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Paris 2024 – Francis Cloiseau : « un vrai challenge »

 

« L’avantage d’organiser habituellement la cérémonie d’ouverture dans le stade d’athlétisme, avec des positions commentateurs et d’autres services configurés et dimensionnés pour toute la durée des Jeux, est de permettre une optimisation des coûts pour les diffuseurs et l’opérateur hôte, tandis qu’en la délocalisant sur la Seine pour ce qui sera un one shot, cela entraîne un surcoût pour toutes les parties », pointe d’entrée Francis Cloiseau.

De plus, « télévisuellement, cette cérémonie sur la Seine n’est pas un cadeau du tout. Filmer le défilé des délégations dans un stade, où celles-ci se suivent et sont couvertes de manière similaire dans une chronologie identifiée, est relativement facile, tandis que sur un parcours long de six kilomètres, où se succéderont par ailleurs douze tableaux, c’est un vrai challenge », surenchérit celui qui fut longtemps aux commandes du dispositif de France Télévisions lors de plusieurs grands rendez-vous sportifs (Mondiaux d’athlétisme, Jeux Olympiques…).

Avant de développer : « Comment traiter les délégations sur un pied d’égalité, comme l’exige le cahier des charges établi par le Comité international olympique (CIO), en étant sûr de ne pas en surexposer certaines et en sous-exposer d’autres ? Même le Timor-Oriental voudra voir le défilé de ses athlètes sur la Seine. »

Et le consultant de réveiller le spectre de « La Marseillaise », le défilé-opéra du bicentenaire de la Révolution française conçu par Jean-Paul Goude et organisé sur les Champs-Elysées le 14 juillet 1989. « La réalisation avait pris le parti d’installer des caméras tout le long de l’avenue et de balayer sans arrêt l’ensemble des tableaux, de l’Etoile à la Concorde, à tel point que cela finissait par brouiller la vision du défilé. »

Toutefois, envisage l’ancien directeur de production, « dans le cas de la cérémonie d’ouverture qui nous occupe, il y a fort à parier qu’OBS couvrira les tableaux les uns après les autres, au fur et à mesure de la descente des bateaux, en y intégrant le fil rouge des caméras embarquées avec les délégations. »

 

Article extrait de notre dossier « Les coulisses de Paris 2024 » paru pour la première fois dans Mediakwest #57, p. 50-71