Aujourd’hui, l’impact d’Amazon Web Services est tel que beaucoup considèrent que cet acteur a généré à lui seul, du fait de la très grande accessibilité de ses offres en ligne, un phénomène de « Shadow IT », c’est-à-dire le fait que, lors de projets informatiques, les développeurs utilisent temporairement des ressources au sein d’AWS afin de réaliser des beta-tests à moindre coût. Puis, quand le projet web est terminé, les ressources sur le Cloud d’Amazon sont gardées en attente, voire encore utilisées vu leur faible coût alors même que l’entreprise dispose par ailleurs d’un autre fournisseur d’applications SaaS. On estime que ce « Shadow IT » représente de 20 à 30 % des ressources informatiques dans les grandes entreprises. Stéphan Hadinger, Sr Manager Solutions Architecture AWS, confirme également implicitement ce phénomène, mais affirme que sa société cherche à le combattre en alertant les entreprises clientes quand elles découvrent de tels usages.