Les structures de postproduction établies en province sont principalement implantées dans des grandes villes comme Lyon, Marseille ou Strasbourg, sans parler de La Fabrique France Télévisions qui propose également ses services à Lille et à Rennes. Si les profils et les itinéraires de Quasar Studio et Saraband sont différents, les deux studios sont capables d’accueillir en région aussi bien du long-métrage de fiction que du documentaire et un même désir les unit, celui de créer un lieu pour permettre aux productions de postproduire leurs films en province de A à Z, dans une atmosphère différente de la frénésie parisienne. Rencontres…
Évidemment, quand on compare les deux aventures, entre la nature du local de départ, le profil des porteurs de projet ou encore leur connaissance initiale de la région, les différences sont importantes. Idem, si l’on considère le climat, le tissu industriel, l’éloignement par rapport à Paris ou encore l’histoire des villes de Rouen et Montpellier. Mais ce qui est frappant dans les deux cas, c’est le désir qui anime ces techniciens qui choisissent de créer leur outil situé dans une ville de province, de se lancer dans une aventure qui démarre par un rêve, une intuition, qui deviendra au fil du temps un projet élaboré, d’autant plus précis et mûr qu’il sera confronté à de nombreux avis tant sur le plan technique que financier, bénéficiant au passage de l’appui du CNC dans le cadre du soutien aux industries techniques.
Pour l’anecdote, il est amusant de constater que nos trois interlocuteurs ont choisi leur auditorium le plus spacieux pour l’interview et dont ils sont à juste titre pas peu fiers. Laurent Pannier, directeur de postproduction, nous reçoit donc dans le 51 Pegasi B de Quasar Studio situé à quelques minutes du centre de Rouen, tandis que Gilles Bénardeau, mixeur, et Florian Thiebaux, directeur technique et commercial, répondent à nos questions en vidéoconférence depuis le Studio Rouge de Saraband, également tout proche du centre de Montpellier…
Pourquoi créer une plate-forme technique dédiée à la postproduction en province ? Comment est venue cette idée et pourquoi avoir choisi Rouen ou Montpellier ?

Laurent Pannier : Même si mon « vrai métier », c’est monteur, j’ai également été formateur au BTS Corneille à Rouen, président de l’association Normandie Films et je suis également producteur pour la société de production Mil Sabords. Avec toutes ces expériences et ces rencontres, j’ai fini par acquérir une vision complète de la filière en Normandie et les questions régulières autour de la postproduction en région, je les vivais au quotidien et elles commençaient à m’habiter.
Je me suis rendu compte que si la Normandie est une terre de cinéma, qui accueille traditionnellement des tournages en abondance et depuis longtemps, de Cherbourg au Havre, des plages du débarquement aux falaises d’Étretat, de Truffaut à Besson, de Kaurismäki à Netflix, elle possède également un vivier important d’auteurs, de réalisateurs, de techniciens et de structures de production. Par contre, elle ne propose pas pour autant d’industrie technique cohérente regroupée dans un lieu unique couvrant tous les besoins de la postproduction.
Il y a bien sûr une exception notable avec Digital Factory créé par Luc Besson et établi dans l’Orne, mais l’offre s’adresse vraiment aux grosses productions et s’avère disproportionnée par rapport aux besoins de la filière régionale portée ici comme dans beaucoup de régions par le documentaire, le court-métrage de fiction, l’animation et le long-métrage de façon plus sporadique.
Une des conséquences, c’est que, en tant que producteur, lorsque nous travaillions en partenariat avec France Télévisions, nous étions jusqu’alors obligés d’aller à la Fabrique de Lille ou de Rennes. Or, depuis quelques temps, leurs plannings nous obligent à effectuer des réservations jusqu’à un an à l’avance, ce qui pour certains sujets peut se montrer complexe à gérer. D’autre part, l’impossibilité d’exercer en région obligeait les jeunes techniciens que je formais à quitter la région. Enfin, il y a l’animation, un genre qui devient très intéressant en région sous l’impulsion de l’école Alinéa installée depuis trois ans à Caudebec-lès-Elbeufs et des studios qui s’installent.
Donc, durant le Covid, j’ai profité de mon temps pour mettre bout à bout tous ces éléments et me suis rendu compte qu’il manquait un ciment pour consolider cette filière et que c’était le moment pour monter un studio de postproduction permettant de répondre à tous ces besoins.
Gilles Bénardeau : Nous, on a un peu tout fait dans le désordre ! De mon côté, je n’avais pas d’attache particulière avec la région, juste l’envie de monter un studio en dehors de Paris où je suis ingénieur du son et mixeur depuis vingt-cinq ans. Jean-Paul [Hurier, ndlr] et moi nous sommes rencontrés autour d’un court-métrage produit par une amie que nous avons en commun et qui se trouvait être financé en Occitanie. Sachant que Jean-Paul a une résidence secondaire ici à Montpellier, l’idée de créer un petit studio nous est venue assez naturellement.
En cherchant sur Internet, je suis tombé sur un garage de 300 m2 à vendre, une surface complètement démesurée par rapport au projet, mais dans lequel on pouvait deviner une belle hauteur sous plafond et un volume largement suffisant pour faire un bel audi. Donc, un peu pour plaisanter, j’envoie les photos à Jean-Paul qui me dit : « Allez, on visite ! ». Et ça a démarré comme ça ! Finalement, c’est presque le lieu qui nous a conduit à créer la structure telle qu’on la connaît aujourd’hui plutôt qu’une véritable volonté établie au départ de faire quelque chose d’aussi grand.
Ensuite, Florian avec qui je travaillais chez Archipel à Paris où je suis associé depuis quinze ans, nous a rejoints très rapidement. Après création de la société [Gilles Bénardeau, Jean-Paul Hurrier, Florian Thiebaux y sont actionnaires principaux, Marc Doisne et Gina Barbier de Purple Sound ont des parts également, ndlr].
Mais pourquoi Montpellier alors que vous étiez déjà installés à Paris depuis longtemps ?
Gilles Bénardeau : Nous avions plutôt l’envie d’arriver sur un terrain vierge, de proposer autre chose ailleurs, sachant qu’à Paris, vu le prix de l’immobilier, c’est devenu impossible de trouver un endroit avec une surface et une hauteur suffisantes pour construire un auditorium. Pour trouver un hangar ou un garage aujourd’hui, il faudrait se tourner vers la banlieue, mais c’est un pari risqué car les clients ne se déplacent pas forcément. Par exemple, à Archipel [basé dans le 11e arrondissement parisien, quartier République, ndlr], certains réalisateurs trouvent que ça fait trop loin ! Par contre, en province, il n’y a finalement pas tant de villes que ça où l’on peut installer un studio de postproduction car il faut déjà une certaine taille.
Ce qui est porteur à Montpellier et dans la région, ce sont les secteurs du jeux vidéo, de l’animation et des VFX avec des écoles comme Artfx (École supérieure internationale des métiers du cinéma, des effets spéciaux, de l’animation et du jeu vidéo) et l’Esma (École supérieure des métiers artistiques) qui attirent dans leurs sillages des studios d’animation qui viennent s’installer. Il y a aussi des sociétés de production locales comme Les Films d’Ici Méditerranée et d’autres structures à Toulouse. Et puis la région Occitanie finance régulièrement le cinéma, même si l’aspect audiovisuel et cinéma est un peu en retard par rapport à des régions comme les Hauts-de-France ou l’Est.
Finalement, on sentait que c’était un lieu qui allait vivre, se développer sachant qu’il y a ici une vraie politique de soutien des ICC (Industrie Culturelles et Créative), notamment pour le jeu vidéo, avec la présence d’UbiSoft à Montpellier. D’ailleurs, depuis le Covid, on voit arriver des studios qui ont quitté Paris comme Mathematic ou The Yards VFX [qui vient de créer un partenariat studio-école avec Artfx, ndlr].

Comment est venue l’idée de transformer ces studios qui, au départ, ont été conçus pour la production musicale et institutionnelle ?
Laurent Pannier : J’ai d’abord pensé trouver un lieu vierge dans les Docks ou une friche industrielle à réhabiliter, mais ça aurait coûté beaucoup d’argent… Et puis un jour, je franchis la porte du studio Quasar que je connais depuis longtemps et dans lequel j’ai déjà travaillé, et avec ce projet en tête, tout m’est apparu tout à coup comme une évidence : pourquoi aller chercher ailleurs alors qu’ici, il n’y a pas grand-chose à faire sachant que les travaux de structure et d’isolation acoustique ont déjà été faits, et superbement réalisés il y a trente-cinq ans ? Il n’y avait finalement pas tant de choses que ça à ajouter pour ré-agencer totalement les lieux.
La salle de montage, qui avait été installée dans une ancienne régie son, a donc été transformé en salle d’étalonnage. L’endroit s’y prête bien, et elle hérite de bonnes écoutes que les étalonneurs adorent. La régie de mix stéréo est devenue un studio de montage 5.1 et le studio d’enregistrement de 45 m2, où nous nous trouvons actuellement, a été transformé en audi de mixage film 7.1. À l’étage, un open space a été cloisonné pour proposer trois salles de montage image. Le puzzle s’est construit très facilement devant mes yeux et dans ce lieu que je connaissais par cœur.
Peut-on reconstituer l’historique du projet et des travaux ?
Laurent Pannier : Courant 2020, j’ai donc rencontré Loïc Louvel, compositeur, ingénieur du son et propriétaire des lieux, et je lui ai proposé le projet. À cette époque, l’entreprise rencontre de réelles difficultés car elle se trouve brutalement confrontée à une baisse d’activité dans tous ses secteurs de prédilections : l’institutionnel, le secteur musique et la pub radio. S’enchaîne ensuite la crise sanitaire qui achève tous les espoirs de redressement. Loïc a immédiatement adhéré à l’idée car elle s’inscrivait dans la continuité de l’activité, même s’il fallait faire un deuil sur l’aspect enregistrement de musique, mais sans lui tourner complétement le dos sachant que l’enregistrement à l’image de petites formations sera toujours possible et que nous envisageons, dans un second temps, le mixage musique au format Dolby Home Atmos.
Sinon, mon chemin de réflexion pour la proposition technique a été guidé en termes de standard par ce que propose La Fabrique de France TV. J’ai également beaucoup dialogué avec des producteurs, des monteurs son, mixeurs et bruiteurs. Et pour l’auditorium de mixage, tout en restant conforme au cahier des charges de Dolby pour l’Atmos, j’ai souhaité garder un espace de jeux important devant l’écran pour que l’on puisse éventuellement faire rentrer un piano à queue et effectuer du bruitage…

Gilles Bénardeau : On nous a remis les clés du garage le 5 juillet 2019, et French Kiss [le partenaire qui gère l’activité postproduction vidéo, ndlr] s’est installé juste après le premier Covid en mai 2020. En novembre 2020, le premier mix en 7.1 était réalisé dans le studio bleu pour XBO et fin juin 2021, toutes les salles étaient opérationnelles et le premier mix effectué par Jean-Paul avait lieu dans le Studio Rouge depuis lequel nous te parlons aujourd’hui.
Avez-vous fait appel à un prestataire ?
Gilles Bénardeau : Nous avons juste fait appel à une entreprise locale pour le nettoyage et la préparation du site, ensuite le reste c’est nous, enfin principalement Florian qui s’est installé à Montpellier dès 2019.
Florian Thiebaux : Après un passage aux Audis de Joinville, j’ai participé à l’aménagement de nombreux studios sur Paris dont Archipel, ce qui m’a donné l’occasion de me former sur l’isolation acoustique, les aménagements de studio et l’acoustique des petites salles. Donc ici, j’ai pu réaliser et concevoir l’ensemble des aménagements, l’infrastructure réseau et le traitement des salles de montage et de mixage, sauf pour le Studio Rouge dont Serge Arthus signe l’acoustique. Il faut dire que le projet aurait coûté autour d’un million si nous avions fait appel à des entrepreneurs et des prestataires, une somme impossible à réunir ici pour un tel projet. D’ailleurs, sans l’aide du CNC, nous n’aurions pas pu boucler le budget…
Laurent Pannier : L’ingénierie et le chiffrage ont été réalisés par Cap’Ciné/Videlio, ce qui m’a permis d’avoir rapidement une proposition financière. Nous avons aimé leur implication, leur support et le conseil pour choisir le matériel comme les enceintes DK Audio pour le monitoring de l’audi de mix film. Les aménagements ont été réalisés par Bruno Husquin, un menuisier local, ancien chef constructeur dans le cinéma qui a construit les murs, les dispositifs acoustiques, les pièges à son… J’ai fait en sorte de présenter un dossier au CNC dans le cadre de leur soutien aux industries techniques, car le projet rentrait parfaitement dans ce cadre. Nous avons reçu le résultat favorable de la commission CNC avec les félicitations du jury en octobre 2021, ce qui nous a permis de réaliser ce projet.

Quelle clientèle ou quels types de projets souhaiteriez-vous accueillir dans vos studios ?
Laurent Pannier : On s’adresse avant tout à une clientèle régionale qui attendait un outil permettant d’assurer l’ensemble de la postproduction en restant en région, donc essentiellement pour du doc TV, du court et du long-métrage, ainsi que pour le film d’animation avec des tarifs étudiés pour les sociétés de productions normandes.
Ensuite, nos prestations peuvent intéresser potentiellement les sociétés de production qui ont un projet subventionné par la région Normandie, sachant qu’il y a toujours un impératif de dépenser un montant minimum sur le territoire régional. Elles vont trouver chez Quasar la possibilité de dépenser localement une partie de leur subvention avec un équipement largement au niveau en termes de qualité technique et facilité d’accès pour les productions parisiennes. D’ailleurs, ça peut éventuellement devenir un argument supplémentaire pour les productions extérieures à la région qui viennent déposer des demandes de subvention en région.
Gilles Bénardeau : On est prêt pour accueillir ici tous les projets du doc au long-métrage. Aujourd’hui, avec l’écosystème local et les fonds de la région Occitanie, on a de quoi faire tourner le studio, mais mon souhait le plus cher serait que les gens viennent ici parce qu’ils savent que le studio fonctionne bien. L’idée, c’est de contribuer à rendre la région autonome, de répandre l’idée qu’on peut faire un film entièrement, de A à Z en dehors de Paris. Jean-Paul et moi essayons également d’attirer une clientèle parisienne ici, mais ce n’est pas toujours simple, sachant qu’il faut déplacer producteurs, réalisateurs, techniciens.
Florian Thiebaux : D’un autre côté, savoir que pendant quatre mois de l’année, on peut aller à la plage le soir après le boulot est une idée qui commence à séduire certaines équipes…
Gilles Bénardeau : Oui, pour résumer, on voudrait que nos clients ne viennent pas seulement parce qu’ils sont soutenus par la région, mais parce qu’ils ont envie de travailler avec nous, parce qu’il y a du soleil, parce qu’on n’est pas à Paris, parce que l’endroit les sort de leur quotidien, qu’ils peuvent davantage se concentrer sur le boulot et que l’outil répond à leur demande.
Justement, comment ça se passe pour le logement des clients extérieurs à la région ?
Florian Thiebaux : Comme la région est touristique, il y a de nombreuses possibilités : location, appart, hôtel Airbnb… Nous avons un carnet d’adresses bien fourni qui permet au besoin de proposer de nombreuses solutions de logement. Et puis, on commence à voir des réalisateurs, des techniciens, des acteurs qui s’installent ici et en parallèle, nous essayons d’attirer des techniciens locaux…
Comment se répartit l’activité des studios ? [Dans le cas de Quasar Studio, comme les aménagements sont très récents, il est encore trop tôt pour avoir un retour exact, mais l’activité démarre en conformité avec le prévisionnel évoqué plus haut, ndlr]
Florian Thiebaux : Si je prends en compte le temps d’occupation par type de projet sur 2022, je dirais que le documentaire et le long-métrage représentent 40 % chacun, le reste se partage entre l’enregistrement post-synchro, l’animation, le court-métrage, l’institutionnel et les projets divers.

Gilles Bénardeau : Oui, c’est vrai que la post-synchro devient une activité régulière grâce aux séries régionales et au fait que des comédiens comme François-Xavier Demaison, Ingrid Chauvin sont installés dans la région ou d’autres comme Stéfi Celma et Alexandra Lamy en tournage aux alentours de Montpellier. Et pour le mixage de long-métrage, on peut citer des films comme Toi non plus tu n’as rien vu de Béatrice Pollet, Sages-femmes de Léa Fehner, que j’ai mixé et L’enfant du Paradis de Salim Kechiouche, le premix de Mascarade de Nicolas Bedos et Pattie, et La colère de Poséidon, un film d’animation de David Alaux, mixés par Jean-Paul.
Quelque chose à ajouter à tout ce qui a été dit ?
Gilles Bénardeau : J’aime bien revenir sur le fait qu’au départ, c’était un peu la folie cette histoire. On s’est vraiment dit : « On a trouvé un garage, créons des studios dedans !». Mais finalement, on s’entend très bien et on est très contents de cette aventure au sens où on a vraiment construit un lieu que l’on aime beaucoup, qui marche du feu de dieu, qui fonctionne bien et que nos clients apprécient. Bien sûr, on aimerait maintenant que la politique régionale soit plus englobante, soutienne davantage l’installation de productions en région, le développement et l’écriture, mais nous sommes déjà satisfaits de la tournure que prennent les événements…
Florian Thiebaux : Oui, on sent que c’est un processus assez long avant que les producteurs et les décideurs envisagent de réaliser leurs films entièrement ici. Il y a encore des a priori et il est vrai que déplacer des équipes parisiennes ici représente un coût pour les productions, donc ça ne va pas se faire en un jour mais les choses commencent à bouger. Par exemple, très régulièrement, des techniciens m’appellent au téléphone et me demandent des renseignements parce qu’ils envisagent de quitter Paris et de s’installer ici.
Et puis, il y a l’installation de Pics Studio [complexe de 60 000 m2 réparti sur trois sites autour de Montpellier dont 16 500 m2 de plateaux et la location d’espaces pour différents prestataires spécialisés dans la formation, l’audio, les VFX… ndlr] avec qui nous collaborons et où nous allons créer notre audi de bruitage. On peut raisonnablement penser qu’avec les tournages qui vont s’y dérouler, nous allons être sollicités au départ sur des services de labo type traitement des rushes, ou même des prestations de montage image pendant le tournage. Le fait d’être sur place nous permet d’apporter plus de souplesse et de sécurisation, un argument important pour les productions qui travaillent pour les plates-formes. Ce sera ensuite l’occasion de faire connaître notre offre globale sur la postproduction image et son…

LES EQUIPEMENTS DE QUASAR STUDIO
- Infrastructure réseau : 2 serveurs Avid Nexis Pro (2X40 To) ; back-up des éléments source sur NAS 120 To isolé de l’extérieur.
- 3 salles de montage image (Avid MC, Adobe Premiere ou DaVinci Resolve au choix), dont une équipée pour le distanciel (système HP Z central).
- Étalonnage : Da Vinci Resolve sur station HP Z 8, avec surface BlackMagic Mini Panel ; moniteur Eizo CG247X, écoutes stéréo Genelec 8010.
- Salle de montage son 5.1 « Auditorium Pallas » : 25 m2, ProTools HDX 32 voies, surface de contrôle Command 8.
- Auditorium de mixage film 7.1 « 51 Pegasi B » : volume 200 m3, surface 4 m2, acoustique Red House ; Pro Tools Ultimate, MTRX 64, monitoring DK Audio, surface de contrôle Avid S1 32 faders ; écran micro-perforé 4 m de base, projecteur Optoma DLP DuraCore Laser 4K UHD.
- Cabine de prise de son : 7 m2 accessible depuis les deux studios son.
- Services : Labo image.

LES EQUIPEMENTS DE SARABAND
- Infrastructure réseau : serveur Tiger, triple back-up des éléments (serveur, tour raid + disque-dur indépendant) et réseau Dante pour les studios son.
- 2 salles de montage image : Avid ou Premiere Pro.
- Salle mixte montage de direct/étalonnage : Da Vinci Resolve, moniteur Eizo color Edge, surface de contrôle Tangent Element.
- Salle montage son 5.0 : 17 m2 Pro Tools Ultimate, avec surface Avid S1 en 8 ou 16 voies.
- Auditorium de mixage 7.1 « Studio Bleu » : 30 m2, 90 m3, base écran 3,60 m, écoutes JBL SRX 815, Pro Tools Ultimate, interface MTRX Studio et surface de contrôle S1.
- Studio de mixage 7.1 « Studio Rouge » : 50 m2, 200 m3, acoustique Serge Arthus, base écran 4,80 m, écoutes JBL SRX 815 ; surface de contrôle Avid S6. 2 Pro Tools MTRX (player et recorder).
- Cabine speak : accessible depuis les studios son.
- Services : Labo image.
Article paru pour la première fois dans Mediakwest #51, p. 62-66