Attentif au respect de la parité dans son offre de programmes et conscient de son rôle moteur en tant que premier financeur de la création audiovisuelle, le groupe de chaînes publiques porte en effet cette ambition de parité avec le soutien affiché de la Scam et la GARRD, qui feront aussi, de leur côté, tous les efforts possibles pour renforcer la place des femmes dans le documentaire.
« Les études menées par France Télévisions, la Scam et la GARRD font apparaître une situation de déséquilibre entre réalisateurs et réalisatrices. En 2021, la part des réalisatrices dans les documentaires de France Télévisions a atteint 41%. Il existe cependant de fortes disparités selon les thématiques. Ainsi, les documentaires scientifiques, d’histoire et de découverte comptent seulement environ 20% de réalisatrices », a souligné Catherine Alvarez, qui, se faisant le porte-voix de son groupe de chaînes, a poursuivi : « France Télévisions partage le constat dressé par la Scam – dont 38% des membres sont des autrices – et la GARRD, d’une trop lente progression des opportunités données aux réalisatrices. Parce que le documentaire n’a pas de genre, il est temps d’enrichir nos récits d’un regard pluriel, mixte et paritaire ! »
France Télévisions se fixe pour objectif d’atteindre 50% de réalisatrices dans le documentaire dès 2023, avec un point de vigilance particulier pour les documentaires scientifiques, historiques ou de découverte, des domaines d’expertise marqués par une relativement faible présence féminine…
« L’égalité est un combat qui impose de compter et de se fixer des objectifs : c’est la ligne de conduite du groupe, depuis plusieurs années et dans tous les genres de programmes. Je suis donc très fière de cet objectif d’atteindre, dès 2023, la parité parmi les réalisateurs et réalisatrices de documentaires. Nous réalisons aujourd’hui un nouveau pas décisif vers une meilleure valorisation de tous les talents, à tous les rôles et sur toutes les thématiques », souligne pour sa part Delphine Ernotte Cunci, présidente-directrice générale de France Télévisions dans un communiqué.
La Scam et la GARRD soutiennent de leur côté France Télévisions et s’engagent à communiquer ses engagements le plus largement possible auprès de leurs adhérentes, afin de les encourager à investir l’ensemble des genres du documentaire…
« Jusqu’en 2013, la Scam n’avait été présidée que par des hommes. Est-ce un hasard, si, après que trois femmes leur ont succédés, la Scam est entrée dans l’ère de la maturité ? Neuf ans plus tard en tout cas, notre société porte, avec ses 50 000 autrices et auteurs, une parité dans les instances… Il reste encore beaucoup à faire (ndlr : le ratio hommes/femmes et passé de 39% à 38% cette année) . Nous y œuvrons chaque jour et je sais que nous sommes sur la bonne voie d’une indispensable égalité, c’est une simple question de justice », souligne Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam.
« La GARRD se réjouit de l’exemplarité de France Télévisions quant à l’objectif de parité qui représente une avancée majeure pour les réalisatrices de documentaire. Il faut maintenant que ce combat se décline sur toutes les chaînes de télévision et sur toutes les cases… La parité, c’est maintenant ! », souligne Vincent de Cointet, réalisateur et président de la GARRD.