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IBC 2024 © NK

IBC 2024 – Nouveautés et tendances – 2/7

BACKLIGHT

Le stand Backlight permettait de découvrir la puissance des outils Wildmoka, Zype, Celtx, ftrack et CineSync. © Backlight

Backlight est une holding qui a racheté Wildmoka en 2022 et comprend également le Media Asset Management Cloud Iconik, ainsi que les outils Zype pour le Downstream OTT, Celtx pour le scripting, ftrac pour la gestion de projet et CineSync pour la validation sur site de productions haute résolution. La société Wildmoka, qui existe depuis dix ans, commercialise une solution de Digital Media Factory, qui permet aux broadcasters ou aux chaînes de télévision, de créer les formats de contenus nécessaires à la gestion de la fragmentation digitale. Aujourd’hui les contenus sont consommés sur des plates-formes différentes sous divers formats. Wildmoka proposait originellement un outil de « live clipping » qui a considérablement évolué pour gérer des contenus plus longs et du live. Wildmoka accompagne ses clients vers l’hyper distribution de contenus pour atteindre des publics fragmentés sur ces différentes plates-formes. France Télévisions, Canal+, BFM TV, NBC Sports et beIN Sports comptent parmi les clients de Wildmoka. Conçue pour être ultra rapide, la plate-forme a beaucoup de succès dans les domaines du news et du sport. Le but est de cibler tout ce que la diffusion broadcast typique n’adresse pas.

Les évolutions permises par l’IA étaient présentées à IBC, depuis le sous-titrage automatique, le montage basé sur le texte ou la génération de résumés. Deux produits ont été annoncés : Live Studio et Channel Studio. Live studio permet de produire un événement live dans le cloud à partir de plusieurs caméras et Channel Studio intègre ces productions dans une chaîne linéaire 24/7 ou événementielle. Lancé initialement avec BFM TV, Wildmoka AutoRezone permet d’automatiser la verticalisation des contenus.

 

BENARATIVE

Le stand de Benarative permettait de découvrir l’ingéniosité de cette application de réalisation multicaméra française 100 % cloud et « mobile first ». © Loïc Gagnant

Benarative est une application « mobile first » pensée pour différents cas d’usage de multicaméra à partir de deux ou trois téléphones à la captation de plateaux de présentation filmés et diffusés à distance. La console de réalisation est accessible via une page Web ou une app disponible sur mobile et sur iPad. Benarative est une application entièrement cloud et donc par nature très mobile. On peut réaliser depuis Paris une émission qui se déroule au Brésil.

Benarative est plus orienté sur un travail en pré-production qu’en postproduction. L’utilisateur prépare des scènes 100 % personnalisables, en incluant des emplacements pour plusieurs personnes, des visuels ou de la vidéo. Tous les éléments étant dans le cloud, l’ensemble des médias et des scènes est accessible depuis n’importe où en se connectant simplement à son compte. Selon les projets, la solution peut être personnalisable, notamment pour la connexion aux stockages.

Benarative compte parmi ses clients les groupes TF1 info, BFM, Ouest France et Equidia qui exploitent l’application pour générer des contenus additionnels hors de l’univers broadcast, pour leurs sites Internet ou leurs réseaux sociaux. L’outil permet de multidiffuser des contenus sur différentes plates-formes. L’OGC Nice et l’OM exploitent la solution pour la captation de leurs conférences de presse. Les sources peuvent être des smartphones, ou des flux antenne RTMP ou issus d’une caméra. Les habillages peuvent être gérés de deux manières, soit avec la solution interne essentiellement en habillage fixe soit via une solution d’habillage dynamique en HTML5.

 

BITMOVIN

La start-up Bitmovin développe des solutions logicielles d’encodage, de lecture et d’analyse pour le Web streaming. © Loïc Gagnant

Bitmovin est une start-up créée à l’origine en Autriche, présente aujourd’hui un peu partout dans le monde. Les équipes R&D sont basées en Autriche et à Berlin et répondent aux attentes de leurs clients dans le monde entier. Les trois principaux produits de Bitmovin sont destinés au Web streaming avec la partie encodage (Video Encoding) pour les différentes diffusions, la partie lecture (Video Player) et l’analyse de la qualité du signal (Video Analytics). Un package regroupe les trois produits et se nomme Streams.

Bitmovin présentait son travail de simplification des paramètres d’encodage. La nouvelle fonctionnalité multiview du player est appréciée des clients. Elle autorise par exemple le suivi de plusieurs angles d’un même match ou de plusieurs matchs simultanément. Dans l’outil Video Analytics, des solutions d’intelligence artificielle assistent l’utilisateur en facilitant l’analyse des données, le résumé des erreurs et le ciblage des problèmes importants afin d’améliorer les réglages des encodeurs ou de résoudre des problèmes sur la chaîne du signal.

Les principaux atouts de Bitmovin sont la qualité technique de ses moteurs d’encodage et le support de quasiment tous les appareils et des lecteurs vidéo du marché. Bitmovin affine l’adaptation des réglages aux différents appareils de lecture en allant jusqu’au traitement de leurs bugs de conception. Un laboratoire dédié a été créé en Autriche pour analyser le comportement de centaines d’appareils : téléviseurs, set top box et téléphones.

 

BLACKMAGIC DESIGN

Stand Blackmagic à IBC 2024 © Loïc Gagnant

Le stand de Blackmagic démontrait toute l’étendue de l’écosystème de la marque. Une annonce qui ravira les utilisateurs des caméras Sony FX6 et FX9 à partir desquelles l’enregistrement au format BRAW sera supporté via les Video Assist. Un nouveau moniteur est proposé pour la Blackmagic Pyxis 6K. Disponible en fin d’année, le Pyxis Monitor sera commercialisé à partir de 315 euros seul ou via deux kits d’accessoires. La connexion en USB-C permet la configuration de la caméra depuis le moniteur.

 

Blackmagic en action à IBC 2024 © Loïc Gagnant

L’Ursa Cine 17K 65 mm, prévue pour la fin de l’année, était présentée pour la première fois sur un salon en Europe. Équipée de montures interchangeables PL, L-PL et EF, le prix annoncé de 27 225 euros est très compétitif. La plage dynamique ultra large atteint 16 diaphs. L’Ursa Cine 12K LF est disponible à l’achat. Les capteurs de ces deux caméras sont des modèles RGBW présentant de très bonnes valeurs de rolling shutter. L’enregistrement des médias sur les Ursa Cine utilisent les nouveaux Blackmagic Media Module avec 8TB de stockage supportant les très hautes vitesses de prise de vue. Avec ces modules, les caméras présentent des fonctionnalités équivalentes au Cloud Store Mini. Ils peuvent être utilisés avec le Blackmagic Media Dock pour des transferts optimisés.

De nombreux nouveaux produits sont dédiés au ST 2110, notamment le Blackmagic 2110 IP Mini BiDirect 12G/SFP ou le SmartView 4K G3 avec entrée directe ST 2110. Associé à des enregistreurs HyperDeck et des stockages Cloud Store, le panel Replay Editor est dédié à la production « live ». Interagissant avec la page Cut du logiciel DaVinci Resolve 19, il commande la diffusion de ralentis avec flux optique intégré ou de « replay » avec des possibilités multi-angles.

 

BRAINSTORM

Brainstorm présentait, en partenariat avec les bras robotisés de XD Motion, un plateau virtuel associant un fond sur mur Led et un autre en fond vert pour un compositing en téléprésence invisibilisé. © Stephan Faudeux

Brainstorm, développeur de solutions graphiques 3D en temps réel et de studios virtuels, poursuit à l’IBC son partenariat avec XD motion, société entre autres spécialisée dans la robotique. Cette collaboration démultiplie les possibilités de production virtuelle en atteignant des niveaux de précision inégalés pour la création de contenu virtuel dans les environnements XR à base de mur Led et de fond vert.

Lors de l’IBC, Brainstorm a présenté une démonstration de production virtuelle, utilisant sa solution phare InfinitySet en combinaison avec les systèmes de XD Motion : Arcam 10, Arcam 20, et Iobot, un outil d’automatisation qui améliore l’efficacité opérationnelle et le contrôle créatif. Cette démonstration associait de manière transparente un fond vert à un écran Led pour créer un environnement de diffusion interactif, avec télétransportation des animateurs, graphiques de réalité augmentée (AR), données en contexte, et un grand écran tactile interactif que le présentateur utilise pour contrôler l’émission.

En synchronisant les deux robots Arcam, les perspectives des caméras sont identiques, ce qui permet d’intégrer des acteurs virtuels très réalistes avec des perspectives précises et des transitions transparentes. L’intégration s’appuie sur le protocole FreeD pour les données de suivi et permet de contrôler directement les systèmes Arcam depuis InfinitySet, grâce à l’API de XD Motion. InfinitySet agit comme un hub de technologies, orchestrant à la fois des caméras robotiques et virtuelles, offrant un niveau inégalé de flexibilité et de puissance de narration pour les créateurs de contenu. L’un des points forts de la présentation était la téléportation de présentateurs entre deux sites, ainsi que les systèmes avancés d’automatisation et de robotique en action.

 

BROADPEAK

Broadpeak, toujours à la pointe de l’innovation en matière d’insertion dynamique et de streaming vidéo ! © Nathalie Klimberg

Lors de l’IBC 2024, Broadpeak a présenté ses avancées en matière d’insertion publicitaire dynamique. Disponible sur la plate-forme SaaS de la société, broadpeak.io, la solution d’insertion publicitaire côté serveur de Broadpeak permet aux fournisseurs de services vidéo d’adapter le contenu aux préférences individuelles des consommateurs finaux, pour créer des expériences de streaming transparentes et personnalisées…

Conçue pour les plates-formes de streaming OTT, Click2 permet déjà aux téléspectateurs d’interagir avec les publicités pendant qu’ils regardent les services de streaming vidéo… En cliquant sur les bannières publicitaires, les téléspectateurs reçoivent une notification sur leur téléphone… Un processus d’engagement qui fonctionnent plutôt bien et qui permet aux fournisseurs de services vidéo d’augmenter la monétisation de leurs services de streaming vidéo.

Broadpeak optimise aussi la performance de la télévision adressable et l’insertion publicitaire côté serveur pour le streaming OTT grâce à sa nouvelle fonction Spot2Spot. Si la plupart des technologies de publicité ciblée se limitent au remplacement intégral des coupures publicitaires, ce qui minimise la valeur pour l’audience ciblée, avec la fonction Spot2Spot, les fournisseurs de contenu peuvent remplacer des spots spécifiques à l’intérieur de la coupure publicitaire. Cette technologie innovante est déjà utilisée par TF1.

 

CALREC

Pour célébrer dignement soixante ans d’innovation sur le marché audio, Calrec a, sur l’IBC 2024, lancé trois produits incarnant le summum de la flexibilité.

 

Conçue pour les petites et moyennes applications, la nouvelle Argo M est une console native SMPTE 2110 prête à l’emploi. © Nathalie Klimberg
  • Argo M, solution de mixage audio dans le cloud

Conçue pour les petites et moyennes applications, Argo M est une console native SMPTE 2110 prête à l’emploi qui dispose d’un traitement DSP intégré et ne nécessite pas de mise en réseau ou de synchronisation PTP pour un fonctionnement indépendant.

Construite sur la même technologie que la plate-forme Argo de Calrec, la nouvelle Argo M offre les mêmes fonctionnalités que les consoles Argo Q et Argo S dans un format compact de 24 ou 36 faders. Elle dispose également d’E/S audio analogiques et numériques et de GPIO intégrés, de trois emplacements d’E/S modulaires pour une extension ultérieure et d’un port d’E/S MADI via un SFP. Ses noyaux et surfaces peuvent être géographiquement diversifiés pour permettre une production distante et distribuée.

Elle est disponible avec 304 ou 356 voies de traitement DSP internes, tandis que les cœurs de traitement ImPulse et ImPulse1 externes peuvent étendre la capacité de traitement à 432 voies DSP et fournir une redondance supplémentaire. Argo M peut également se connecter via un cœur ImPulse avec d’autres surfaces Argo pour créer des environnements multi-consoles.

 

Le tout nouveau cœur de traitement DSP ImPulse V © NK
  • ImPulseV : logiciel de traitement DSP basé sur le cloud à la demande

Basé dans le cloud, le tout nouveau cœur de traitement DSP ImPulse V fournit un moteur de mixage audio Calrec virtualisé dans un environnement AWS. ImPulseV permet notamment à Argo M d’accéder à des packs DSP basés sur le cloud, avec un noyau de traitement DSP évolutif et sécurisé. Optimisé pour un débit à faible latence, ImPulseV offre un traitement, un contrôle, un routage et un mixage audio en temps réel et prend en charge les connexions de surface des produits Argo Q, Argo S et Argo M, ainsi que l’interface Web Calrec Assist.

Boîte à outils complète pour les productions immersives et les flux de travail Dolby Atmos, ImPulseV gère les formats stéréo, 5.1 et immersifs jusqu’à 7.1.4 avec le monitoring 9.1.6, et tout canal ou bus peut être mono, stéréo, 5.1, 5.1.4 ou 7.1.4. Avec cette solution les chaînes de TV peuvent déployer des instances de mixage audio en fonction des besoins avec un modèle de coût OpEx économique.

  • True Control 2.0, une nouvelle approche du mixage audio

Troisième innovation de Calrec, True Control 2.0 s’appuie sur la mise en œuvre de True Control RP1 de Calrec pour fournir une capacité de production à distance de deuxième génération avec une prise en charge de l’égalisation, la dynamique, du routage, des sorties directes. True Control 2.0 offre une flexibilité inégalée pour adapter les productions à distance en fonction des besoins avec la prise en charge de Type R, ImPulseV, Argo M, Argo Q et Argo S. Et pour prouver que toutes ces consoles peuvent accéder simultanément à cinq autres consoles, Calrec faisait a l’IBC la démonstration de True Control 2.0 sur plusieurs consoles avec un Argo Q contrôlant un Argo S, un Argo M à 36 faders, un Argo M à 24 faders sur un noyau ImPulseV et un Type R.

 

CANON

Optiques, caméras, appareils hybrides… Ces derniers mois ont été riches en annonces pour Canon qui présentait plusieurs produits pour la première fois sur le salon IBC !

Une approche sans concession pour la qualité !

Des nouveautés en rafale sur le Stand Canon de l’IBC. © Nathalie Klimberg

 

Dans le prolongement d’un été marqué par le lancement des Canon EOS R1, EOS R5 Mark II et EOS C400, la toute nouvelle EOS C80 incarnait l’annonce majeure du salon. Destinée à la réalisation et à la production en direct, cette nouvelle caméra Canon EOS cinéma 6K à monture RF a été développée sur la base des modèles EOS R5 C et EOS C70. L’appareil est conçu pour offrir une qualité cinématographique aux productions vidéo professionnelles mais aussi aux productions de direct grâce à sa connectivité SDI et Ethernet. Son design compact et ergonomique sont des atouts pour les productions gérées par un seul opérateur ou des équipes réduites.

Cette caméra bénéficie d’un capteur full Frame rétro éclairé empilé (Back side illumination). Avec cette technologie davantage de conducteurs peuvent être placés sur le capteur tout en générant moins d’obstruction de la lumière… Une approche qui favorise les performances de sensibilité et d’obturation !

 

Une approche sans concession pour la qualité pour le nouvel EOS C80. © Nathalie Klimberg

PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE L’EOS C80

  • Capteur 6K BSI (Backside Illuminated) plein format
  • Triple Base ISO… Disponible depuis la C400, l’innovation Canon se décline en bases ISO 800, 3 200 et 12 800 que l’utilisateur peut choisir ou utiliser en un mode automatique
  • 16 stops de plage dynamique
  • Monture RF (adaptable à EF/PL)
  • Autofocus Dual Pixel CMOS AF II
  • Enregistrement jusqu’à 6K à 30 images par seconde (i/s)
  • 12 bits Cinema RAW Light disponible
  • Formats vidéo 4:2:2 10-bit XF-AVC / XF-HEVC S disponibles
  • Stabilisation sur 5 axes
  • 2 emplacements pour cartes SD (l’utilisateur peut notamment choisir d’enregistrer en simultané un format différent de son choix sur chaque carte)
  • Connectivité : sortie 12G-SDI, timecode, et 2 connecteurs mini-XLR
  • Un plug-in Canon permettra aussi d’interfacer la C80 avec des moteurs Unreal en cas d’intégration sur un plateau de tournage XR.
  • Disponible en pré commande. Prix public constaté : 4 915 € HT
Un espace spécifique pour les caméras PTZ sur le Stand Canon. © Nathalie Klimberg

 

Cinématique et ergonomie pour l’EOS C400

Canon C400 © NK

Lancée en juin 2024, la nouvelle caméra Canon EOS Cinema haut de gamme dotée d’une monture RF bénéficie aussi d’un capteur CMOS plein format 6K rétroéclairé (BSI), d’un système autofocus AF CMOS à double pixel II et de la technologie de triple base ISO. Offrant un facteur de forme plus compact que l’EOS C500 Mark II, l’EOS C400 dispose d’une ergonomie optimisée avec un support d’écran LCD polyvalent et des poignées améliorées. Elle reconnait le signal Genlock et est équipée d’un connecteur douze broches pour les exigences des productions multi-caméras en direct. En bref, c’est une caméra idéale pour les créateurs recherchant une caméra haute performance, compacte et capable de s’adapter à une multitude de scénarios de tournage professionnels. Prix public constaté : 7 165 € HT

Appareil hybrides : performance et créativité

Les nouveaux EOS R1 et EOS R5 Mark II étaient aussi en démonstration. Ces appareils à monture RF permettent un enregistrement vidéo RAW 12 bits en interne sur carte mémoire ainsi que l’utilisation des formats d’enregistrement EOS Cinema en mode Canon Log 2 et log 3. Développé pour les photographes d’action, le Canon EOS R1 est à la pointe de la technologie en matière d’autofocus. Son capteur rétroéclairé empilé de 24,2 MP permet de capturer simultanément des photos et des vidéos grâce à la double prise de vue. Par ailleurs, l’EOS R1 pourra générer des fichiers 6K RAW jusqu’à 60p. Prix public constaté : 6 208 € HT

Quant au Canon EOS R5 Mark II, doté d’un capteur CMOS empilé rétroéclairé de 45 millions de pixels et d’un double processeur Digic Accelerator + Digic X, il peut enregistrer des vidéos 8K RAW à 60p avec une profondeur de couleur de 14 bits. Sa connectivité offre la possibilité de transférer les vidéos via wi-fi 6E, USB ou Ethernet 2,5 G Base-T et un grip batterie, optionnel, peut être ajouté. Prix public constaté : 3 959 € HT

Des objectifs pour tous les types de tournage…

Canon continue aussi activement à élargir sa gamme d’objectifs pour toutes les familles de caméras. Dans la gamme Broadcast on pouvait découvrir l’impressionnant zoom CJ27ex7.3B IASE T, qui possède la plus grande plage focale et la plus longue focale téléobjectif actuellement disponibles dans sa catégorie.  Dans la gamme Flex Zoom, on pouvait découvrir les CN-E20-50mm T2.4 L F / FP et CN-E14-35 mm T1.7 L S / SP, prêts pour les prochaines productions 8K et parfaitement adaptés à la 4K (qui peut le plus, peut le moins en général !). L’objectif CN7x17 KAS T Cine Servo, emblématique de la révolution en cours pour Canon dans le domaine des objectifs Cinema, était aussi en démonstration.

Également des optiques pour les flux de production virtuelle

Canon qui ne lâche rien dans l’univers de la production VR a complété son offre avec le RF-S 3.9 mm F3.5 STM Dual Fisheye conçu pour la création de séquences en réalité virtuelle 3D avec un angle de 144°. Cette optique vient rejoindre le RF 5.2 mm F2.8L et le RF-S 7.8 mm F4 STM Dual Fisheye.

 

CARTONI

Elisabetta Cartoni présentait le Lift-O-Twin, une colonne d’élévation automatique avec une double colonne télescopique pouvant atteindre jusqu’à 4 mètres pour les caméras PTZ. © Marc Salama

Cartoni présente deux produits majeurs lors de l’IBC : le Lift-O-Twin, une colonne d’élévation automatique avec une double colonne télescopique pouvant atteindre jusqu’à quatre mètres. Ce produit est idéal pour les caméras PTZ utilisées dans des événements comme des conférences, cours universitaires ou cérémonies religieuses. Il offre un mouvement vertical supplémentaire, contrôlable via joystick, pédale ou intégré dans la console PTZ. Ce produit se distingue par sa stabilité et son prix compétitif, variant entre 3 000 et 5 000 euros selon les options d’interfaces.

Cartoni a également introduit l’encodage sur ses têtes professionnelles avec des encodeurs haute résolution (4 000 count), en prévision de la montée de la réalité virtuelle. Cette technologie, compatible avec Disguise, entre autres, permet un positionnement précis des caméras, surpassant les systèmes traditionnels utilisant des réflecteurs infrarouges. Toutes leurs têtes sont maintenant équipées d’encodeurs, et la Vialbox permet de lire et transmettre les données de position des caméras via Ethernet ou radio.

Enfin, Cartoni présente un accessoire innovant, le Rail Clamp, un support compact et sûr permettant de fixer une tête fluide sur différentes surfaces, comme des barres ou des branches d’arbres. Conçu initialement pour un documentariste, ce produit s’adresse principalement aux professionnels travaillant dans des environnements difficiles.

 

CTM

CTM, qui intègre déjà dans ses offres les technologies les plus avancées en matière de logiciels métier en s’appuyant sur des marques leaders de l’industrie telles qu’Avid, Adobe, Blackmagic Design, Apple, Telestream, Cantemo, Embrace, a récemment lancé sa propre solution : NINA, une suite logicielle de gestion de médias intégrant des fonctionnalités et services de localisation de contenus. Cette suite est destinée à accompagner les studios et laboratoires dans les travaux de sous-titrage, doublage et localisation de leurs contenus audiovisuels pour une diffusion plus large sur les plates-formes vidéo. Elle était présentée pour la première fois à l’IBC 2024 !

 

CYANVIEW

CyanView est une entreprise belge spécialisée dans la conception d’outils de caméra shading : des contrôleurs dédiés aux ingénieurs vision en production live. Les télécommandes RCP universelles CyanView sont conçues pour offrir une gestion et un rendu colorimétrique équivalent à partir de différentes caméras depuis les mini-caméras, les caméras PTZ jusqu’au modèles de cinéma numérique. Les RCP intègrent tous les protocoles des constructeurs de caméras.

CyanView à côté des panneaux de commande Sony © Loïc Gagnant

Le stand présentait la commande de caméras Red ou Sony Venice exploitées pour les configurations multicaméras cinématiques souvent utilisées sur les événements de spectacle vivant, les concerts ou les défilés de mode. En plus des caméras, les RCP commandent les moteurs des optiques cinéma qui ne sont logiquement pas contrôlables par la caméra. Les filtres ND variables électroniquement – disponibles sur certaines caméras Sony telle que la FX6 – peuvent être manipulés par les RCP pour la gestion de l’exposition. Le RCP-J complète le modèle historique RCP avec l’ajout d’un joystick.

CyanView avec commande d’objectifs sur une caméra RED © Loïc Gagnant

Selon les caméras, les boîtiers RIO peuvent être nécessaires pour interpréter les informations du RCP, ou pour le contrôle des moteurs d’objectifs. Ils permettent également de réduire la latence lors du transfert des très nombreuses informations entre les RCP et les caméras.

Haivision a développé une application utilisée pendant les JO qui bénéficie de la technologie CyanView pour contrôler les smartphones à distance. Les données de contrôle caméras CyanView sont intégrées dans le canal data des transmissions vidéo à distance.

 

Extrait de notre dossier spécial « IBC 2024 » paru pour la première fois dans Mediakwest #59 p.20 à 66

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