Écrit et réalisé par Marc Fouchard et filmé par le directeur photo Pascal Boudet, ce thriller raconte l’histoire d’un mystérieux chauffeur de taxi, Léo, qui éprouve des difficultés à communiquer avec les autres. Il a reçu le grand prix de l’édition 2020 du festival Polar de Cognac et a été nominé au FrightFest de Glasgow en mars 2021.
Pascal Boudet explique la logique qui l’a conduit à choisir l’Ursa G2 pour ce film tourné en dix-neuf jours seulement et dont de nombreuses scènes se déroulent dans l’habitacle d’une voiture : « L’Ursa Mini Pro G2 est agréable à tenir en main, tant par sa forme que par son poids. C’est un outil optimisé pour être maniable et je me suis bien amusé avec. J’ai utilisé les objectifs Cine Lens de Sigma, dont j’aime beaucoup le rendu, surtout à ouverture maximale, ainsi qu’un support d’épaule, ce qui m’a offert un système léger et facile à déplacer. J’ai pu me fier aux points forts de cette caméra, comme son capteur extrêmement dynamique et la flexibilité de son format Raw 5:1, pour surmonter les difficultés du tournage. »
Le manque d’espace et d’éclairage, ainsi que les nombreuses scènes nocturnes, ont conduit Pascal à travailler en étroite collaboration avec l’équipe de postproduction afin d’obtenir le meilleur rendu possible. « Nous avons réalisé énormément de tests avant de commencer le tournage. Je voulais obtenir un rendu qui utilise l’ISO le plus bas possible, et c’est là que c’est important de bien connaître son matériel. En regardant l’écran, je pouvais savoir si l’éclairage était suffisant pour envoyer l’image en postproduction. C’est en faisant des tests réguliers et étant confronté à une multitude de situations diverses que j’ai appris à tirer le meilleur de l’Ursa G2. À condition de prendre garde à quelques réglages, je n’ai eu aucune difficulté à tourner les scènes de nuit et à créer le rendu exact que je cherchais à obtenir. »
Un défi technique réussi, dont l’expérience et les retours positifs encouragent Pascal à continuer lors de ses futurs tournages. « Je suis fier de ce film dans son intégralité. C’était un pari en soi de tourner un film avec cette caméra, certes parfaitement à la hauteur, mais rarement utilisée à cette fin. Néanmoins, j’ai reçu des compliments sur les images à chaque étape du processus et j’espère vraiment que cette expérience permettra à d’autres gens de dire que c’est possible. En devenant plus ouvert, le cinéma ne peut que gagner en liberté d’expression », conclut Pascal Boudet.
Article paru pour la première fois dans Moovee #8, p.52/53. Abonnez-vous à Moovee (6 numéros/an) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.
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