shan Pictures poursuit son déploiement
Du nouveau également chez Gao Shan Pictures, l’un des studios d’animation français le plus excentré qui a choisi l’île de La Réunion pour fabriquer de l’animation (long-métrage et série). Le studio fondé en 2014 et dirigé par Arnauld Boulard s’est en effet installé, depuis décembre dernier, aux Papeteries-Image Factory d’Annecy pour développer des œuvres animées originales (avec un focus sur la série).
Avec l’ouverture de cette nouvelle antenne, qui fait suite à celles de Gao Shan Too à Angoulême (animation 2D) puis Gao Shan Pictures Animation Studio à l’île Maurice, le studio se rapproche d’un bassin de talents et de la dynamique impulsée par le Citia et la future Cité internationale du cinéma d’animation. Cette orientation nouvelle vers la série lui permettra entre autres de développer aussi ses propres IP : « Tous les projets que nous portons jusqu’à présent développent des valeurs fortes », rappelle Arnauld Boulard. « C’est cette orientation que nous voulons donner à la production de série qu’elle soit pour une prestation en premium mais aussi en production déléguée : ce sont des marchés très complémentaires. »

Actuellement plusieurs projets de séries 2D sont en développement et en préproduction chez Gao Shan Annecy : la série originale d’aventure-action pour les enfants Avocado Jackfruit créée et dirigée par Paul Ó Muiris, une adaptation d’un livre pour les préscolaires ainsi qu’une série comédie sur l’art de la performance. « Avec Gao Shan Annecy, qui s’ajoute aux expertises de nos autres studios et de Gao Shan à la Réunion (2D/CG compositing) nous couvrons tout le spectre de la production. »
En onze ans d’activité, Gao Shan a réussi à imposer sa « patte » en fabriquant – voire en coproduisant – de très beaux films familiaux régulièrement primés en festival comme Le Petit Nicolas, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? d’Amandine Fredon et Benjamin Massoubre, Sirocco et le royaume des courants d’air de Benoît Chieux, Angelo dans la forêt mystérieuse de Winshluss et Alexis Ducord…
Sans oublier d’aborder une cible plus âgée avec des longs-métrages sans concession, mais tout aussi remarqués, comme J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin, They shot the piano Player de Fernando Trueba et Javier Mariscal, Mars Express de Jérémie Périn, etc. Sans compter le dernier en date, sélectionné à Annecy, l’implacable Allah n’est pas obligé de Zaven Najjar (production Special Touch Studio) qui suit le parcours d’un enfant soldat guinéen.
Parmi les projets en cours de fabrication, les prometteurs longs-métrages inWaves de Phuong-Mai Nguyen, porté avec Silex Films qui a fait l’objet d’un WIP (Work in Progress), ainsi que Lucy Lost d’Olivier Clert (produit par Xilam Films). « Tous ces projets nous touchent car ils sont porteurs de sens et exigeants au niveau artistique. En témoigne aussi le prochain film de Simon Rouby, Pangea, dont nous avons fabriqué le pilote pour Miyu Production. »
Restait à Gao Shan à franchir une nouvelle étape. Chose faite avec la présentation de ses premières productions de longs-métrages : Lou et le Secret du glacier de Sam et Fred Guillaume est un film familial coproduit avec la Suisse et la Belgique (pitché à Cartoon Movie 2025) ! L’hiver du feu sacré (en développement) du réalisateur François de Riberolle, qui s’adresse aux ado-adultes, raconte la rencontre brutale de l’arme à feu par les indiens Lakota.
Vivement Lundi !, la stopmo récompensée
Encore plus présent que les années précédentes, Vivement Lundi !, dont le studio est spécialisé dans la stop motion depuis vingt-sept ans, a coché pratiquement toutes les cases du Festival : dans la compétition officielle de longs-métrages avec Olivia et le tremblement de terre invisible d’Irène Iborra (Prix de la Fondation Gan à la diffusion), dans la sélection Contrechamp avec Les Contes du pommier coréalisé par Jean-Claude Rozec mais aussi dans la compétition officielle de court-métrages avec Atomik Tour de Bruno Collet et Signal d’Emma Carré et Mathilde Parquet.
Enfin, le studio rennais a été très remarqué lors des Pitchs Mifa en introduisant Red Zone d’Iryna Tsilyk (Prix Ciclic), une coproduction entre l’Ukraine, le Luxembourg et la France. Inspiré d’une histoire vraie, ce documentaire tout en 2D dévoile la vie quotidienne des habitants de Kiev sous les bombes.

Sans jamais dévier de sa ligne éditoriale, Vivement Lundi !, déjà auréolé les années précédentes avec les films Interdit aux Chiens et aux Italiens de Alain Ughetto (Prix du Jury 2022) et Flee de Jonas Poher Rasmussen (Cristal du long-métrage 2021), continue de porter des histoires puissamment résilientes qui font écho à des situations actuelles.
Olivia et le tremblement de terre invisible raconte ainsi comment une petite fille prend sur elle, avec tendresse et imagination, le déclassement de sa famille expulsée de son logement en faisant croire à son petit frère qu’ils sont les personnages d’un film. Dans Atomik Tour, Bruno Collet (dont le court-métrage Mémorable avait remporté le Grand Prix et le Prix du public du festival en 2019) montre qu’une prise de conscience salutaire peut advenir derrière le cynisme affiché d’un dark tourist venu à Tchernobyl pour « instagrammer » la zone interdite.
Avec la comédie musicale Signal qui introduit une scientifique se coupant peu à peu de la réalité à force de rechercher des signes de vie extraterrestre, Emma Carré et Mathilde Parquet signent une fable très contemporaine. Enfin, Les Contes du pommier, coréalisé par Jean-Claude Rozec, revient sur la question du deuil vécu à hauteur d’enfants, et transcendée par la magie du conte. Autant de films ambitieux qui s’avèrent parfois de véritables défis en production.
Initié en République tchèque, Les Contes du pommier a ainsi été coproduit, de manière paritaire, par la République tchèque (Maurfilm), la Slovaquie (Artichoke), la Slovénie (ZVVIKS) auxquels est venu s’ajouter Vivement Lundi !. Le défi narratif de ce film « omnibus » consistait surtout à réunir trois histoires distinctes racontées par des auteurs et réalisateurs de nationalités différentes (David Súkup, Patrik Pašš et Leon Vidmar) mais partageant la même direction artistique, l’équipe française se chargeant d’écrire et réaliser le récit transversal reliant les trois autres. « L’histoire réalisée par Jean-Claude Rozec constitue le fil rouge narratif permettant de rentrer dans chacun des autres contes et de faire en sorte que ceux-ci paraissent issus de l’imaginaire des enfants et du grand-père », remarque le producteur Jean-François Le Corre. Quant à la fabrication de ce film entièrement en stop motion, elle se retrouve éclatée entre les quatre pays producteurs, chacun fabriquant son propre conte, y compris l’équipe rennaise en charge du film « fil rouge » (construction des décors, des marionnettes aux têtes en résine avec des bouches interchangeables, etc.).
Les productions de Vivement Lundi ! présentent enfin le mérite de mettre, à nouveau, sous les projecteurs l’animation stop motion, une technique très en vogue dans les festivals (à Annecy, près d’un tiers des films primés cette année sont en volume) et auprès des jeunes professionnels mais qui demeure encore lente et complexe à fabriquer. « L’intérêt pour la stop motion ne faiblit pas », reconnaît le producteur. « Mais ces films en stop motion, et plus généralement les films 2D Art et Essai, peinent parfois à trouver leur public, et leurs audiences restent inférieures à celles de films réalisés en 3D. Leur coût de développement est en général deux fois plus important qu’en 2D. »
MIAM ! Animation, un studio bien engagé
Si MIAM ! Animation, ouvert en 2018 par Hanna Mouchez, n’a pas présenté cette année de projets en compétition, le studio, qui participe activement au développement du calculateur carbone Carbulator, continue d’affirmer avec force ses engagements en faveur d’une production écoresponsable. Déjà distinguée en 2023 au festival d’Annecy, sa série préscolaire en 3D Edmond et Lucy, dont le propos est en symbiose avec les enjeux environnementaux, a fait le choix écologique d’être produite sur un pipeline à base de 3D temps réel. Son réalisateur François Narboux a très tôt opté pour un rendu sous Unity, lequel s’avérait parfaitement adapté, entre autres à montrer les changements de la nature (ici la forêt) au fil des saisons. La 3D temps réel permet aussi de multiplier les contenus tout en maîtrisant leurs coûts.
Devenue rapidement une IP, Edmond et Lucy a ainsi fait l’objet d’un film de 45 minutes L’hiver d’Edmond et Lucy (à partir de quatre épisodes de la série). La série se décline aujourd’hui en podcast sur Okoo avec des épisodes de 7 minutes. Edmond et Lucy, dont France Télévisions a annoncé au Mifa une saison 2 (44 fois 11 minutes et quatre spéciaux de 22 minutes), est devenue aussi la série animée la plus exportée en 2023 (Prix Unifrance Export).

Les Minus, la nouvelle série développée par MIAM ! Animation réalisée par Wassim Boutaleb, cherche encore plus activement à engager le jeune public sur la voie de l’écologie en lui montrant, au travers d’amusants tutoriels de bricolage, comment recycler des objets du quotidien (en jouets par exemple). Le studio a choisi cette fois-ci le moteur de rendu 3D temps réel Unreal Engine (Epic Games) pour fabriquer cette série photo-réaliste qui mêle prises de vues réelles et stop motion (sur Canal + en octobre 2025).
Parallèlement à cette activité de production, MIAM ! distribue à l’international, pour le compte de producteurs indépendants, une trentaine de programmes engagés et féministes. Outre les séries Libres ! d’après le livre d’Ovidie et Diglee, Culottées adaptée de l’œuvre de Pénélope Bagieu, MIAM ! Distribution se félicitait de la sélection en compétition officielle de la série 2D Goat Girl (26 fois 11 minutes) qu’elle distribue. Coproduite par Daily Madness (avec MIAM ! Animation et Thuristar), cette série pour préadolescents introduit une adolescente qui découvre l’école pour la première fois et affirme, joyeusement, sa différence (elle a été élevée par des chèvres en montagne).
MIAM ! Animation annonçait enfin, pour la rentrée, une formation professionnelle et certifiante (de 77 heures) en partenariat avec Paris 8-ATI (Arts et Technologies de l’Image). Celle-ci s’adresse spécifiquement aux TD (directeurs techniques) de studio d’animation souhaitant effectuer la transition entre un pipeline en 3D précalculée vers la 3D temps réel (sous Unreal). Soutenue par l’AFDAS, cette formation, une première en France, se trouve en phase avec les besoins actuels de la filière qui doit à la fois maîtriser les coûts de production et répondre aux conditions d’éco-conditionnalité mises en place cette année par le CNC pour les œuvres d’animation.
Les Femmes s’Animent, dix ans déjà
Si la féminisation de la filière progresse et que la moitié des membres des jurys officiels du Festival sont, cette année, des femmes, la parité dans la filière évolue lentement. Et des succès éclatants comme Amélie, la métaphysique des tubes de Mailys Vallade et Liane-Cho Han (Prix du Public), Planètes de Momoko Seto (Prix Paul Grimault) ou la série TV Samuel d’Emilie Tronche (40 millions de vues sur Arte) mais aussi le Cristal d’honneur reçu par la talentueuse réalisatrice et productrice Joanna Quinn ne doivent pas faire illusion.
D’après Audiens, seulement 35 % de femmes occupent des postes à responsabilité dans les studios d’animation alors que plus de 43 % des effectifs sont aujourd’hui des femmes (mais la parité semble être atteinte chez les primo-entrants). À peine plus de 18 % des aides du CNC se portent sur des productions réalisées par des femmes.
Créée il y a dix ans, l’association Les Femmes s’Animent (LFA) bataille pour arriver à une représentation équilibrée dans la filière et faciliter l’accès des talents féminins surtout à la production de longs-métrages. Elle rappelait tout le chemin parcouru en dix ans : mise en place du programme de mentorat inclusif Parcours de femmes, de dispositifs d’accompagnement comme Women x Stories : Voix féminines émergentes, formations contre la discrimination et abus sexistes et sexuels, etc. Au Mifa, LFA a annoncé, avec le collectif 50/50 et Women in Animation, la création en 2027, d’une résidence inédite réservée aux réalisatrices de longs-métrages d’animation au sein de la future Cité internationale du cinéma d’animation.
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #63, p.74-79
