Akamai
Le réseau Akamai a connu des pics de trafic jusqu’à 150 Tb notamment lors de la mise à jour du jeu en ligne Fortnite d’Epic Games. Ces derniers mois, la société continue à travailler à l’amélioration de la qualité notamment avec de nouveaux algorithmes permettant une Ultra Low Latency qui descend sous la seconde pour des événements live. Bien évidemment, elle reste en pointe sur la sécurité qui est enjeu pour les acteurs des médias.

Akamai a racheté il y a quelques mois la société Guardicore dont la technologie consiste à segmenter en différentes branches un réseau et ainsi éviter la propagation d’un Ransomware. Le but est de limiter les accès aux personnes d’une entreprise et de ne leur donner accès qu’à ce dont elles ont besoin et à quoi elles sont autorisées. Les accès sont limités, cryptés avec une double authentification. « Il s’agit de mettre des portes étanches, de faire du mapping de flux, de mettre des agents qui cartographient les flux pour donner des accès personnalisés », indique Jérôme Renoux, vice-président régional France Akamai Technologies.
Akamai arrive dans un domaine où on ne l’attendait pas, la société a fait l’acquisition de la Linode pour 900 millions de dollars dans le Cloud Computing. Il s’agira de combiner les accès de cette plate-forme avec ceux de Akamai (qui possède 355 000 serveurs dans le monde). « Il s’agit d’offrir une solution à nos clients qui ont du multi-cloud par une offre unique. Nous voulons avec ce nouveau service avoir un nouveau relais de croissance et simplifier l’accès au cloud avec une notion de sécurité que n’ont pas forcément des concurrents. Nous croyons à l’edge computing », poursuit Jérôme Renoux.

Black Box
Le spécialiste des solutions KVM-sur-IP hautes performances Black Box présentait sur IBC deux nouvelles solutions qui viennent s’inscrire dans l’écosystème de sa plate-forme KVM sur IP Emerald : Emerald GE PCoIP Ultra Gateway et Emerald VUE 4K Multiviewer.
Unique sur le marché, Black Box Emerald GE est une passerelle qui permet le partage simultané de machines virtuelles et de machines physiques. Emerald GE exploite la technologie PC-over-IP, permettant à seize utilisateurs de se connecter simultanément et de contrôler une machine virtuelle (VM) comme ils le feraient avec un système physique. Avec des besoins en bande passante extrêmement faibles, le système prend en charge l’accès à distance via des réseaux locaux et étendus (LAN et WAN). S’associant de manière transparente à la plate-forme KVM sur IP Emerald, Emerald GE garantit une expérience informatique sécurisée, fluide et très réactive. En débloquant la collaboration entre les machines physiques et les machines virtuelles, Emerald GE offre une opportunité de passer à la vitesse supérieure en termes de production à distance.
Autre produit ayant été présenté pour la première fois sur IBC, le multiviewer Emerald VUE 4K combine la commutation KVM avec un multi-viewing x4 pour surveiller simultanément quatre sources vidéo DisplayPort sur deux écrans avec une qualité d’image 4K60P. Le système est idéal pour les environnements de production où l’espace est limité, car il permet aux utilisateurs de disposer les fenêtres librement sur l’écran en plein écran, quadruple vue ou image dans l’image (PiP). Le passage en temps réel d’une source à l’autre via le clavier, l’API ou le GPIO, ou grâce à la fonction Glide and Switch de Black Box, permet aux producteurs, ingénieurs et monteurs un contrôle simplifié du processus de production.

Ultra HD Forum
Depuis 2014, l’Ultra HD Forum a travaillé à produire des recommandations sur la meilleure implémentation et le meilleur usage de l’UHD et montre à l’IBC 2022 des résultats concluants. Plusieurs démos sont présentées montrant par exemple l’interopérabilité de l’OTT en UHD avec différents types d’écrans, utilisant le HDR10 et le Dolby Vision. Différents types de conversions HDR/SDR sont aussi présentés, du streaming live à très faible latence en UHD ou encore des Lut de compensation de rendu SDR développées par BBC et NBCU pour matcher les pics de luminosité des écrans. Ian Nock, consultant pour HD forum, précise que si le grand public achète le 4K pour la résolution, ils apprécient sans le savoir les autres aspects de l’UHD que sont le HDR ou l’espace couleur.

Clear-Com
Le spécialiste des solutions d’Intercom Clear-Com présentait notamment sur IBC l’intégration HelixNet Digital Network Partyline développée pour sa station centrale Arcadia et la dernière mise à jour logicielle de Clear-Com Eclipse. L’intégration très attendue avec HelixNet Digital Partyline renforce la position de la plate-forme en tant que centrale d’intercom avec la prise en charge de plus de 100 beltpacks, contre 64 auparavant et 180 ports IP (et au-delà, dans les futures versions) selon les besoins, ce qui donne à Arcadia un avantage concurrentiel pour répondre aux besoins et exigences des productions broadcasts les plus ambitieuses à l’instar des Jeux Olympiques.
Arcadia alimente les systèmes d’intercom analogiques et numériques filaires et sans fil Clear-Com et assure une connectivité Dante ce qui lui permet de prendre en charge une large gamme de solutions sans fil avec des systèmes 1,9 GHz, 2,4 GHz et 5 GHz fonctionnant simultanément. Arcadia propose aussi désormais un outil de balayage 5 GHz pour les systèmes FreeSpeak Edge et une augmentation de la capacité des ports sous licence.
L’actualité Clear-Com c’est aussi la dernière mise à jour logicielle de Clear-Com Eclipse HX Digital Matrix Intercom, avec une version 13 qui apporte d’importantes améliorations en matière de réseau, de redondance et de flux de travail. La version initiale, EHX v13.0, inclut la redondance des cartes IP N+1 et la redondance du réseau, ainsi que la prise en charge de la couche 3 pour les terminaux AES67. Une version à venir, EHX v13.1, apportera des avancées en matière de gestion des rôles pour un processus de configuration simplifié et une expérience utilisateur améliorée.

DVB
L’association DVB présente deux nouveautés sur l’IBC. Le DVB-I a pour principal but de simplifier l’accès aux services pour l’utilisateur d’un téléviseur en fusionnant sur une même interface (guide) les services broadcast et broadband c’est-à-dire les chaînes satellites ou TNT et le streaming Internet. D’autres améliorations sont spécifiées par le DVB-I concernant notamment l’audio immersif, les pubs ciblées ou encore l’accès aux services depuis les smartphones et tablettes. Un grand test pilote est en cours en Allemagne et un autre démarrera bientôt en Italie.
Ensuite, le DVB-NIP (Native IP Broadcasting) permettra de baser la diffusion satellite et terrestre entièrement sur IP (et non plus par la couche MPEG-2 transport stream). En clair, cela permettra de faire passer les OTT standards par un réseau de diffusion DVB, par exemple pour regarder votre série Netflix sur votre smartphone sur un bateau de croisière équipé d’un tuner satellite.
Dejero
Dejero est passé à la 5G mais ce n’est pas que l’ajout de la 5G, c’est tout le produit et l’architecture qui ont été repensés. Les émetteurs EnGo 3 et EnGo 3x sont conçus suivant la nouvelle architecture d’antenne radio 4×4 MIMO, ce qui leur permet d’exploiter le potentiel des connexions 5G tout en garantissant une isolation optimale de l’antenne.

« Cette nouvelle génération d’EnGo va encore plus loin en termes de connectivité, en quadruplant le nombre d’antennes par modem : l’appareil peut ainsi prendre en charge des bandes de transmission cellulaire plus nombreuses, assurant des performances et une fiabilité accrues », explique François Vaillant, responsable produit chez Dejero. « Les autres émetteurs mobiles 5G utilisent des antennes conçues selon les principes de la 4G : lorsqu’elles sont placées trop près les unes des autres, les interférences qui en résultent peuvent nuire à la fiabilité du signal, notamment lorsque le signal cellulaire est faible ou que de nombreux appareils doivent se partager une bande passante limitée. »
Dejero a choisi pour l’EnGo 3 et l’EnGo 3x des modems capables de prendre en charge de nombreuses plages de fréquences cellulaires, afin d’améliorer leurs performances en 5G : c’est pourquoi ils sont capables de se connecter à des réseaux aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Chine, en Corée et en Amérique latine, ce dont d’autres émetteurs mobiles 5G sont incapables. Pour la création de contenus d’information et la production à distance, un mode passerelle (GateWay) peut être utilisé pour transférer des fichiers, se connecter à des rédactions et à des systèmes de MAM, publier des contenus sur les réseaux sociaux et accéder à des ressources dans le cloud ou dans des centres de données privés.
Les émetteurs EnGo simplifient en outre la communication et le workflow entre le terrain et les studios. Cela est essentiel pour les équipes de journalisme mobiles qui doivent suivre des délais serrés ; au lieu de perdre leur temps à trouver un point d’accès à l’Internet ou de dépendre de « hotspots » à liaison unique, ils peuvent s’appuyer sur une connexion ultra-fiable recouvrant plusieurs réseaux et permettant d’atteindre jusqu’à 500 Mbps.
L’EnGo 3x est capable de prendre en charge plusieurs caméras, jusqu’à un total de quatre flux HD synchronisés. Les entrées supplémentaires peuvent être activées à la demande par un système de licence, pour une flexibilité ultime.
La possibilité de transmettre en UHD 4K avec huit canaux audio permet à la fois une qualité vidéo hors pair et une latence extrêmement basse. De plus, les flux UHD 4K en direct peuvent être très intéressants pour les mondes du cinéma, de la télévision et de la publicité, car ils permettent aux équipes dans les studios de surveiller facilement les images prises sur le lieu de tournage. Cette possibilité est essentielle pour éviter un retour très coûteux sur le lieu de tournage. Contrairement aux solutions concurrentes, l’EnGo 3x ne demande pas une licence séparée pour la transmission en UHD 4K.
L’EnGo 3 est conçu pour le journalisme vidéo dans des lieux largement couverts par les réseaux 5G. Comme l’EnGo 3x, il transmet de manière fiable des flux vidéo en direct de qualité broadcast depuis des sites à distance et offre un accès à Internet fiable et à haut débit, le tout sur un unique appareil. Avec une latence très basse de la caméra à l’écran, soit une demi-seconde environ sur des liaisons combinées, l’EnGo 3 offre également une sécurité accrue grâce au chiffrement AES 256, à un système d’exploitation Linux à sécurité renforcée et enfin à un cryptoprocesseur pour l’authentification du matériel.
Les réseaux 5G réunis en bouquet par l’EnGo 3 et l’EnGo 3x peuvent également être combinés à d’autres réseaux sans fil (notamment wi-fi et satellite GEO/MEO/LEO) ou filaires (câble/DSL/fibre), grâce à la « Smart Blending Technology » de Dejero, plusieurs fois primée. Cette technologie gère de manière intelligente et en temps réel les fluctuations de bande passante, la perte de paquets et les différentes de latence entre les connexions individuelles, offrant une fiabilité accrue, une plus large couverture et un débit plus élevé.
EVS
Retour sur IBC pour EVS qui a pu présenter les différents produits et services développés ces derniers mois. Si dans le passé la société avait une orientation plutôt « produit » sur son stand, désormais elle est plutôt orientée « solutions ».
La gamme se divise en quatre familles principales avec tout d’abord LiveCeption (production en direct avec ralenti et montage à la volée), MediaCeption (Asset Management et gestion de contenus), Infra (Routing, Broadcast Control, Processing), et enfin Media Hub (SaaS sur cloud privé pour fournir des données et contenus aux détenteurs de droits). Ces développements ont été faits sur les événements sportifs.
EVS, comme de nombreux constructeurs, propose des solutions dans le cloud, sans toutefois vouloir mettre toutes ses ressources dans ce dernier. « Il ne s’agit pas de proposer une solution End to End dans le cloud mais de permettre aux clients d’augmenter leurs capacités avec le cloud. Par exemple si un client a un serveur et que pour une opération différente de ce qu’il fait habituellement il a besoin de plus de caméras et donc de flux, plutôt que d’avoir un autre serveur, il peut augmenter le nombre de flux dans le cloud. Il faut utiliser le cloud pour ce qu’il peut proposer de mieux », indique Sébastien Verlaine directeur marketing et communication EVS.
Dans les nouveautés XtraMotion, on trouve un serveur pour faire de l’interpolation d’image avec un algorithme basée sur l’IA et qui permet de créer des séquences vidéo ralenties à partir de n’importe quel contenu vidéo. Fox Sports avait testé cette technologie sur le SuperBowl. Le clip est envoyé dans le cloud public (AWS), le processing est effectué et le clip final est disponible en quelques secondes. Il est possible de faire un test gratuitement en se rendant sur le site d’EVS.

Une autre nouveauté, LSM Via est doté d’un nouveau MultiReview qui permet aux opérateurs de sélectionner de nouveaux angles de prises de vue et de faire des playlists.
Depuis le rachat d’Axon, l’intégration est de plus en plus importante notamment avec Cerebrum. Cerebrum prendra de plus en plus d’importance dans le cloud et c’est également l’une des pierres angulaires de la nouvelle architecture de Canal+ qu’EVS a réalisé.
MPEG 5/V-Nova
Sur le stand MPEG 5/V-Nova, se trouve sans doute l’une des innovations les plus remarquables de cet IBC : le LCEVC (Low Complexity Enhancement Video Coding). Non, il ne s’agit pas d’un énième codec concurrent au H264, H265, etc. Il s’agit d’une couche de traitement intermédiaire pouvant s’appliquer à n’importe quel codec et en améliorer grandement les performances en termes de débit et de CPU requis. Ce qui paraît magique à première vue est très bien expliqué par l’un de ses inventeurs Guido Meardi. L’idée est simple : au lieu d’appliquer l’encodage sur une image complète, l’encodage s’applique sur l’image préalablement downscalée au quart de sa résolution. Ce sont ensuite les différences entre le résultat de cet encodage et l’image originale qui sont encodés afin restituer les détails perdus lors du downscaling. Le gain en CPU (et donc en énergie) sera très appréciable pour le streaming.
Ateme
La société Ateme, leader dans la compression vidéo et la diffusion en streaming, migre sa suite logicielle de traitement vidéo dans le cloud, qui devient un Saas, Ateme +. Ateme dévoile également son partenariat avec Viaccess-Orca, pour offrir un nouveau service de personnalisation de chaînes TV. Ceci en se basant sur les données utilisateur (préférences de visionnage, habitudes de consommation) et une IA, afin de booster l’engagement et augmenter la monétisation. Ateme met également en avant un travail sur des solutions streaming en 5G qui permettent aux spectateurs dans un stade de récupérer les flux vidéo en live sur leur appareil mobile.

Broadpeak
La société rennaise Broadpeak, qui développe des solutions logicielles pour la distribution vidéo par les OTT, opère aujourd’hui une migration de ses services vers le cloud et annonce un partenariat avec Google Cloud lors du lancement de l’IBC. L’approche écologique est mise en avant : sur le cloud, la taille du réseau peut s’adapter au besoin du client et seules les machines nécessaires sont allumées. Parmi ses solutions phares, le Multicast ABR (adaptative bit rate) qui a été déployé dans le monde entier depuis presque dix ans fait de Broadpeak un pionnier à l’échelle mondiale. Elle permet des économies drastiques de bande passante pour les OTT et une très faible latence requise pour les émissions live.

Castify
Petite société israélienne qui a le vent en poupe, Castify développe, distribue et monétise des chaînes OTT et Fast Channels avec un modèle économique innovant sur la base du partage de revenus.
Cette plate-forme de distribution OTT omnicanal prend en charge tous les aspects techniques de la création et de la maintenance d’une application OTT personnalisée, ainsi que les tâches de monétisation, sans effort pour le propriétaire du contenu.
L’offre, clé en main, propose un service de transcodage automatisé pour les indépendants ou les marques (MCN, youtubeurs, associations…) et un moteur de génération de revenus permet d’envisager une monétisation sur les marchés du continent américain (nord et Amérique latine) et l’Europe avec une application multilingues. Les revenus sont générés soit par des placements publicitaires premium uniques, soit par l’intégration de publicités pré/post/mid-roll ou overlay.
Le détenteur de droits signe un contrat pour une durée tacite de cinq ans et dès lors que le compte est ouvert, il a accès au tableau de bord de Castify avec des statistiques en temps réel qui lui permettent d’affiner sa stratégie. Parmi ses clients européens, Castify compte déjà Fashion.Tv…

LiveU
LiveU présentait pour la première fois le studio de production dans le cloud Easylive.io en action après l’acquisition de la société française en mai 2022. La plate-forme Easylive, de même que le fleuron de ses nouveaux encodeurs 5G étaient mise en situation.
Easylive.io est désormais intégré à l’écosystème LiveU ce qui permet de proposer un écosystème de production live dans le cloud de bout en bout. Philippe Laurent, l’un des fondateurs d’Easylive, est d’ailleurs devenu VP produits cloud. Avec l’intégration d’Easylive.io, LiveU offre une solution complète dans le cloud pour la contribution en direct, la production dans le cloud, l’orchestration, l’ingestion et la distribution.
Sur son stand d’IBC, LiveU en faisait la démonstration avec un workflow intégrant et traitant le flux live de quatre caméras acheminées à partir d’encodeurs LU810 et avec une configuration de serveurs de machines virtuelles hébergée sur AWS.
Les nouveaux encodeurs REMI montés en rack… Le LU810 multicaméra (avec jusqu’à quatre flux entièrement synchronisés) et le LU610S, encodeur à caméra unique rejoignent la suite de produits 5G de LiveU et pourront être contrôlés de n’importe où via l’interface de la plate-forme de gestion cloud LiveU Central. Idéales pour les productions sportives multi-caméras en direct, ces nouvelles solutions d’encodage peuvent être intégrée dans un véhicule ou en fixe pour assurer une transmission vidéo critique depuis n’importe où avec une connectivité 5G intégrée et avec une latence ultra-faible. Ils assurent une transmission HDR jusqu’à 4Kp60 10 bits pour une profondeur et une richesse de couleurs optimales, et le LU810, encodeur le plus puissant, propose jusqu’à seize canaux audio.
Les équipes de production pourront basculer de manière dynamique entre la connectivité cellulaire, filaire et satellite liée, selon les besoins, pour fournir une vidéo de la plus haute qualité. Cette qualité et les coûts de transmission sont optimisés grâce à la fonction de liaison à moindre coût de LiveU qui gère les priorités en fonction des conditions changeantes de la bande passante.
Softron
La société belge Softron fête ses quarante ans d’existence. À la base revendeur Apple, Softron est aujourd’hui spécialisée dans les outils d’ingest et de playout pour Mac exclusivement. Le maître mot est « simplicité ». Des interfaces épurées permettent de configurer rapidement des stations d’ingest capables de tourner 24/7 et d’enregistrer 10 flux 4K. Le player On The Air Video permet à l’inverse de diffuser 24/7 des flux vidéo. La nouveauté est l’ajout de l’automatisation du playout, sous forme de calendrier intuitif. Également la solution Credo permet de streamer sur différents réseaux sociaux. Softron s’adresse au marché de la TV, mais aussi du corporate et de l’éducation.

Arqiva et MediaKind
Arqiva et MediaKind ont atteint aujourd’hui un nouveau stade dans leur partenariat avec l’annonce du lancement d’Arqplex, un nouveau service hybride de traitement de contenus qui transformera les têtes de réseau broadcast et OTT. Cette solution entièrement gérée de « headend-as-a-service » a été conçue pour des acteurs aux profils les plus divers : chaînes premium, régionales, opérateurs de réseaux câble ou satellite, etc. Le service Arqplex permet, de manière fiable et sécurisée, de regrouper, d’encoder, de multiplexer et de préparer des contenus en vue de leur distribution : il peut ainsi unifier les opérations OTT et broadcast, apportant ainsi aux clients une complexité réduite, une efficacité accrue et une mise sur le marché rapide.
Ce partenariat associe la technologie de Mediakind (multiplexage, encodage et préparation de contenus, de manière native dans le cloud), qui lui a valu une réputation mondiale de qualité des contenus et de fiabilité de la distribution, avec l’expertise d’Arqiva en matière d’infogérance, d’intégration de systèmes et de connectivité. Les équipes opérationnelles d’Arqiva assurent la gestion et le suivi du service, apportant de réelles économies d’échelle aux opérations de tête de réseau. Grâce au logiciel de tête de réseau de MediaKind, conçu pour le cloud, Arqplex est en mesure de proposer un service de qualité broadcast aux opérations OTT. La solution s’appuie sur le réseau d’Arqiva afin de rassembler des images depuis n’importe quelle source : satellite, fibre, cloud ou encore Internet. Elle inclut également la possibilité pour les clients d’insérer des contenus publicitaires et de proposer une fonction de rattrapage (« catch-up »).
Le service Arqplex se veut évolutif et flexible, il est basé sur un modèle d’abonnement dans le cloud. Les clients peuvent bénéficier de mises à niveau matérielles et de correctifs logiciels dès qu’ils sont disponibles, éliminant le besoin de trouver et d’installer des mises à jour.
Les prestataires de services média peuvent faire appel au cloud public AWS, à un autre fournisseur cloud, ou encore aux centres de données d’Arqiva. Pour les clients qui choisissent de faire traiter leurs données dans le cloud, les opérations peuvent être localisées dans la région de leur choix en fonction de leurs besoins. De plus, le service Arqplex s’intègre de façon homogène avec d’autres produits de la gamme Arqiva.
L’architecture des solutions de MediaKind destinées aux têtes de réseau associe une conception native dans le cloud – qui fait notamment appel à des conteneurs logiciels et à des micro services pour offrir des fonctions plus nombreuses – et une plate-forme prenant à la charge à la fois l’accélération matérielle et les interfaces vidéo broadcast. Cette combinaison permet de diffuser des contenus vidéo en direct dans les environnements de contribution et de distribution. Qui plus est, l’architecture de cette solution permet l’utilisation de protocoles mis au point par Zixi, qui viennent enrichir les options Secure Reliable Transport (SRT) et Forward Error Correction (FEC) offertes par le MK CE1 et le MK RX1.
Le petit dernier de la gamme le MK CE Mini est un encodeur de contribution de haute performance mono canal. Le CE Mini répond aux besoins liés à la contribution de contenus en direct lors d’événements temporaires, par exemple des transmissions d’universités ou des émissions sportives éphémères, offrant un encodage abordable et peu énergivore dans un appareil compact.

Pebble
La société britannique Pebble, spécialisée dans les serveurs de playout virtualisés avec sa solution Integrated Chanel, met en avant sa faculté à faciliter la transition vers le cloud en permettant l’utilisation conjointe des machines externes que le client possède déjà et des machines virtualisées. Sa nouvelle solution Pebble Control, basée sur le standard NMOS, permet d’orchestrer les signaux dans l’univers ST 2110. Pebble fait le pari du standard NMOS pour permettre aux broadcasteurs frileux de mettre un pied dans le 2110. Par ailleurs, Pebble propose une offre gratuite pour les petits systèmes.

Quortex
Quortex, jeune pousse rennaise fondée par deux spécialistes des technologies de streaming à la pointe, faisait son premier IBC sous l’étendard du géant Synamedia qui a racheté la société française cet été. Fournisseur majeur de logiciels et plates-formes vidéo, Synamedia a été séduit par la capacité de Quortex à optimiser le streaming vidéo en direct avec un technologie évolutive qui n’utilise la bande passante que lorsqu’elle est nécessaire. La technologie SaaS de Quortex fournit exactement les ressources nécessaires à un moment donné.
Quortex crée des flux vidéo à la volée, en fonction des besoins de l’utilisateur final et de l’emplacement, des appareils et des fuseaux horaires des spectateurs. Elle s’adapte aux réseaux, aux infrastructures et fait automatiquement évoluer les ressources du cloud vers le haut ou vers le bas, en exploitant des instances ponctuelles qui tirent parti des ressources inutilisée du cloud. L’approche offre des avantages considérables en termes de coûts par rapport aux autres technologies de cloud computing du marché. Pour les contenus dit de longue traîne, la technologie de Quortex réduit ainsi les coûts du cloud jusqu’à 67 % avec en plus le bénéfice d’une réduction empreinte carbone diminuée.
Il est conçu pour tout fournisseur de streaming en direct, notamment les opérateurs de télécommunications, les câblo-opérateurs, les acteurs de la vente directe aux consommateurs (D2C) et les diffuseurs. Ce service économiquement avantageux maintient toutefois la qualité d’expérience du consommateur final. Quortex est membre fondateur de Greening of Streaming, association qui œuvre à la maîtrise de l’empreinte carbone de l’industrie du streaming.
StreamVX
Créée fin 2019, c’est la première participation à l’IBC pour StreamVX. Composée d’une équipe de vingt-cinq ingénieurs, cette société polonaise est capable de virtualiser tout l’écosystème d’un broadcasteur, en mettant les composants dans des serveurs. Elle s’appuie sur sa connaissance approfondie des plates-formes basées sur les GPU ou les PFGA, peut traiter les contenus 4K et réduire l’infrastructure par la transmission directe OTT. Elle travaille aujourd’hui avec des acteurs majeurs de l’industrie comme Canal+, Toya ou Nielsen.
Vitec
Le spécialiste du codage et encodage français Vitec profitait d’IBC pour présenter pour la première fois au public européen son tout nouvel et très attendu encodeur broadcast MGW Diamond + OG ! Cet encodeur 4K multicanal HD, HEVC, H.264 et MPEG-2 avec une entrée SDI et SMPTE-2110 se présente dans un format de carte openGear et offre un support d’ingest 4K, HDR, HEVC et SMPTE 2110… Autant dire que l’industrie du broadcast lui a réservé le meilleur des accueils. Il prend en charge le HDR ainsi que l’encodage H.264, HEVC et MPEG-2, ce qui permet au MGW Diamond+ OG d’ingérer et de diffuser jusqu’à 4K60p à partir de ses entrées 4x3G-SDI ou 12G-SDI et bientôt SMPTE 2110 sur une interface SFP 25Gbit.
La carte prend également en charge le codage 4:2:2 10 bits, entrelacé et progressif, l’audio multicanal et la technologie de protection des protocoles de transport Zixi, SRT, RIST et Pro-MPEG pour une transmission vidéo et audio fiable sur les réseaux. En outre, jusqu’à dix canaux UHD ou quarante canaux HD peuvent être fournis via un châssis 2Ru, ce qui permet aux utilisateurs de mélanger et d’associer des cartes openGear compatibles telles que le MGW Ace Decoder OG pour des liens de contribution bidirectionnels.
Les applications typiques du MGW Diamond+ OG comprennent la distribution primaire site à site, la production à distance sur des réseaux sans contrainte, la production à distance/à domicile sur Internet/REMI, ainsi que la distribution IPTV standard.

Riedel Communications
À l’occasion du cinquième anniversaire du système professionnel d’intercom sans fil Bolero, Riedel Communications a dévoilé le Bolero 2,4 GHz. Au lieu de la norme DECT de son prédécesseur, cette nouvelle version utilise la bande 2,4 GHz, ce qui permet aux clients de régions où les fréquences DECT sont limitées ou indisponibles – notamment la Chine, l’Inde et la Corée du Sud – de profiter de la polyvalence, de la fiabilité et des nombreuses fonctions du Bolero dans des environnements hertziens difficiles.
Le Bolero 2,4 GHz offre pratiquement les mêmes fonctions, ainsi que les trois mêmes modes réseau, que la version DECT : « Integrated », « Standalone Link » et « Standalone 2110 (AES67) ».
La bande 2,4 GHz limite les beltpacks à huit par antenne au lieu de dix, mais permet de se connecter partout dans le monde puisqu’il n’existe qu’une unique région « monde » pour les antennes 2,4 GHz. La version 2,4 GHz inclut également le codec de Bolero permettant une transmission vocale d’une grande clarté, ainsi que sa technologie de réception ADR adaptée à la bande 2,4 GHz, grâce à laquelle le système s’adapte constamment aux changements dans l’environnement de réflexion des ondes. Enregistrement NFC, conception robuste, trois modes (beltpack, clé fixe, talkie-walkie) : le Bolero 2,4 GHz est tout aussi facile d’utilisation, profilé et polyvalent que son prédécesseur.
S’il est vrai que Riedel a mis au point le Bolero 2,4 GHz pour ses clients internationaux, certaines régions des États-Unis limitent le nombre de bandes DECT disponibles, ce qui rend avantageux le recours à un système hybride DECT et 2,4 GHz puisqu’il permet de créer de grandes installations avec un nombre d’utilisateurs sans précédent au sein d’un espace limité.

Riedel Communications a lancé la nouvelle appli de monitoring audio (Audio Monitoring App, AMA) pour ses SmartPanels 1200 Series. Avec l’AMA, associé aux applis Intercom et Control Panel de Riedel, les SmartPanels RSP-1216HL et RSP-1232HL offrent aux utilisateurs des fonctions de monitoring audio, d’intercom et de commande à l’aide d’un unique panneau de touches, réduisant l’espace nécessaire sur le rack.
Pour le monitoring de flux audio, l’AMA de Riedel est capable de se connecter directement à n’importe quel flux SMPTE ST 2110-30 (AES67) disponible sur le réseau, soit de manière dynamique via NMOS, soit à l’aide d’une configuration IP/SDI statique, pour mixer le signal audio directement dans le SmartPanel. L’appli peut être configurée en utilisant l’outil dédié ou par l’intermédiaire d’un boîtier de commande et de l’API incluse. Les utilisateurs peuvent monitorer jusqu’à seize flux SMPTE ST 2110-30 (AES67) mono ou stéréo en parallèle. Au total, 256 sources audio peuvent être préconfigurées et administrées directement depuis les SmartPanels RSP-1216HL et RSP-1232HL, à l’aide de leur affichage tactile à haute résolution et de leur interface intuitive.
L’AMA permet en outre aux opérateurs de monitorer des flux audio, tout en gérant simultanément une production via l’appli Intercom. Lorsque les deux applis sont installées sur la même tête de réseau, elles peuvent être configurées de manière à automatiquement baisser le volume de monitoring en cas d’appel entrant, ou à baisser le volume de l’intercom lorsque l’opérateur écoute une source unique. De plus, grâce à l’appli Control Panel, les utilisateurs des SmartPanels 1200 Series peuvent déclencher des actions au sein de systèmes tiers de commande, de monitoring et d’automatisation, tout en recevant des indicateurs visuels de l’état de ces systèmes et de son évolution sous la forme de couleurs, d’étiquettes, de sous-titres et d’icônes sur les écrans tactiles des SmartPanels.
Riedel, outre ces nouveautés, renforce son positionnement par l’acquisition de deux sociétés : SDN Square et Simply live. La première est spécialisée dans l’orchestration et la seconde dans la réalisation de contenus live. Fondée en 2016, SimplyLive propose des produits à architecture logicielle destinés à la production multicaméras – notamment une plate-forme de production tout-en-un, des appareils de replay/ralenti, des passerelles Gateway ou encore des multiviewers pour les diffusions sportives les plus exigeantes telles que la Coupe du monde de football, la finale du championnat de football américain et les Jeux olympiques d’hiver et d’été.
Avec cette acquisition, Riedel élargit sa gamme de solutions matérielles pour la transmission et le traitement de contenus vidéo et dans le cloud, tout en ayant accès à des ressources et à une expertise précieuse qui l’aideront à proposer à ses clients de nouveaux services et modèles de déploiement. En parallèle, SimplyLive pourra tirer parti de l’importante infrastructure mise en place par Riedel à l’échelle mondiale pour les ventes et l’assistance : son portefeuille unique de produits atteindra ainsi un public plus large.

Videomenthe
Eolementhe de Videomenthe permet le traitement et la livraison de fichiers média au travers d’une interface intuitive et facile à prendre en main, qui intègre plusieurs fonctions de traitement de fichiers (transcodage, contrôle qualité, analyse et correction de niveaux audio, création de métadonnées techniques et éditoriales, speech-to-text, insertion de sous-titres, Intelligence Artificielle, montage vidéo, etc.). La combinaison d’outils automatisés et d’actions humaines fait d’Eolementhe une solution simple, rapide et performante pour la livraison de fichiers prêts-à-diffuser (PAD).
Le travail collaboratif, c’est l’une des forces de la solution Eolementhe. Videomenthe a développé de nouvelles fonctionnalités, directement issues du retour d’expérience de ses clients :
– une gestion des organisations et des équipes, offrant aux managers un suivi très précis du travail effectué et de la consommation sur la plate-forme (statistiques par utilisateur, équipe, organisation) ;
– une refonte de la gestion des utilisateurs, permettant d’attribuer des rôles et droits spécifiques et de faciliter le travail collaboratif ;
– une double validation sur une étape d’un workflow. Par exemple, sur une étape de sous-titrage, un « reviewer » corrige le sous-titre puis le fait valider par un « manager ».
La distribution de contenus multilingues se développe et avec elle la nécessité de produire des vidéos sous-titrées professionnelles, en plusieurs langues, à un coût attractif. Pour répondre à ce besoin, Videomenthe propose un service complet, incluant la plate-forme Eolementhe et la prestation de traducteurs professionnels expérimentés. Ce service offre rapidité d’exécution grâce aux outils automatisés pilotés par Eolementhe, qui génèrent des sous-titres en 120 langues, et résultat de qualité grâce à nos partenaires qui interviennent pour réviser le contenu, directement sur la plate-forme.
Eolementhe intègre une nouvelle fonction de montage en ligne simplifié, EoleEdit, qui permet aux utilisateurs de préparer leur contenu (cut, ajout de logos, image, son, texte, transitions…) avant de le traiter dans Eolementhe, pour y ajouter des sous-titres par exemple.
Extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2022 paru pour la première fois dans Mediakwest #49 p. 40-86