IBC2022 – Qvest, un développement international

 

La taille de l’entreprise et son positionnement permettent à Qvest d’adresser de manière globales les problématiques actuelles.

 

Pourriez-vous commencer par une vue d’ensemble de votre activité depuis le début de la pandémie et de vos projets à court terme ?

Jawid Mahmoodzada : Le Covid a bien sûr été une période difficile pour le secteur tout entier, comme vous l’avez sans doute vu chez beaucoup d’autres entreprises. Pour notre part, nous en avons profité pour faire beaucoup de travail en interne ; par bonheur, au vu de notre profil international, avec des bureaux à Dubaï, Paris, Copenhague, Londres et aux États-Unis, nos équipes ont toujours eu l’habitude de travailler à distance. Nous avions déjà des workflows en place dans le cloud, donc les confinements n’ont pas vraiment été un obstacle pour nous.

Toutes ces équipes sont d’ailleurs représentées ici au salon IBC, avec l’intégralité de notre offre : développement logiciel, gestion du changement, intégration de systèmes, conseil… Mais quand nous étions tous confinés, nous en avons profité pour nous améliorer en interne et nous développer, avec plus de cent nouvelles embauches en Europe, et nous sommes toujours dans une phase de croissance dans toutes nos régions d’activité. Les choses vont bien !

 

Jawid Mahmoodzada, directeur général de Qvest © DR

Existe-t-il un profil type de client pour vos solutions ?

Nous sommes bien sûr ouverts à tous les profils de clients et cherchons à nous adapter à leurs besoins spécifiques, mais cela ne nous empêche pas de distinguer des tendances d’ensemble dans notre activité. Notre ADN reste tourné vers le secteur des médias et du divertissement, mais nous avons également parmi nos clients de grandes entreprises et des institutions publiques qui utilisent des contenus média. Il y a donc des besoins qui reviennent souvent : transition numérique, transition IP, technologie, expertise y compris en matière de ressources humaines, cloud… Ce dernier sujet n’est d’ailleurs plus si nouveau, car cela fait plus de cinq ans que nous avons commencé à travailler dessus avec notre premier produit Qvest.Cloud, destiné à l’approvisionnement en contenus, à l’intégration, à la gestion des contenus et de l’infrastructure. Les besoins de ce type sont également de plus en plus courants.

 

Vous êtes donc un passionné du cloud ?

Tout à fait. La technologie est bien implantée et je ne pense vraiment pas qu’il s’agisse d’une mode : les entreprises qui adoptent le cloud ne le font pas par suivisme, mais parce que c’est un moyen de mettre en place des process plus agiles, de déployer des chaînes plus rapidement, de faire du montage à distance et surtout de faire appel à des talents en mobilité géographique, de manière très fluide. Nous répondons donc à tous ces différents besoins. Un autre enjeu qui prendra de plus en plus d’importance dans les années à venir est celui du développement durable, notamment pour tous les projets financés par le secteur public.

 

Qvest a développé des outils pour optimiser les workflows distants. © DR

 

La vision qu’avait Qvest il y a trois ou quatre ans, avec la plate-forme devenue depuis qibb, est-elle aujourd’hui la même ?

Nous avons même renforcé cette vision en faisant de qibb une entreprise distincte, et de nombreux clients y font appel, parfois même en développant des outils supplémentaires sur mesure. On peut d’ailleurs voir l’intérêt pour qibb lors de ce salon IBC, car les acteurs les plus divers viennent voir notre stand, des grands studios de production aux plus petites structures en passant par les chaînes de télévision. Ce n’est plus un prototype ou une idée que nous présentons, mais une solution fonctionnelle. Il ne s’agit plus d’opportunités, mais bien de résultats concrets.

 

Utilisez-vous des plates-formes cloud spécifiques pour vos solutions ?

Non, nous ne dépendons pas d’un fournisseur en particulier et pouvons déployer nos produits dans différents écosystèmes.

 

Vous avez dit être en pleine croissance ; pensez-vous que votre taille représente un atout pour vos clients, car ils peuvent s’adresser à un contact unique ?

C’est certainement un avantage et je sais que certains clients apprécient le fait d’avoir une personne précise avec qui échanger. En raison de notre taille, nous pouvons traiter plusieurs sujets en simultané : budget, gestion du changement, expertise du secteur des médias… Il s’agit donc de combler le fossé qui sépare les aspects technologiques et commerciaux, ainsi que d’éliminer le risque lié à l’implémentation de ces technologies en offrant au client une stratégie claire. Le résultat final est une solution clés en main, fournie dans le budget demandé et suivant le calendrier demandé. Nous avons également des accords privilégiés avec des fournisseurs clés, ainsi que des équipes internes de développement logiciel qui peuvent répondre à des besoins spécifiques.

 

Tout au long de cet IBC 2022, on m’a souvent demandé si je connaissais un expert en ceci ou cela ; rencontrez-vous des difficultés pour trouver des talents ?

La recherche de talents est parfois compliquée, mais nous avons d’ores et déjà une équipe impressionnante ; elle continue même de se développer, puisque nous avons pour ambition de doubler notre taille au cours des deux prochaines années, à la fois par l’intermédiaire d’embauches et d’acquisitions.

 

Christian Massmann, CSO de Qvest Group (à gauche) et Ben Vandenberghe, CEO de Skyline Communications © DR

Vous avez une présence internationale, mais les clients ont-ils les mêmes besoins dans différentes régions ?

Il y a quelques différences, mais les tendances d’ensemble se retrouvent partout dans le monde : nous avons par exemple réalisé un projet de transformation d’une salle de rédaction en Nouvelle-Zélande, puis fait pratiquement la même chose à New York et parlons également des mêmes sujets à Berlin. De plus, certains de nos clients et partenaires ne sont pas localisés dans un marché un particulier, mais plutôt présents dans le monde entier. Cela rejoint l’une de vos premières questions, sur le profil type des clients : les attentes et les besoins individuels varient, tout comme les détails de chaque projet, mais les difficultés rencontrées sont souvent les mêmes. C’est pourquoi nous avons mis au point une approche commune et possédons une vision d’ensemble de ces sujets, ce qui nous permet d’apporter des solutions très rapidement.

 

Quels seront les prochains défis pour Qvest ?

Il y a des enjeux liés à la croissance, par exemple, parce que nous devons prendre soin à ce que notre culture unique reste forte à mesure de notre développement et de nos acquisitions. Il faudra aussi que nous renforcions notre marque et notre présence partout dans le monde, ce que nous avons déjà commencé à faire.

 

La sécurité continue-t-elle de représenter un enjeu majeur pour votre activité ?

Tout à fait. Nous avons une importante activité de sécurité des données et de cybersécurité, grâce à une équipe experte aux États-Unis qui assure la sécurité des contenus utilisés pour des projets de très grande envergure menés par nos clients les plus importants. L’idée est à présent d’importer en Europe toutes les méthodes et l’expertise développées par cette équipe américaine.

 

Quelles leçons avez-vous tirées des deux dernières années de pandémie ?

La première leçon, c’est que beaucoup de nos clients ont soudain été en mesure de travailler à distance et dans le cloud : cette démocratisation rapide de la production, du montage et de la collaboration à distance a confirmé nos prévisions et nous a indiqué que notre stratégie était la bonne. De plus, nous sommes maintenant plus flexibles et capables de conclure des accords et de mettre à disposition des équipes aussi rapidement que nous déployons nos outils. C’est ainsi que nous avons complété des projets entièrement à distance, sans jamais rencontrer nos clients en personne ; il y avait même un projet en Australie que nous avons mené entièrement depuis l’Allemagne, malgré le décalage horaire. Nos équipes de conseil ont, elles aussi, tout mis en œuvre pour créer de nouvelles méthodologies basées sur les outils de collaboration à distance en conservant autant que possible les atouts des rencontres en présentiel.

Extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2022 paru pour la première fois dans Mediakwest #49 p. 40-86

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